Chandan Priyadarshi : Essai 5 : La condition de toute preuve

Une résolution cohérente — que cet essai présente comme une conception métaphysique plutôt que comme une déduction empirique — s’appuie sur le concept d’involution de Sri Aurobindo. La conscience n’est pas absente de la réalité physique préréflexive. Elle y est dissimulée, opérant en dessous du seuil de la conscience réflexive. La matière n’est pas dépourvue de conscience. Elle peut être mieux comprise comme la conscience dans sa forme la plus occultée — ce que la tradition désigne par jada, l’inertie, qui n’est pas la négation de la conscience, mais sa compression extrême.

Iain McGilchrist & Ruth Kastner : Physique quantique, taoïsme et hémisphères

Les travaux d’Iain McGilchrist présentent la thèse selon laquelle les deux hémisphères du cerveau ont des modes d’interaction avec le monde radicalement différents, et que leurs perceptions et fonctions respectives doivent être correctement intégrées pour permettre une avancée viable. Cette intégration adéquate nécessite de redonner à l’hémisphère droit sa place légitime de « maître ». J’évoque un parallèle avec cette idée dans les « mondes » dichotomiques de la physique quantique et de la physique classique. De plus, j’aborde la pertinence de la philosophie du processus de Whitehead, ainsi que les concepts taoïstes du Yin et du Yang, en accordant une attention particulière à l’importance et à la primauté du Yin sous-jacent au niveau quantique en tant que « Maître ».

Nathan Gardels : L’existentialisme quantique

En tant que « cocréateurs du tissu de la réalité », le monde à venir n’est pas prédéterminé, mais façonné par les choix que nous faisons. Pourtant, ces choix doivent être faits en l’absence d’une connaissance complète du monde, dans l’incertitude d’un avenir indéterminé et inconnaissable. Leur véritable signification n’émergera qu’après coup. Il en va de même de la réalité quantique : nous ne savons pas à l’avance quelle réalité émergera de la pluralité des influences relationnelles qui convergent pour constituer l’instant suivant.

Mike Levin : Bref argument sur l’espace platonicien : les motifs à agentivité-variable qui in-forment la physique, la biologie, l’informatique et les sciences cognitives

Cela fait un peu plus de 40 ans que je réfléchis à l’insuffisance du physicalisme et à ses implications scientifiques et personnelles. Mais je n’ai commencé à en parler publiquement qu’en 2025, car je ne voyais pas l’intérêt d’aller encombrer les rayons de philosophie et de New Age : les idées pertinentes sont anciennes, et de nombreuses personnes bien plus intelligentes que moi se sont déjà exprimées dans ce sens sans pour autant faire bouger les lignes du paradigme dominant. Ce qui a changé aujourd’hui, cependant, c’est que ces idées sont devenues plus concrètement recevables. Elles ne sont pas seulement « testables », mais capables de générer de nouveaux programmes de recherche.

David Bohm : Plénitude, Intemporalité et Déploiement du Sens

Lorsque nous pensons aux lois naturelles, l’une des premières choses à dire est que le mot « loi » est très mal choisi, car il donne l’impression que quelqu’un aurait légiféré sur la façon dont les choses sont. Les gens croyaient autrefois qu’elles étaient édictées par Dieu, mais la plupart des scientifiques ne le croient plus aujourd’hui ; alors, quelle est selon eux la source de cette législation ? Dans la philosophie grecque antique, on ne parlait pas de lois, mais d’un ordre régulier qui apparaît dans la nature. Cet ordre régulier, s’il était nécessaire, aurait la même signification que notre mot « loi ».

Federico Faggin : Un parcours des ordinateurs à la conscience

Aujourd’hui, je peux affirmer qu’avec ma nouvelle théorie, le Tao dit exactement la même chose que la physique quantique. Le Tao commence par affirmer que le Tao que vous pouvez décrire n’est pas le Tao éternel. Je paraphrase, mais c’est l’essence même du premier verset. En d’autres termes, les sentiments que vous éprouvez, la réalité intérieure que vous vivez, une fois que vous les traduisez en symboles, ce n’est plus l’expérience, c’est déjà une réduction. Dans la nouvelle théorie, l’état quantique qui représente les qualia ne peut être connu qu’à partir de l’intérieur du système. Le champ qui se trouve dans cet état ne peut être connu que de l’intérieur. Lorsqu’il est traduit en symboles, vous réduisez considérablement ce que vous pouvez dire de ce que vous savez de l’intérieur…

John Horgan : La fin de la physique ?

HOBOKEN, 20 NOVEMBRE 2025. Igor Pikovski, un physicien du Stevens Institute of Technology, m’a récemment demandé de parler à son département de mes décennies de reportage sur la physique. Voici, plus ou moins, ce que j’ai dit dans mon exposé, que j’ai intitulé « La fin de la physique ? » – John Horgan Lorsque je […]

Faut-il tout repenser ? Par Alethea Black

Nous savons, grâce aux sciences cognitives et aux neurosciences, que le cerveau n’est pas un observateur passif, comme une lentille de caméra. Le cerveau compose activement ce que nous percevons. Pourtant, nous persistons, dans toutes nos entreprises – de la tentative de guérir le cancer à la conception d’une théorie unifiée – à fonctionner à partir d’une perspective matérialiste. Peut-être cela doit-il changer.

Zack Savitsky : La perspective radicale de Carlo Rovelli sur la réalité

Nous devons renoncer à l’idée qu’il existe des choses matérielles que nous décrivons depuis l’extérieur. La meilleure façon de conceptualiser la réalité à la lumière de la science moderne est en termes d’informations relatives que les éléments de la nature possèdent les uns sur les autres. Nous ne pouvons que dire comment le monde apparaît depuis notre perspective limitée et biaisée. C’est très radical, car on ne peut plus dire : « Voici la liste des choses dans le monde, et voici ce qu’elles sont ». Nous devons vivre avec cette absence de description totale de la réalité.