Betty : Les quatre étapes pour libérer une émotion


10 Jun 2019

Betty nous dit que tout enseignement spirituel authentique est basé sur deux faits : 1- Le personnage que nous croyons être est une illusion 2- N’est vivant que l’instant présent.

Elle a essayé – depuis son basculement en 2008 – de partager ce vécu avec les personnes qui venaient l’écouter ou la consulter.

Voyant la difficulté que nous avons à saisir expérimentalement les deux faits précédents et constatons que les émotions, enfouies en nous depuis notre enfance, sont à l’origine de cette difficulté, elle propose une approche fraîche à ce sujet qu’elle détaille dans ses ateliers et consultations privées. En voici un assez bref résumé.

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1. Réaliser qu’on se raconte une histoire, en prendre conscience (la petite voix).

Lorsque l’on émet un jugement, soit sur soi-même, soit sur l’autre, soit sur la situation. Croire l’histoire qu’on se raconte ou croire le jugement que l’on pose est la porte d’entrée pour s’identifier au personnage que l’on croit être.

La petite voix dans la tête propose des scénarios pour fuir l’émotion. Comme le déclenchement de la petite voix est inconscient, il est important d’être vigilant, de se prendre sur le vif et d’en devenir conscient. Tu peux écouter la petite voix sans adhérer à ce qu’elle dit, sans la croire… C’est le regard impersonnel.

Tu laisses la ou les petites voix s’exprimer sans intervenir (ça permet au mental réactif de perdre de l’intensité). Tu les observes avec indifférence du coin de l’œil comme si elles ne t’appartenaient pas…juste en être conscient.

2. Revenir à soi.

Mettre son attention dans l’espace impersonnel qui nous habite, cet espace totalement hors de notre contrôle: mon corps respire, mes yeux voient, mon cœur bat, mes bras conduisent la voiture, mes jambes marchent, l’air entre dans mes narines qui inspirent et expirent…. Trouve un endroit de non-contrôle et simplement le ressentir, le vivre. Ex.: la respiration sans en changer le rythme, juste en être conscient – le corps respire sans toi.

Garde ton attention et trouve cet endroit de non-contrôle. Laisse passer le tsunami!

3. Laisser l’émotion s’exprimer s’il y a lieu.

L’émotion est de nature énergétique, c’est un mouvement invisible. Quand l’émotion se présente (tristesse, peine, humiliation, injustice, etc.), reste en contact avec. C’est-à-dire: vis-la sans la fuir, car lorsque tu auras touché à l’intensité première de cette émotion, elle perdra son impact originel. Laisse l’émotion te pénétrer, elle ne va pas te bouffer!!! La souffrance est passagère.

Pour qu’une émotion termine sa route, il faut la sincérité… et souvent l’humilité de reconnaître ses points faibles ou ses blessures. Reste en contact, honnêtement, le plus longtemps possible avec le ressenti de l’émotion.

Et pour terminer, surveille ton attention qui est conditionnée:

  • à s’intéresser aux scénarios proposés par la (les) petite(s) voix,

  • à discuter,

  • à se sauver,

  • à ne pas se laisser souffrir consciemment,

  • à espérer la sécurité et surtout à émettre un JUGEMENT.

C’est un indice majeur qu’il y a identification au personnage que l’on croit être.

La petite voix nourrit le mécanisme d’identification au personnage. Elle veut simplement offrir une zone de confort, un faux apaisement en te coupant de l’émotion. La résultante est que l’émotion ne peut pas terminer sa route. L’hygiène émotionnelle, c’est de permettre à l’émotion de se déployer pleinement, du début à la fin. Mais souvent, l’inconfort est si grand que la petite voix embarque et arrête le mouvement de l’émotion qui ne peut terminer sa route.

Alors, soit tu restes en contact avec l’émotion et tu la vis pleinement, soit l’intensité est trop forte et la petite voix embarque pour te faire quitter l’émotion.

4. Laisser les voix s’exprimer

Laisse les voix s’exprimer, car elles te maintiennent dans ta prison mentale. En croyant les voix, tu ne vis pas fraîchement; tu t’identifies au personnage que tu crois être.