Rob Urie : Pourquoi l’IA ne pense pas, ne peut pas raisonner, n’est pas intelligente et n’atteindra jamais la conscience

La plupart de ceux qui n’ont pas conçu ni codé de modèles de « séquencement » ont du mal à comprendre ce concept. Ces modèles sont des instructions indiquant comment un modèle « pense ». Question : comment un modèle « pense-t-il » alors qu’il ne fait que suivre des instructions ? Réponse : il ne pense pas. Il ne fait que suivre des instructions. Ce qui ressemble à du raisonnement pour les utilisateurs de l’IA, c’est le raisonnement codé dans le modèle par des programmeurs humains. Cela semble être du raisonnement parce que les instructions qu’il suit ont été élaborées par un raisonnement humain. Ce sont simplement des instructions écrites qui sont exécutées. Rien de plus.

Krishnamurti : La place du savoir, dialogue avec des lycéens américains

Si vous allez à l’école, au collège, à l’université, là vous acquérez beaucoup de connaissances. Vous les emmagasinez dans le cerveau : les mathématiques, la biologie, la biochimie, peu importe, parce que vous devez obtenir un emploi. Vous devez gagner votre vie. Cela est nécessaire. Et vous transportez ce même concept, cette même procédure, dans la compréhension d’un domaine extraordinairement vaste et immense qu’est la vie. C’est le même processus ; ce qui veut dire que vous allez apprendre de quelqu’un ; de l’Église, du prêtre, du guru, du psychologue, etc. Vous êtes toujours dépendants.

David E. Lloyd : « L’âme supraconductrice » : Unifier l’esprit, la matière et l’architecture de la réalité

David Lloyd aborde les correspondances et les isomorphismes fascinants entre les lois physiques — telles que l’électromagnétisme et la gravité — et le flux phénoménal de la pensée. Il y voit plus qu’une simple analogie poétique, mais un indice pointant vers la nature mentale et la structure de la réalité.

David Bohm : Conversations: 1- Le soi, la société et la proprioception

Le mot proprioception comporte deux parties. « Proprio » signifie « soi » en latin et « ception » est comme perception. Cela signifie donc perception de soi. C’est un terme technique utilisé par ceux qui parlent du corps, de la physiologie, pour décrire le fait que le corps connaît immédiatement son propre être, son propre mouvement ; il peut donc percevoir immédiatement son mouvement sans réfléchir et le distinguer des mouvements qui proviennent de l’extérieur. C’est nécessaire à la survie. Or, l’esprit ne semble pas en être doté. Ainsi, nous pouvons penser à quelque chose et soudainement ressentir une sensation viscérale, mais nous ne voyons pas que c’est la pensée qui a produit cette sensation viscérale…

Paul Sempé : Le cas d’U.G. ou l’évolution revisitée

Le fait qu’il y ait une pensée ne signifie pas qu’il existe un penseur avant la pensée. C’est l’inverse : le penseur est produit par la pensée, et, comme il veut survivre, il comble l’intervalle entre deux pensées par une autre pensée, et tout le mécanisme vous donne l’illusion qu’il existe une entité continue qui pense des pensées, et vous appelez cela “moi”

Simon Robinson : La Totalité authentique I-III

La pensée dynamique part d’une compréhension différente du tout. Le tout n’est ni un agrégat ni une structure qui domine ses parties. C’est l’unité qui se rend présente à travers elles. C’est la cohérence qui devient visible lorsque nous pénétrons plus profondément dans ce qui semble séparé. Le tout, en ce sens, n’est pas une chose. C’est une unité active qui se manifeste à mesure que nous pénétrons plus profondément dans ce que nous cherchons à comprendre.

R.P. Kaushik : Méditations et discussions de groupe

Ce penseur, qui est très intelligent, qui veut méditer et se débarrasser des pensées, ne peut pas réussir. La méditation est la fin du penseur, et non l’effort du penseur. Ainsi, dès que le penseur réalise la futilité de son effort, il disparaît. Le penseur n’est rien d’autre que le conflit créé par la pensée, le conflit entre deux pensées, deux souvenirs. Dès que le penseur disparaît, la pensée elle-même entre dans une dimension différente. Alors, s’il vous plaît, ne condamnez pas la pensée à tous les niveaux.

Krishnamurti : Le sens de la mort

Ainsi, l’esprit évite la mort parce qu’il ne sait pas ce qui va se passer ; en gros, il dit : « Je connais la vie ». Aussi pénible, aussi douloureuse, aussi agréable, aussi angoissante, aussi destructrice soit-elle, c’est tout ce que je connais et je m’y accroche. Je ne connais pas l’autre. Je peux spéculer, inventer, rationaliser, avoir des croyances merveilleuses à ce sujet, mais le fait est que je m’accroche à ce que je connais. Ainsi, l’esprit recherche toujours la sécurité dans les relations, dans quelque chose de permanent. L’esprit l’exige toujours, et cette sécurité se trouve dans le domaine du connu, le connu étant le savoir, l’expérience, la mémoire.

Paul Pujol : De la pensée, de la mémoire et du cerveau

Que devient la mémoire, quand la pensée est absente ? Quand «?l’observateur est un avec ce qu’il observe?», quand la distance psychologique n’existe plus que fait la mémoire ? Quel est le lien, le rapport entre la pensée, la mémoire et le cerveau ? On le voit le sujet n’est pas simple et demande une grande intensité dans l’observation des mécanismes de la perception.