Mot cle : Reich
Nature mon amour par Roland de Miller
C’est dans la mesure où les individus prennent conscience de leur intériorité, en eux-mêmes, qu’ils seront conduits à comprendre les richesses naturelles autour d’eux. L’absence du monde végétal et naturel peut parfois en activer le désir et l’intériorisation. (Les artistes citadins connaissent parfois cette sublimation solitaire). Jusque dans les prisons, le souvenir de la fleur ou les espaces vierges a un pouvoir de référence et de rédemption. Ce qu’il y a de plus important, c’est la communion de l’homme avec sa propre nature profonde. Il est probable que les paysages naturels seront sauvés in extremis non pour eux-mêmes mais pour les hommes, leur santé menacée, ou plus rarement, pour leur unité intérieure, retrouvée.
Les voies de la connaissance cosmique par Gérard Méchoulam
Trop d’idées préconçues ont conditionné nos civilisations sur le problème de la spiritualité, que l’on a malheureusement assimilé au dogme religieux, avec ses cultes et ses élites. Si la science actuelle tend à imposer une nouvelle forme de culte, avec ses institutions, ses groupes de recherches et ses immenses pouvoirs, nous ne pouvons que nous interroger devant un tel phénomène qui, s’il utilise les données les plus subtiles de la spiritualité, oublie que l’amour, la générosité, et le cÅ“ur sont des vecteurs indispensables et déterminants de la Connaissance. Sous prétexte de connaître toujours plus, l’intellect devient aride, expérimente et conduit l’homme sur des sentiers aussi impitoyables que ceux de la manipulation génétique, de la vivisection, de l’expérimentation militaire ou de l’armement bactériologique.






