Jacques Benveniste : Le vrai, le faux et la science


10 Mar 2019

(Revue Le chant de la licorne. No 26. 1989)

En principe, la recherche scientifique poursuit la vérité. Mais les pièges sont nombreux et subtils, qui parsèment la quête du savoir. Les institutions et les idées établies ne sont pas les dernières à entraver ce mouvement vers le progrès, nous rappelle cet éminent chercheur.

Distinguer le vrai du faux n’est pas un problème en science… au moins théoriquement, et ce grâce à la méthode expérimentale qui, depuis plus d’un siècle, permet la confrontation permanente des résultats de l’expérience avec l’hypothèse de départ, ce qui induit une nouvelle avancée théorique, elle-même confrontée au résultat auquel elle aura donné naissance. Cet outil a largement démontré son efficacité, d’autant que les statistiques ont permis de distinguer les signaux véritables du bruit de fond. Pour la majeure partie de la recherche, et dans les sciences de la vie particulièrement, ce système fonctionne.

Bien sûr, de nombreux résultats douteux, tentant d’étayer de fragiles hypothèses, n’ont duré que le temps de l’entrée de leur auteur à l’Académie des Sciences et se sont évanouis devant des recherches plus poussées ou rendues enfin possibles par les progrès de la technologie. Ainsi, de micro-erreurs en macro-succès, ou inversement, nous pénétrons toujours plus loin dans les profondeurs de la Nature. Tout semble donc pour le mieux dans le meilleur des mondes scientifiques.

Selon ces critères, il est possible, en toute quiétude, de définir la fausse science, ensemble de constructions fragiles faites de briques obscurantistes liées par un mortier composé en quantité égale de naïveté, d’incompétence, de mauvaise foi et d’escroqueries — scientifiques ou non. Seule surnage donc la vraie science, certes sujette aux erreurs que l’auto-évaluation permanente du système élimine comme des branches mortes, mais progressant néanmoins avec foi vers le jour radieux où la vérité émergera, nue, de son puits (de science).

Mais le système fonctionne-t-il vraiment ainsi ? Pas du tout. La question est en fait infiniment complexe, même si l’on néglige l’idée reçue, mais vraie (et même essentielle à la compréhension de l’histoire des sciences), selon laquelle notre vision de la nature n’est que partielle (n’aurait-on pas tendance à chercher la clé perdue dans une pièce sombre sous le halo de la lampe?), et partiale car déformée par le prisme de notre environnement socio-culturel: que serait notre « vérité » si nous la voyions avec l’œil de la mouche ? Mais les êtres et les choses étant ce qu’ils sont, il est important de subdiviser l’activité de recherche scientifique en sous-ensembles dépendants de l’environnement scientifique et plus généralement sociétal.

La vérité des dogmes

Les barrières

L’immense majorité des chercheurs scientifiques reste à l’abri derrière des barrières qui constituent le territoire idéologique de la science: selon les époques, ce peut être que le soleil tourne autour de la terre, que l’univers est unique et composé d’atomes, que la vitesse de la lumière est une constante, que les cellules ne communiquent que par l’intermédiaire de molécules, etc. Cette recherche, que l’on peut qualifier d’officielle, d’institutionnelle, peut être — autres frontières — divisée en quatre catégories au moins:

La « petite science », c’est-à-dire les innombrables et honorables recherches, parfois rencontre au hasard de deux pratiques: « Ceci marche; si j’ajoute cela, est-ce que ça marche aussi? Tiens! Non, mais on obtient autre chose ! » C’est ce type de recherche qu’on trouve dans 99% des revues biologiques et médicales. La vérité y est facile à énoncer puis faire accepter (deux étapes absolument distinctes dans la genèse de la vérité) et si elle se révèle ultérieurement fausse, on n’y prête guère attention.

De cette activité relativement élémentaire peut parfois surgir une découverte qui a pour l’Homme une grande importance. La ciclosporine (molécule qui a transformé le pronostic et la pratique des greffes) a été découverte presque par hasard en examinant des champignons de diverses origines. Ici encore, l’acceptation est souvent aisée, mais toute erreur est plus durement sanctionnée.

En recherche fondamentale, on retrouve également les deux catégories suivantes:

Une recherche de rencontre (Cf plus haut).

Une recherche plus systématisée, généralement à plus fort impact scientifique. C’est le cas dans les domaines de l’ADN, des antigènes leucocytaires (Système HLA, support de la reconnaissance du soi et du non-soi), de la transcriptase inverse des virus (qui permet aux virus à ARN de s’incorporer dans l’ADN cellulaire et de se reproduire). Bien qu’elles ne soient pas à l’abri d’erreurs de méthode ou d’interprétation, c’est dans ce cadre que les « vérités » sont les mieux établies et les moins discutées.

Comment effectuer ces distinctions ?

Dans la réalité, cette division est malaisée. En effet, des découvertes mineures peuvent se révéler importantes lorsqu’on devient capable de les interpréter, et inversement. Selon l’attente de ces résultats, l’homologation pourra être plus ou moins facile. Par exemple, les mêmes recherches sur le virus du chêne-liège et sur celui du SIDA n’ont pas la même valeur, et la première aura beaucoup plus de difficultés à être acceptée et surtout reconnue comme importante par la communauté scientifique. Un même résultat, par exemple 10% d’amélioration, sera beaucoup plus facilement considéré comme important donc vrai pour le traitement du cancer que pour celui du coryza. Il faut un consensus entre les chercheurs et le peuple pour qu’une découverte soit admise. Parfois, malgré l’attente impatiente du public, ça ne passe pas, ou mal, parce que les savants ne sont pas d’accord. C’est tout le débat sur les médecines parallèles ou les ésotérismes.

Néanmoins, définir ces divisions (comme on dit au football) permet de comprendre que tous les scientifiques ne jouent pas dans la même. Les exigences pour la démonstration et la confirmation (donc l’acceptation) de la vérité ne sont pas du même ordre selon que l’on étudie l’effet de l’aspirine sur le mal de tête ou la fusion froide: il n’y a pas, comme souvent, de vérité absolue en science. Bien que ce soit interdit par la loi, la valeur de l’enjeu, le poids des hypothèses influencent considérablement le réglage du filtre que traverse le fait brut pour accéder au rang de vérité scientifique. Finalement, dans ce jugement dernier, il est moins tenu compte de la vérité vraie, intrinsèque, que de l’importance de la découverte, de ses retombées sur la vie — ou la mort — des hommes. Le problème est que la perception de ces importances relatives change constamment. Qui s’intéressait à l’électricité sous Philippe Auguste, aux rétrovirus il y a dix ans ?

Naissance de la vérité

On peut aussi se demander quand et comment la vérité naît-elle. Il est exceptionnel de pouvoir attribuer une date de naissance précise à un fait scientifique. Les petites et grandes découvertes n’ont jamais lieu ponctuellement. C’est un processus continu qui s’étale sur plusieurs mois ou années. Au terme d’une lente fermentation, le biologiste acquiert un jour l’intime conviction qu’il a réuni suffisamment de résultats positifs (parmi beaucoup d’autres douteux ou négatifs), pour qu’un phénomène soit probablement vrai, et il se décide alors à le publier. Cela n’est fait, bien sûr, qu’après des contrôles permettant d’attribuer avec une quasi-certitude les résultats observés à l’influence de la variable étudiée et à elle seule. Mais jamais le chercheur ne peut contrôler tous les paramètres. Ainsi, dès qu’on prélève un échantillon de sang, des dizaines de questions peuvent être posées, des dizaines de variables sont incontrôlables. Ces incertitudes sont surtout présentes en biologie, dont l’objet d’étude, la vie, est particulièrement fluctuant. De là le débat entre existence et reproductibilité d’un phénomène, qui tend à nier l’existence de tout événement unique ou rare.

On peut remarquer que les biologistes sont plus pointilleux sur le caractère nécessairement « objectif » de leur recherche, probablement parce qu’ils savent que cette objectivité est illusoire, tandis que les physiciens peuvent se permettre l’intuition, voire le rêve. Sur dix découvertes majeures en physique, six n’ont pas été reproduites. C’est finalement sur un faisceau d’arguments que l’on forge son opinion, en son âme et conscience, qu’un fait se manifeste avec suffisamment de constance pour qu’on puisse affirmer qu’il est « vrai ». Dès lors, un scientifique (ceux qui font de la recherche et occupent une position dans l’institution le sont-ils tous ?) doit accepter totalement le nouveau fait, l’adopter, y croire, le protéger, bref, en devenir l’esclave (Michel Jouvet). Il pourra le remettre en cause si des progrès nouveaux surviennent mais s’il l’a établi de son mieux, en son âme et conscience et avec une profonde conviction, il y tient et s’y tient.

Rien de plus abominable, antiscientifique et, selon moi, méprisable que ces tâcherons de la recherche déguisés en savants, déclarant « curiosités de laboratoire » des faits authentiques, statistiquement indiscutables, parce que les faits et les hommes sont à cet instant en panne d’explications.

Un manque de nuance

Évidemment, les incertitudes n’existent pas pour des événements grossiers: tous les chercheurs s’accordent à reconnaître à un mammifère une tête, deux yeux ou un cœur battant dans la poitrine. Mais dès que l’on analyse plus finement, et surtout dès que l’on a affaire à des phénomènes se distinguant mal de leur bruit de fond, intermittents, faibles, qui sont la science limite d’aujourd’hui et l’incertain et précieux levain de la science de demain, phénomènes de plus en plus fréquents du fait de la complexité toujours croissante des questions et des outils disponibles pour y répondre, affirmer la véracité de ces phénomènes devient quasiment impossible. Cela d’autant plus que l’outil statistique, qui permet certes de grands progrès pour valider les faits, menace au premier chef ces résultats ténus qui, de plus, sont à leurs débuts le plus souvent étudiés par des techniques inadaptées.

Admettons, par exemple, que ne connaissant ni l’existence ni la cause de la grossesse, nous commencions l’étude du mode de reproduction de l’espèce humaine par l’observation de la silhouette. Il sera très difficile d’établir statistiquement l’existence de ce phénomène. Dans la rue, il ne touche que cinquante pour cent de la population et parmi eux, dames et fillettes au-delà et en-deçà d’un certain âgé sont exclues. Les modifications ne survenant guère avant le troisième ou quatrième mois, l’émergence statistique du fait observé sera réduite. Finalement, ce n’est que sur une infime partie de la population qu’on constatera un abdomen arrondi. Conclusions: la grossesse ne marche pas tout le temps et pourtant semble exister; l’observation macroscopique de l’abdomen n’est pas le meilleur moyen pour le diagnostic de grossesse. Ainsi, on ne dispose pas d’outils performants lors de la naissance d’une idée nouvelle. Le bébé fait ses premiers pas et on le chausse de chaussures de plomb. Cet exemple de la grossesse illustre également la confusion entre l’apparition d’un phénomène et sa répétition sous forme de série statistique. Les deux ne sont pas toujours liés et c’est justement les exceptions à cette règle qui sont les plus intéressantes, à condition de garder les yeux ouverts et l’esprit froid. Ainsi, dans notre exemple précédent, la question se complique encore si on cherche, sans en avoir la moindre idée, l’origine de la grossesse. Vue l’absence de relations statistiques entre cet état et le rapport sexuel, on risque de récuser cette hypothèse dès le départ.

En résumé, on peut affirmer que si l’établissement de la vérité pose peu de problèmes pour les expériences relativement routinières, ou dont le retentissement économique et/ou social est faible, s’il est facile pour les découvertes dont l’Institution perçoit rapidement l’importance, il est beaucoup plus difficile à établir pour des découvertes où le rapport signal/ bruit du phénomène est faible. Tous les faits scientifiques ne naissent pas égaux en droit…

La vérité hors des sentiers battus

Et si le soleil était le centre de notre monde ? Pourrait-il exister un univers parallèle au nôtre ? La vitesse de la lumière est variable; les continents dérivent à la surface de la Terre; l’information biologique entre molécules peut être d’ordre non moléculaire; les rayons X pénètrent les corps; les grenouilles ne naissent pas par génération spontanée…

Hors des sentiers battus, des paradigmes présent, passé ou futur, le système s’emballe et l’analyse devient difficile. C’est une situation rare à laquelle il n’est pas du tout préparé. Dès que l’on passe d’un univers paradigmatique à un autre, peu importe la force ou la constance des résultats: l’objet de la recherche et les méthodes pour y parvenir seront déclarés nuls, selon la loi de Maïer: « si les faits ne se conforment pas à la théorie, ils doivent être rejetés ». On peut citer de nombreux cas d’exclusion immédiate dus à ce processus. Semmelweis avait compris que les femmes ne mourraient plus en couches lorsque les accoucheurs se lavaient les mains: on lui rit au nez, il en devint fou. Lord Kelvin: « Les rayons X? Une supercherie! » Un académicien des sciences, anonyme: « Le phonographe d’Edison? Un tour de ventriloque! » Il avait raison: comment croire que l’on peut conserver une voix sur de la cire? La radioastronomie? « Unbelievable » pour l’Astrophysical Journal. Le chemin de fer, le plus lourd que l’air, les microbes… Impossible!

Aux frontières du possible

L’argument central de ce mécanisme séculaire est toujours le même: « ça n’est pas possible, donc ça n’existe pas ». A partir de là, de cet argument d’autorité, le débat n’est plus scientifique, il est idéo-théologique: définition non discutable d’un dogme intangible, anathème, hérésie, excommunication (exclusion des — et par les — organes de communication scientifiques), tout y est. Le procès se déroule à huis clos, selon une procédure d’exception à laquelle seuls participent les procureurs et les témoins à charge alors que l’accusé est exclu de la salle d’audience et même bâillonné. On crée également une police parallèle, ceux que Harry Collins appelle les vigilantes, scientifiques de deuxième niveau voire même saltimbanques (que je respecte, mais pas dans un laboratoire de recherche); des journalistes donnent gravement leur avis sur le fond scientifique de l’affaire; des hommes et des femmes de main examinent les faits délictueux et récitent docilement un jugement sans attendus; on change la Loi: ces résultats spéciaux nécessitent des règles spéciales (H. Metzger, Nature, n° 334, 1988, p. 375). On leur applique un droit canon de la recherche où sont exigés tous les contrôles possibles et imaginables qu’on ne demande jamais aux recherches « normales » : si ça marche en une heure, on pourra demander 3600 contrôles des temps intermédiaires, un par seconde, faute de quoi l’expérience est déclarée mal contrôlée donc nulle. « Votre eau est-elle pure ? ça n’existe pas, l’eau pure ! Donc votre eau n’est pas pure… »

La recherche ne peut vivre si on pose toutes les questions. Seules celles qui paraissent nécessaires à l’établissement d’une vérité fragile doivent être posées. (C’est particulièrement le cas en biologie, domaine éminemment variable et utilisant un « matériel » précieux, souvent unique. Si l’on impose un prototype monstrueux de l’expérience idéale, avec des cascades de contrôles contrôlant les contrôles, on tue (on a très certainement tué) toute découverte aux limites de la science — et dont dépendent ses progrès. Beaucoup de découvertes ordinaires ont déjà du mal à être; acceptées; qu’en serait-il des phénomènes à peine connus, mal maîtrisés, dont la traduction en termes de résultats ressemble à l’image brouillée d’un poste de télévision sans antenne ?

La querelle de l’ancien et du nouveau

C’est au prix d’un long effort, d’un investissement personnel important, que le chercheur peut transformer une certitude fragile en vérité. Et ce, la peur au ventre, ici et maintenant mais aussi jusqu’à la fin des temps, puisque toute découverte complète parfois, mais annule souvent l’ancienne. Dans une lente et solitaire agonie poïétique, le chercheur devrait, tant qu’il est reconnu, explorer le monde de bonne foi, être soutenu et protégé par ses pairs, et ce d’autant plus qu’il se trouve en terre inconnue. On en est loin, et c’est encore et toujours « malheur à celui par qui le scandale arrive », surtout si celui-ci fait partie du sérail, le traître, s’il en était un membre éminent. Et si tel est le traitement des élus, que dire de ceux qui aspirent à entrer dans le cercle, marqués dès l’origine du sceau de leur déviance ? Or, si le Léviathan qui nous gouverne utilise des mesures d’exception de crainte de perdre le pouvoir sur les nouvelles découvertes, il commence à se détruire. Il éclate aux yeux de tous ceux qui ne les détournent pas que son système d’évaluation des découvertes ordinaires ne fonctionne pas pour ce qui est le sang, le sens, les sens, l’essence même de la science, c’est-à-dire les bourgeons encore informes qui pointent à ses branches distales. En effet, les découvertes hétérodoxes ne menacent pas la science, elles sont seulement extrêmement rares.

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Jacques Benveniste est une des personnalités scientifiques marquantes de l’Inserm des années 1970-1980. Son domaine d’étude a concerné notamment l’immunopharmacologie fondamentale et appliquée de l’allergie et de l’inflammation.

Scientifique profondément attaché à la quête de connaissances, il mène ses recherches dans le domaine des médiateurs de l’hypersensibilité immédiate (allergie immédiate), ce qui le conduit à la mise en évidence, en 1971, du Platelet Activating Factor (PAFacether), un phospholipide d’agrégation plaquettaire, qui contracte les bronches et abaisse la pression artérielle. Avec son équipe, il purifie ce facteur, établit sa structure et montre l’existence d’inhibiteurs du PAF. L’ensemble de ses travaux lui ont conféré une renommée internationale et ont ouvert de nouvelles perspectives dans le domaine de l’allergie et de l’inflammation. L’exploration des fonctions de cette molécule a ainsi conduit à la mise au point de nouvelles stratégies anti-inflammatoires fondées sur les antagonistes du PAF.

En parallèle aux activités de recherche sur le PAF-acether, l’équipe de Jacques Benveniste s’est également intéressée aux propriétés et aux fonctions des polynucléaires basophiles, cellules impliquées dans les réactions allergiques. Lors de la stimulation par un allergène, ces cellules libèrent dans le milieu environnant le contenu de leurs granules, notamment des glycosamino-glycanes qui captent certains colorants. Sur la base de cette propriété, l’équipe de Jacques Benveniste met au point un test diagnostique de l’allergie.

Dans la seconde partie de sa carrière, Jacques Benveniste mène des recherches sur “la mémoire de l’eau”, formulant l’hypothèse qu’un anticorps placé en solution aqueuse est capable de provoquer une réaction biologique à des dilutions telles que les chances de présence d’une seule molécule de l’anticorps dans la solution sont nulles. Ces travaux, publiés initialement dans la revue Nature, vont susciter l’une des grandes controverses scientifiques du XXème siècle, la revue publiant quelque temps plus tard un rectificatif concluant que « l’hypothèse selon laquelle l’eau garderait la mémoire d’une substance qu’on y a diluée est aussi inutile que fantaisiste ».

“Ceux qui voudraient ne distinguer en Jacques Benveniste qu’un chercheur farfelu commettraient une profonde erreur. Esprit original doté d’une intelligence brillante, il a été et reste, malgré l’épisode de “la mémoire de l’eau”, un des chercheurs les plus brillants de son époque.”
Extrait d’un hommage à Jacques Benveniste, Jean-Michel Mencia Huerta, 2004