Christine Hardy : A la recherche d’une définition énergétique et unitaire de la pensée


06 Jan 2012

(Revue 3e Millénaire. No 6 ancienne série. Janvier-Février 1983)

Christine Hardy est Dr es sciences humaines et ethnologue. Son blog en anglais : http://chris-h-hardy-dna-of-the-gods.blogspot.fr/. Dernier livre publié en Français : La Prédiction de Jung : La métamorphose de la Terre. Dervy, 2012. En anglais : DNA of the Gods: The Anunnaki Creation of Eve and the Alien Battle for Humanity, Bear & Co., USA & Canada, mars 2014. À Lire aussi son interview dans le numéro 104 de 3e Millénaire.

Qu’est-ce que la pensée ? Nous est-elle propre ou provient-elle d’un réservoir universel dans lequel chacun puise ce qu’il peut ? Puisqu’il y a interaction entre les êtres, y a-t-il interaction entre les pensées ? A quel niveau de conscience ? Les neurologues qui cherchent le plus souvent à des niveaux élémentaires de conscience ne peuvent apporter de réponse. Ici Christine Hardy dresse un panorama moins rationnel de la pensée ; elle voit plusieurs niveaux où celle-ci peut s’exprimer. Si la science officielle ne reconnaît pas encore toutes ces possibilités, il n’est pas interdit de les évoquer et d’en tenir compte dans notre recherche.

La pensée a été jusqu’à présent décrite dans la psychologie comme une fonction cérébrale ayant deux caractéristiques essentielles : tout d’abord elle est spécifiquement humaine, en ce sens que seul un cerveau humain peut montrer une activité mentale, et deuxièmement, elle est individuelle et autonome, c’est-à-dire qu’on la conçoit comme un système fermé.

Les découvertes très sophistiquées en neurologie ne nous ont renseigné en rien sur la nature de la pensée, son fonctionnement essentiel et ses propriétés. Nous avons seulement découvert certaines chaînes de transmission d’une partie de l’information ; au niveau biologique : influx nerveux, code génétique, échanges biochimiques, et au niveau relationnel : langage, organes des sens.

Ainsi la pensée reste la grande énigme, et pourtant elle est notre réalité la plus évidente et la plus journalière.

J’aimerais montrer que nos deux assomptions de base sont fausses : que tout d’abord la pensée est une énergie universelle (ce que nous développerons dans cet article), et deuxièmement qu’elle est un système ouvert (sujet qui sera étudié dans un deuxième article).

Dans la théorie classique, le cerveau, à un certain stade de complexité, générerait en vase clos, et cette évolution particulière ne se trouverait que chez l’homme.

Cette assomption a rencontré pourtant de nombreuses contradictions dans les études sur le comportement des animaux. Nous avons dû finalement parler du « langage » des abeilles 1) et de « l’intelligence » des dauphins 2) et des animaux domestiques, sans pour autant oser utiliser le terme de « pensée » pour la simple raison que l’unité fondamentale du processus de pensée nous restait voilé et que ce fait nous empêchait de corréler précisément les diverses formes d’expression de la « pensée ». En ce qui concerne cette théorie classique, le niveau de complexité est certainement une composante essentielle de la capacité mentale de l’homme, et elle a d’ailleurs été très clairement mise en relief par la neurologie. Une notion qui par contre n’a été ni étudiée ni remise en question est le préjugé du vase clos. Selon ce préjugé chaque cerveau a un fonctionnement autonome : chaque individu, selon ses capacités génétiques et son apprentissage, crée ses pensées en lui-même, pour lui-même. Il peut, bien sûr, décider de communiquer ses pensées à ses semblables, que ce soit par la parole, l’écriture ou toute symbolique artistique ; mais en aucun cas le fait qu’il soit en train de penser et la nature de ses pensées ne sont envisagés comme ayant un effet quelconque sur les autres ou sur son environnement. Même en considérant l’individu lui-même, on n’imagine aucun effet de sa pensée sur le fonctionnement de son corps.

L’idée Jungienne d’inconscient collectif préfigurait déjà une dimension collective et même universelle de la pensée, mais, si nous entrevoyons facilement des racines communes à l’inconscient collectif, si nous reconnaissons aisément la concordance des archétypes exprimés par les mythes des diverses cultures, cela ne signifie pas encore que nous concevions une interrelation vivante et permanente, donc actuelle, entre les inconscients des individus.

La pensée en tant qu’énergie

Il semble pourtant que cette interrelation dynamique existe non seulement entre les inconscients des êtres, mais aussi entre leurs mentaux. Cela nous mène à une vision radicalement différente de la pensée, celle-ci n’étant plus une manifestation locale et autonome de l’évolution, mais une énergie universelle, bien que différenciée, qui est manifestée localement par les cerveaux capables de la capter.

Les interrelations prenant place entre les différents cerveaux qui captent cette même énergie sont ainsi faciles à concevoir puisqu’ils puisent à une source unique et commune. Et si nous entrevoyons que tout le vivant manifeste localement cette même énergie, alors nous pouvons parler pour les autres règnes qui ne possèdent pas de cerveaux, de « capteurs différenciés » qui ont cette même fonction de réception. Le « penseur » humain ne perd cependant ni son individualité ni sa très grande créativité dans cette vision, bien au contraire, et c’est là qu’intervient la notion de « complexité », car plus un cerveau sera complexe et individualisé et plus grande sera sa potentialité de création et d’expression et aussi, bien sûr, plus grande sera la gamme des énergies captées.

Essayons d’approcher plus précisément cette théorie énergétique.

La physique nous dévoile que « tout est énergie », cependant toute énergie est en soi une information ; donc tout échange d’énergie équivaut à un échange d’information.

Si nous concevons toutes les situations dans lesquelles deux êtres peuvent échanger de l’énergie, nous obtiendrons tous les contacts humains possibles, que ce soit par le toucher (poignée de mains, bousculades, amour, lutte), ou par la vue, l’odorat et l’ouïe (silhouette, face à face, cri, etc.) ainsi que toutes les relations humaines imaginables (gamme des sentiments). Les perceptions des sens et les sentiments sont ainsi analysés comme des échanges précis d’informations.

De même tout échange d’énergie entre un être et son environnement (alimentation, respiration, mouvement et action) est un échange d’information avec ce même environnement. La nourriture et l’air ambiant prennent en conséquence une importance nouvelle si nous comprenons qu’en plus des éléments nutritifs et de l’oxygène, nous absorbons l’information que ces atomes transportent.

Ainsi l’échange d’information devient une propriété caractéristique de tous les êtres vivants et même de ce que nous nommons la matière inerte, puisqu’il n’est rien qui ne soit sans mouvement et sans échange d’énergie avec l’environnement. Bien sûr, il ne peut qu’en être ainsi puisque nous voyons déjà, au niveau de la constitution de la matière, des échanges d’énergie (et donc d’information) considérables entre particules.

Maintenant, si nous analysons la fonction inverse : Tout échange d’information équivaut à un échange d’énergie, elle se révèle encore plus riche de surprises car alors l’échange de paroles et de pensées sous-tend forcément un quelconque transfert d’énergie. Au niveau de la parole, on peut concevoir aisément que le son soit un transfert d’énergie notable (bien qu’insuffisant) : Mais si nous envisageons une transmission de pensée à distance, nous pouvons nous demander qu’est-ce qui va véhiculer l’énergie, à moins de considérer la pensée comme une énergie en soi.

Par ailleurs, si l’on admet que la pensée contient une quantité particulièrement élevée d’informations hautement spécifiques, déjà nous devons la considérer en tant qu’énergie, et nous devons concevoir que cette énergie possède une extrême potentialité d’action.

C’est précisément cette potentialité d’action de l’énergie-pensée (la pensée en tant qu’énergie), qui peut rendre compte de phénomènes tels que la télékinésie ou l’efficacité bien connue des pensées sur le processus de guérison, que ce soit dans la volonté d’un sujet à guérir ou dans l’action d’un guérisseur utilisant son énergie-pensée dans une part certainement aussi grande que son magnétisme personnel.

L’hypothèse de différents reflets d’un être sur différents plans

Dans l’hypothèse nouvellement formulée par la physique des particules, d’un hyperespace à 24 dimensions, notre espace à 3 dimensions devient une projection de cet hyperespace. De la même façon, notre monde tridimensionnel est une projection locale de la pensée. Il est d’ailleurs probable, lorsque la science aura réussi à définir le champ unitaire, que ce champ dont toute particule est une manifestation locale coïncidera avec notre concept actuel de pensée.

Maintenant allons plus loin : nous pouvons concevoir un nombre plus vaste de projections si nous considérons chaque projection possible dans chaque espace à 3, 4, 5, n dimensions (ceci fait toujours partie de la théorie de l’hyperespace), et un nombre infini de projections si nous imaginons que cet hyperespace à 24 dimensions est lui-même une projection d’espaces à (24 + 1, 2, 3, n dimensions).

Prenons cette hypothèse et essayons de définir ce qu’elle signifie dans la réalité psychique et mentale. Nous obtenons : Toute particule ou tout être existe simultanément sur plusieurs plans, ayant un reflet dans chacun des espaces ou plans.

Sol Paul Sirag, physicien des particules, fait une analogie entre l’espace à 24 dimensions et sa projection tridimensionnelle, et le mythe de la caverne de Platon. Mais il faudrait concevoir l’élargissement de ce mythe à l’infini : la conscience aperçue par l’ombre étant elle-même une ombre pour une conscience plus vaste, etc.

Dans cette optique où tout être existe simultanément sur différents plans ou dans différents espaces, il est évident que le concept de « matière » doit être défini comme étant l’espace à n dimensions (ou les espaces de n à n + … dimensions). Le psychisme et la pensée seront définis de même.

Mais cela révèle que ces termes ne sont que des conventions puisqu’ils se réfèrent à des variations d’état d’une même réalité. De la même manière, il faut concevoir qu’une particule de matière (ou une planète) existe simultanément sur le plan psychique et le plan mental, pour ne citer que ceux-là. Cela n’est pas contradictoire à la direction actuelle de la physique qui commence à envisager sérieusement la possibilité d’un psychisme des particules.

Cette analogie entre le concept d’espaces en physique et celui de plans dans l’ésotérisme semble justifiée par plus d’une coïncidence, comme nous le verrons. Cependant, pour une question de méthodologie, il est préférable d’utiliser, lorsque nous parlons de l’être humain, les termes de plans ou états de l’énergie, plutôt que ceux d’espaces ou de dimensions, tant qu’on ne peut pas les corréler avec précision en posant par exemple que la pensée est un espace à tant de dimensions. Nous verrons ce problème plus en détail en conclusion.

Une particularité de cette hypothèse est qu’il est alors possible d’envisager une action de la pensée sur un objet inerte (télékinésie) en ce sens que la pensée peut agir directement (ou véhiculer l’information) sur le plan correspondant de l’objet en question.

Cette hypothèse des reflets est par ailleurs corroborée par la découverte faite par Jung de consciences autonomes et séparées dans l’être humain, chaque conscience ayant sa propre banque de mémoires, son corpus de connaissances et son symbolisme particulier.

Chaque reflet s’exprime donc non seulement par un état énergétique, mais aussi par un corpus d’informations et une conscience autonome. Cependant, ces différentes consciences sont en perpétuelle interaction et échangent sans cesse des informations. Par exemple un organe (ou un groupe de cellules) peut transmettre au cerveau l’information de son manque de tel élément nutritif. Si le cerveau ne peut trouver ailleurs dans le corps cet élément, il est probable que cette information va être véhiculée au psychisme qui émettra l’envie d’absorber cette nourriture, et l’individu l’achètera alors précisément.

Dans la théorie physique, l’espace à 5 dimensions contient forcément l’information de l’espace à 4 dimensions, puisqu’il possède lui aussi ces 4 dimensions. De la même façon, une conscience plus vaste englobe nécessairement les consciences plus restreintes. Ainsi les lois d’un espace à n dimensions deviennent des particularités d’un espace à (n + … dimensions.) Par exemple, les lois de l’espace à 2 dimensions (géométrie euclidienne), deviennent des particularités de l’espace à 3 dimensions (géométrie dans l’espace). Il est très intéressant de constater qu’en ajoutant sans cesse de nouvelles dimensions à l’espace perceptible au premier abord (l’espace plat), la science procède à créer le modèle d’une réalité de plus en plus homogène et synthétique ; (cette direction est reconnaissable dans la recherche du champ unitaire et dans la théorie des systèmes par exemple). Le mot exact serait « englobante », car chaque nouvelle dimension « englobe » les précédentes.

Au niveau de l’être, le plan de la pensée englobe nécessairement les plans physique et psychique. Ainsi les sentiments et les sensations deviennent des particularités du fonctionnement synthétique de la pensée ; et en effet, si nous convertissons ces expériences subjectives en termes d’énergies d’échange, alors nous nous apercevons que dans ces différents états énergétiques (qui sont précisément la pensée, les sentiments, les sensations) les lois d’échange de l’énergie peuvent être les mêmes.

Le conscient comme accès à un nombre déterminé d’états énergétiques

Si nous essayons d’analyser plus à fond ce qui se passe au niveau de l’être humain, nous pouvons schématiser l’individu par une suite infinie de reflets dans différents plans ou états de l’énergie.

Si nous posons la convention que le corps physique est le reflet 1, le psychisme (ou corps astral dans l’ésotérisme) le reflet 2, un premier niveau du mental le reflet 3, un deuxième niveau du mental (ou âme) le reflet 4 etc.), nous obtenons donc d’après ce modèle une suite de consciences relativement autonomes. (Dessin n° 1).

En traits pleins : le conscient de l’homme

En traits pointillés : ses autres reflets non intégrés

L’être humain a normalement accès à l’information de 3 de ses consciences (corps, psychisme, mental). Nous pouvons donc dire que le conscient « moyen » de l’homme contient les informations des reflets 1, 2 et 3. Ses autres consciences, dont l’information ne vient pas à son conscient, formeraient donc la vastitude de ce que nous pourrions appeler son supraconscient.

Pour préciser quelques termes, selon ce modèle, le subconscient freudien est une zone non perçue du reflet 2, tout comme de nombreuses fonctions inconscientes et réflexes du corps forment une zone non perçue du reflet 1. Chaque reflet a sa correspondance énergétique dans le collectif, dont une frange est consciente et une autre est inconsciente (dessin n° 2). Ceci nous amène à poser l’existence d’un psychisme collectif inconscient, d’un mental collectif inconscient et d’une « âme collective » inconsciente, catégories que le concept d’inconscient collectif chez Jung englobe parfaitement et nous pouvons d’ailleurs constater qu’il possède dans son œuvre les propriétés de ces trois plans. Pour prendre un exemple : les archétypes de l’inconscient collectif, dont Jung avait précisément perçu le potentiel énergétique (Carl Jung. Énergétique psychique), sont des informations de la conscience 4 qui nous parviennent sous forme de symboles. Le symbole possède en effet plus de dimensions que notre mental rationnel (logique duelle). C’est une forme de langage qui exprime une pensée synthétique et on peut dire qu’il a plusieurs reflets sur plusieurs plans, ce qui est rendu évident par le fait qu’il possède plusieurs niveaux d’interprétation. Cette forme de langage multidimensionnelle montre avec évidence l’unité sous-jacente aux différents plans de conscience et particulièrement l’unité fondamentale entre l’esprit et la matière puisqu’une forme sur le plan physique révèle une qualité particulière de l’esprit.

Prenons un homme dont le conscient possède l’information des consciences 1, 2, 3, mais qui, dans des états privilégiés (rêves, amour, sentiment artistique, etc.), a accès à sa conscience 4. Un autre homme peut par exemple avoir totalement accès à l’information de sa conscience 4, et dans des états privilégiés contacter sa conscience 5 ; ainsi, pour un tel être, le conscient contient les reflets 1, 2, 3, 4. Les autres reflets existent et ont leur existence autonome, indépendamment de ce qui existe dans le « conscient » de l’entité.

On peut dire ainsi que plus un homme est évolué, plus il a accès à différents niveaux de conscience. Cependant, c’est toujours la conscience sur un plan immédiatement inférieur qui doit développer la volonté de contacter la conscience qui l’englobe. En d’autres termes, c’est la conscience 3 (par exemple), qui doit développer en soi les idées et les récepteurs appropriés pour recevoir l’information de la conscience 4. Si le récepteur n’est pas développé ou si le mental n’est pas assez subtil, les informations inconscientes provenant de la conscience 4 ne peuvent arriver au conscient car le propre système de réalité du conscient va créer un barrage pour préserver son autonomie et son intégrité. En effet, si nous imaginions une information de la conscience 12 entrant directement, sans modification, dans notre conscient 3 (ce qui est évidemment impossible car l’énergie propre du plan 3 va modifier l’énergie provenant du plan 12), cela aurait pour effet de remettre totalement en question les croyances et la réalité de la conscience 3, car celle-ci n’aurait aucun moyen d’intégrer cette information dans son système de références.

Relativité des concepts de physique/mental et matière/esprit

Une des déductions intéressantes de ce modèle est de dévoiler la grande relativité des concepts tels que « le physique », « la matière », « le mental ».

En effet, si notre corps physique est un reflet sur un plan particulier, ce reflet est donc par définition constitué de la même matière que ce plan, de la même façon qu’une projection dans un espace à 4 dimensions possède par définition 4 dimensions. Le reflet est donc dans le même état énergétique que le plan dans lequel il s’exprime. Or le concept d’état énergétique fait intervenir une notion de fréquence. Ainsi, nous pouvons dire que non seulement notre corps physique est constitué d’une énergie de même nature que le plan physique dans lequel il s’exprime, mais aussi qu’il est sur une bande de fréquences contenue dans le spectre de fréquences de cet état particulier de l’énergie.

Ceci étant posé, si nous analysons ce qui se passe lorsque notre main touche un objet, nous pouvons dire que c’est précisément parce qu’il s’agit de la même bande de fréquences que nous avons un effet de répulsion (ou de préservation de l’identité) qui empêche notre main de passer à travers l’objet. Dans chaque spectre de fréquences ou dans chaque état particulier de l’énergie, cet effet particulier prend place, ce qui préserve l’autonomie et l’individualité des entités (êtres ou objets) de ce plan. C’est ce qui permet par exemple au corps astral de passer à travers les objets du plan physique, mais par contre de ne pas passer au travers des entités et des objets du plan astral. Ainsi sur chaque plan, ou dans chaque état particulier de l’énergie cet « effet-matière » prend place, ce qui rend ce plan parfaitement cohérent. On peut donc dire que les consciences individualisées habitant un plan particulier ont la même relation « matérielle » possible avec leur environnement que nos corps dans notre plan physique : ils peuvent s’asseoir sur une chaise constituée d’une énergie similaire ou proche de la leur et peupler une planète qui est dans le même état énergétique qu’eux. Cependant chaque état énergétique a ses lois propres qui déterminent des propriétés particulières. Par exemple : ils pourront créer la chaise instantanément ou se transporter eux-mêmes à distance.

Ainsi, une déduction étonnante de ce modèle est que les entités, bien qu’ayant toujours- une infinité de reflets, n’ont pas leurs conscients sur les mêmes « bandes » énergétiques. On peut poser comme convention que le plan le plus bas de manifestation d’une entité s’appelle son corps physique. Nous pouvons ainsi imaginer sans difficultés une entité dont le corps physique correspondrait à l’état énergétique de notre « âme ». Le reflet 4 d’une telle entité (son « âme ») serait donc sur un plan de conscience inimaginable pour nous, de même ce que nous appellerions son « mental » ferait ainsi référence à un état énergétique tout à fait différent de notre mental. (Dessin ci-dessous).

Les traits pleins représentent le « conscient » de l’être

Les pointillés ses autres reflets ou consciences non intégrées

CONCLUSION

Ainsi nous avons vu que tous les êtres vivants et la matière elle-même sont en « échange d’information » constant non seulement à l’intérieur d’eux-mêmes (niveaux atomique et physiologique) mais aussi avec leur environnement. Ce concept très large d’échanges d’informations inclut donc les interactions à tous les niveaux de chaque entité, puisque nous avons vu que toute entité existait simultanément dans plusieurs états énergétiques.

Dans cette optique, la pensée devient une fonction d’échange particulière mais cela révèle la nature universelle du processus d’échange dans son sens le plus large.

Nous avons développé aussi l’hypothèse que les êtres sont des manifestations locales de l’énergie universelle incluant plusieurs états distincts de cette énergie. Mais les êtres sont plus que cela en ce sens que cette manifestation locale a le pouvoir de transmuter cette énergie universelle, c’est-à-dire de transformer son information.

Ainsi le cœur du processus de création (manifesté à différents stades par tout le vivant et la matière) est révélé dans cette interaction avec toutes les formes ou états de cette énergie universelle. Nous pouvons ajouter que plus l’état de l’énergie est complexe et plus le potentiel d’action de cette énergie est grand. Par exemple, la création possible à partir de l’énergie mentale est, chez l’homme, beaucoup plus puissante que son potentiel de création et de transformation du monde physique.

Le vivant dans son entier se présente alors comme un « tissu d’interrelations » (Fritjof Capra, Le Tao de la Physique. Ed. Tchou) qui est en soi un potentiel de transformation. Dans ce modèle, la pensée n’est donc plus limitée à son expression (parole, idées, écriture…), mais est un aspect du processus universel de CAPTER-TRANSFORMER-EMETTRE, la pensée étant un des états particuliers dans lequel ce processus énergétique s’exprime.