James Corbett
Sous les roues : Comment Bill Gates a est tombé en disgrâce auprès des mondialistes

L’agenda climatique se poursuivra. L’agenda de l’IA continuera à un rythme soutenu. L’agenda des OGM ne s’arrêtera pas. L’agenda de la géo-ingénierie survivra et prospérera. L’agenda vaccinal, celui sur l’identité numérique et celui des monnaies numériques ne s’effondreront pas parce que Gates n’est plus une figure publique respectée. Bien au contraire. Tous ces agendas mondialistes se porteront très bien sans Gates aux commandes, et les milliardaires mondialistes ne manqueront pas de se porter volontaires pour les financer et les mener à bien.

Ah, comme une décennie peut tout changer.

En 2016, l’image publique de Bill Gates était encore auréolée de la sainteté que lui assurait l’énorme budget de relations publiques de la Fondation Bill & Melinda Gates.

Il a reçu la Médaille présidentielle de la liberté des mains du président Obama pour son action philanthropique dans les domaines de la médecine, des sciences et de l’éducation.

Sur Internet, on le surnommait « Good Guy Gates (le gentil Gates) », donnant naissance à un mème populaire vantant les vertus d’un milliardaire qui distribuait généreusement ses milliards pour le bien de l’humanité.

Il fit même des apparitions dans des dessins animés grand public pour enfants, où ses partenaires de dessin animé étaient tellement fascinés par la présence de ce « super-héros » de la vie réelle qu’ils pouvaient à peine formuler une phrase en sa présence.

Mais le parcours improbable qui mena William Henry Gates III du statut d’informaticien passionné à celui de milliardaire à la voix nasillarde, puis de monopoliste honni des systèmes d’exploitation à philanthrope adulé, atteignit sans doute son apogée en 2019, lorsqu’un sondage YouGov désigna Bill Gates comme la « personne la plus admirée au monde ».

Saint Bill avait sans aucun doute atteint son apothéose.

Mais dix ans plus tard, si l’on parle encore de Bill Gates, c’est surtout pour publier de nouvelles informations sur son implication dans l’affaire Epstein ou pour diffuser d’autres photos plus effrayantes de Gates issues des dossiers Epstein :

Même le Wall Street Journal publie des articles à sensation sur Gates et ses méfaits.

Alors, que s’est-il passé ?

Eh bien, d’une part, le site « Who Is Bill Gates ? » est arrivé pour donner à Saint Bill une tarte bien méritée en pleine figure. Et, à la fin de la « scamdemie (ou plandémie) », même les plus fervents admirateurs de Bill en avaient assez de le voir défiler chaque soir dans les journaux télévisés pour nous expliquer que nos vies ne reviendraient jamais à la normale.

Aussi importantes que fussent ces fissures dans la façade Gates, il se passe manifestement ici quelque chose d’encore plus important. Quand l’un des principaux représentants de l’agenda mondialiste — le visage public de l’agenda de la géo-ingénierie, de l’agenda vaccinal, de l’agenda de l’identité numérique, de l’agenda de la monnaie numérique, de l’agenda de la viande de laboratoire et de l’agenda de l’IA — devient persona non grata au sein de la haute société mondialiste, on sait qu’une opération majeure de l’État profond est en cours.

Est-il possible que Bill Gates soit sacrifié par ses compagnons de route ? Et, si tel est le cas, qu’est-ce que cela signifie pour le programme mondialiste dans son ensemble ?

Voyons cela de plus près.

Le monde (re)découvre l’influence néfaste de Gates

En début de semaine, RealClearInvestigations a publié « Viral Influencer : How Bill Gates’ Billions Shape US Medical Research », un rapport approfondi visant à mettre en lumière « l’influence néfaste sur la politique gouvernementale de santé » exercée par Bill Gates et sa fondation éponyme.

Le rapport s’appuie sur « une mine de documents provenant de lanceurs d’alerte fédéraux » fournis par une source au sein du National Institutes of Health (NIH) qui démontre comment Gates a utilisé ses milliards « pour orienter la stratégie sanitaire du pays de manière à servir ses propres priorités et causes favorites, tout en se forgeant une image de bienfaiteur mondial bienveillant ».

Le rapport documente comment :

    • les investissements de la Fondation Gates — tels que sa participation de 40 millions de dollars dans CureVac et son investissement de 55 millions de dollars dans BioNTech, tous deux fabricants de vaccins contre la COVID — « brouillent les frontières entre la recherche du profit et la mission de la fondation consistant à développer et à fournir des vaccins dans le monde entier » ;

    • Gates a contourné le « pare-feu » censé séparer les dons extérieurs et les programmes du NIH en utilisant le conseil scientifique de la Fondation Gates pour « superviser et sélectionner les projets [du NIH] à financer » grâce à sa subvention de 200 millions de dollars ;

    • le NIH « a commencé à organiser des ateliers Gates-NIH, finissant par synchroniser les programmes de recherche fédéraux avec ceux de Gates, afin d’inclure la coordination des subventions et des politiques scientifiques dans 10 programmes du NIH » ; et

    • lorsque Gates lui-même a pris la parole lors d’un de ces ateliers, le NIH se plia en quatre pour lui, lui fournissant une escorte policière, un itinéraire d’arrivée minuté et une réception de gala en présence de célébrités dans un château historique en pierre du Maryland, dans une démonstration de déférence envers le pouvoir qui, comme l’ont noté plus tard les enquêteurs gouvernementaux, « est normalement réservée au président, à la première dame ou aux dignitaires d’État en visite ».

Le rapport explique ensuite les motivations du lanceur d’alerte du NIH pour avoir mis en lumière le rôle de Gates dans l’influence exercée sur les programmes et les décisions de financement du NIH.

« Bill Gates, avec le NIH et le Wellcome Trust, formait ce cartel », a déclaré à RCI ce lanceur d’alerte, un ancien responsable du NIH qui souhaita garder l’anonymat. « Il s’agit d’un mouvement mondialiste. Et je pense que le public n’en a pas conscience ».

Si tout cela ne vous surprend pas outre mesure, c’est probablement que vous avez suivi attentivement « Who Is Bill Gates ? », ce documentaire approfondi de deux heures dans lequel je documente minutieusement l’influence démesurée de Gates sur le gouvernement, les médias et le domaine de la santé publique mondiale en général. Comme vous vous en souvenez peut-être, la première partie de ce documentaire, intitulée « Comment Bill Gates monopolisa la santé publique », s’attarde principalement sur la manière dont Gates a utilisé sa fortune pour influencer des responsables clés chargés de la réponse du gouvernement américain à la COVID, des responsables tels qu’Anthony Fauci.

Au-delà de leurs fréquentes collaborations et coopérations passées, Fauci entretient des liens directs avec les projets et les financements de Gates. En 2010, il fut nommé au Conseil de direction du projet « Decade of Vaccines » fondé par Gates pour mettre en œuvre un Plan d’action mondial pour les vaccins — un projet auquel Gates s’est engagé à verser 10 milliards de dollars. Et en octobre de l’année dernière [2019], alors que la pandémie actuelle commençait, la Fondation Gates annonça une contribution de 100 millions de dollars à l’Institut national de la santé pour soutenir, entre autres programmes, les recherches sur le VIH menées par l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses de Fauci.

Alors, si ce type d’informations est connu et documenté depuis des années, pourquoi les lanceurs d’alerte se manifestent-ils seulement maintenant ?

Pourquoi le « Giving Pledge » — la campagne lancée par Gates pour encourager les milliardaires à donner plus de la moitié de leur fortune à des causes philanthropiques — est-il en train de s’effondrer, alors que de plus en plus de milliardaires désavouent ouvertement ce projet lié à Gates ?

Pourquoi même Warren Buffett, l’un des partenaires les plus anciens et les plus connus de Gates dans le monde philanthropique, déclare-t-il à CNN qu’il ne parle même plus à Bill ?

En d’autres termes, pourquoi la haute société mondialiste qui traitait autrefois Gates comme un roi s’empresse-t-elle aujourd’hui de prendre ses distances avec ce milliardaire mondialiste pur et dur ?

Le tournant Epstein

La réponse n’est pas difficile à trouver. Et elle n’est pas difficile à formuler. En fait, toutes ces questions peuvent trouver une réponse en un seul mot : Epstein.

Cela saute suffisamment aux yeux lorsqu’on constate que toutes les références à Gates dans la presse ces dernières années ont mentionné sa relation avec Epstein et les divers détails sordides de ses aventures extraconjugales qui ont été révélés à la suite de l’enquête sur Epstein.

C’est encore plus évident quand on lit « Bill Gates a passé des années à se forger une image. Aujourd’hui, elle s’effrite », un article de 3 500 mots qui explore en profondeur la sombre réalité qui se cache derrière le personnage soigneusement élaboré et testé par les relations publiques du « gentil Gates ».

Publié à la fin du mois dernier par le Wall Street Journal, l’article explique comment l’équipe dévouée de Gates a minutieusement façonné son image publique — en l’habillant de « pantalons de coupe classique et de pulls à col en V, de chemises boutonnées [et] de pantalons », soigneusement choisis pour faire passer ce milliardaire antipathique pour « calme et accessible, à l’image de Mister Rogers ». Il décrit également l’ampleur des efforts déployés par son équipe de communication pour suivre l’opinion publique concernant le monopoliste de Microsoft :

Deux équipes de sondage distinctes — au sein de la Fondation Gates et de son bureau privé, Gates Ventures — suivent de près depuis des années les opinions sur Gates, notamment en matière de popularité, de fiabilité et d’inspiration. Une analyse médiatique préparée pour la Fondation Gates a révélé une augmentation de plus de 40 % des « récits médiatiques critiques » concernant Gates et la fondation depuis la publication des dossiers Epstein jusqu’en février, selon des documents internes examinés par le Wall Street Journal.

Le rapport montre ensuite à quel point la cote de popularité de Gates a chuté. Il détaille un voyage désastreux effectué plus tôt cette année en Inde, où il fut ignoré par des dirigeants mondiaux et retiré de la liste des conférenciers principaux d’une conférence sur l’IA :

Gates était logé à l’Oberoi, un hôtel de New Delhi, connu pour son escalier symétrique et une sculpture intitulée « L’Arbre de vie » dans son hall. Il attendait qu’on lui indique s’il devait assister à un dîner réunissant le Premier ministre indien Narendra Modi, le président français Emmanuel Macron ainsi que des chefs d’entreprise et des responsables gouvernementaux, ont indiqué des représentants officiels. Les participants faisaient partie du sommet sur l’IA.

Gates n’a finalement pas assisté au dîner. Vyas reçut plus tard un message du gouvernement indien qu’il serait préférable que Gates ne participe pas au sommet, car l’actualité brûlante autour d’Epstein détournerait l’attention de l’IA. Le gouvernement indien a laissé à Gates et à son équipe le soin de communiquer ce changement.

Peut-être pour éviter un embarras similaire, le voyage prévu par Gates en Afrique du Sud cette année fut purement et simplement annulé.

En réalité, Gates n’est même pas à l’abri des critiques concernant ses relations sordides avec Epstein au sein de sa propre organisation. Chris Levesque, PDG de TerraPower, la société d’énergie nucléaire de Gates, fut contraint de convoquer une réunion d’urgence avec l’ensemble du personnel en mars dernier pour répondre aux inquiétudes des employés concernant l’une des femmes avec lesquelles Gates avait reconnu avoir entretenu une liaison — une « physicienne nucléaire russe que j’ai rencontrée dans le cadre de mes activités professionnelles », comme l’a décrite Gates — qui avait été employée chez TerraPower.

Selon sa page LinkedIn, elle travailla chez TerraPower de 2010 à 2012, et son nom figurait même dans le système interne de TerraPower. Elle avait fait l’objet d’un article de magazine en 2011 sur son travail chez TerraPower, incluant une séance photo avec Gates et le vice-président de TerraPower, Nathan Myhrvold, un confident de longue date de Gates.

Un cadre de TerraPower expliqua par la suite à certains employés qui avaient fait part de leurs inquiétudes que cette femme avait en réalité été employée par la société mère de TerraPower. Pour certains employés, cette explication n’était qu’un écran de fumée, un détail technique destiné à protéger l’image de marque de Gates.

Et, comme l’a rapporté James Evan Pilato dans la dernière édition de New World Next Week, la situation de Gates est devenue encore plus embarrassante la semaine dernière lorsqu’il a été révélé que Melanie Walker — une autre employée de Gates avec laquelle il avait entretenu une liaison — était également une proche et ancienne confidente de Jeffrey Epstein. Selon des informations récentes, Walker aurait même demandé conseil à Epstein lorsqu’elle envisageait de mettre fin à sa relation sexuelle avec Gates. Le conseil d’Epstein ? « Tout ce que tu as à dire, c’est que tu dois savoir que j’ai tout raconté à Jeffrey — absolument tout ».

Comme le fait remarquer à juste titre Sayer Ji — l’un des rares journalistes indépendants à avoir suivi l’affaire Gates à travers tous les rebondissements de ces derniers mois — dans son récent article intitulé « The End of “Only Good Press for Bill », l’image de « Gates le gentil » soigneusement cultivée par Gates a été irrémédiablement brisée par les dossiers Epstein.

Fin 2025, la commission de surveillance de la Chambre des représentants assigna la succession de Jeffrey Epstein à comparaître. En janvier 2026, le ministère de la Justice — agissant en vertu de la loi sur la transparence des dossiers Epstein — publia environ 3,5 millions de pages de documents, d’e-mails, de registres de vol et d’images. Aucun de ces documents n’est passé par un éditeur financé par Gates. Aucun ne put être adouci par une relation de financement. Pour la première fois en quinze ans, l’histoire la plus marquante concernant Bill Gates était écrite par une branche du gouvernement qu’il ne finance pas.

En effet, comme l’ont remarqué ceux qui suivent de près les dossiers Epstein, la dernière série de documents révéla davantage d’informations sur la relation entre Epstein et Gates. Les aspects les plus croustillants de cette histoire — comme, par exemple, le brouillon d’e-mail non envoyé rédigé par Epstein, dans lequel il affirmait que Bill avait contracté une MST (maladie sexuellement transmissible) auprès de « filles russes » et avait discrètement tenté d’administrer des antibiotiques à Melinda — ont naturellement retenu l’essentiel de l’attention. Mais, comme Sayer Ji l’a lui-même documenté de manière exhaustive, les dossiers ont également révélé l’axe JPMorgan/Gates/Epstein pour la création d’une architecture de préparation à la pandémie de plusieurs milliards de dollars qui fut concrétisée pendant la COVID.

Quelle que soit la couverture médiatique de Gates que vous ayez suivie, une chose est certaine : l’opinion publique sur le « gentil Gates » a sans aucun doute changé. Il est inconcevable que Gates soit à nouveau traité avec l’adulation sans réserve dont il bénéficiait de la part de la presse traditionnelle au début de cette « scamdemie ».

Alors, qu’est-ce que cela signifie ? Gates a-t-il été sacrifié ?

Et maintenant ?

Comme vous le savez désormais, Gates a comparu sous serment devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants en début de semaine pour répondre à des questions sur son implication avec Epstein. Cependant, si ce témoignage vise à déterminer si la réputation de Gates a été irrémédiablement ternie par les dossiers Epstein, il semble que le jury n’ait pas encore rendu son verdict.

Le témoignage lui-même n’a pas été enregistré, nous ne disposons donc que des comptes rendus de ce témoignage fournis par les différents membres de la commission et, bien sûr, par Gates lui-même.

Comme le font remarquer Jimmy Dore et Garland Nixon dans leur analyse de la situation, la journée a commencé par une manœuvre de relations publiques habile — et sans doute longuement préparée — de la part de Gates, visant à recadrer sa comparution devant la commission. « Je suis heureux d’être ici de mon plein gré pour témoigner et aider la commission dans son travail », a déclaré Gates aux journalistes avant d’entrer dans la salle d’audience.

Cette déclaration détourne habilement la perception publique de sa comparution devant la commission : au lieu d’être perçu comme un complice coupable d’Epstein traîné devant la commission pour répondre à des questions sur son implication auprès du tristement célèbre organisateur d’un réseau d’exploitation sexuelle de mineurs, il apparaît comme un citoyen concerné et soucieux de « contribuer » volontairement à aider la commission à rendre justice aux victimes d’Epstein. (Cependant, comme Nixon le fait remarquer à juste titre dans sa conversation avec Dore, étant donné que la commission est là pour étouffer la vérité sur Epstein, il ne mentait pas lorsqu’il déclarait être là pour les aider à faire leur travail.)

Le témoignage a débuté par quelques remarques préparées que Gates a eu la gentillesse de publier sur son site web « GatesNotes » et qui abordent tous les points attendus :

D’emblée, je tiens à affirmer très clairement : je n’ai jamais été témoin ni n’ai eu la moindre indication qu’Epstein se livrait à des activités criminelles. Je ne me suis jamais rendu sur son île, dans son ranch ou dans sa maison en Floride. Je n’ai jamais fait de mal à qui que ce soit. Même s’il a peut-être cherché à nouer une relation personnelle, cela ne m’a jamais intéressé et je n’y ai jamais répondu favorablement.

Il demanda ensuite aux membres de la commission de croire que lui, Bill Gates — l’un des « hommes les plus riches du monde » et quelqu’un qui disposait sans aucun doute des relations nécessaires pour entrer en contact avec presque n’importe qui —, souhaitait nouer des liens avec Epstein parce que ce dernier pouvait l’aider à entrer en contact avec des donateurs désireux de s’engager en faveur de la santé publique. (Et si vous croyez à ça, j’ai un vaccin à ARNm à vous vendre !)

Après sa déclaration préparée, Gates répondit aux questions. Les récits concernant sa réaction à cet interrogatoire divergent considérablement. Selon le républicain du Tennessee Tim Burchett, les échanges furent « intenses ». Le démocrate de l’Illinois Raja Krishnamoorthi ajoute que Gates fut « combatif » et « peu enclin à faire preuve de franchise ou de transparence ». Le démocrate californien Robert Garcia, quant à lui, soutient que, même si Gates s’est opposé à certaines questions, il a finalement « répondu aux questions ».

Il fut combatif. Il fut coopératif. Il fut intense. Il fut coopératif. Qui peut le dire ? Certainement pas le public, bien sûr, car nous ne pourrons jamais voir par nous-mêmes ce qui s’est exactement passé derrière les portes closes de cette salle d’audience.

Une chose, en revanche, peut être affirmée avec certitude : quelle que soit la conclusion de la commission concernant les liens entre Gates et Epstein, Gates ne jouira plus jamais de la réputation publique de « gentil Gates » dont il bénéficiait il y a dix ans. Oui, il n’aura presque certainement pas à répondre pénalement de ses liens avec Epstein ni de son rôle dans la « scamdemie », mais son nom sera à jamais terni aux yeux du public et il ne jouera plus jamais le même rôle d’autorité incontestée dans le monde du philanthro-capitalisme.

Ce n’est peut-être pas la justice qu’il mérite amplement, mais la chute de Gates n’en est pas moins significative. Le fait qu’une personnalité de son envergure et de ses références mondialistes puisse devenir persona non grata auprès des mêmes valets du mondialisme et des habitués de Davos, dont il avait autrefois les faveurs est une leçon précieuse sur la nature de la hiérarchie mondialiste.

L’agenda climatique se poursuivra. L’agenda de l’IA continuera à un rythme soutenu. L’agenda des OGM ne s’arrêtera pas. L’agenda de la géo-ingénierie survivra et prospérera. L’agenda vaccinal, celui sur l’identité numérique et celui des monnaies numériques ne s’effondreront pas parce que Gates n’est plus une figure publique respectée. Bien au contraire. Tous ces agendas mondialistes se porteront très bien sans Gates aux commandes, et les milliardaires mondialistes ne manqueront pas de se porter volontaires pour les financer et les mener à bien.

S’il y a une leçon à tirer du fait que Gates puisse être aussi facilement jeté sous les roues par ses compagnons de route, c’est que nous ne sommes pas opposés à des individus particuliers. Nous sommes confrontés à une idéologie. Nous sommes confrontés à une bande de sociopathes et d’eugénistes unis par la conviction qu’ils sont les gardiens naturels de l’humanité et que les ressources de la planète — tant économiques qu’humaines — leur appartiennent de droit, à eux et à leurs semblables. Tant que cette idéologie persiste, peu importera qu’un individu soit en grâce ou non auprès du public.

Maintenant que la position de Gates en tant que pivot de l’agenda mondialiste est menacée, qui peut douter qu’il y aura mille autres prétendants au rôle de maîtres de l’humanité rivaliseront pour prendre sa place dans la hiérarchie mondialiste ?

On ne peut qu’espérer que ces tyrans en herbe observeraient avec quelle désinvolture les mondialistes jettent l’un des leurs sous les roues et comprendront qu’eux aussi seront abandonnés par ces mêmes mondialistes dès qu’il sera opportun de le faire.

Et peut-être que le grand public prendra enfin conscience qu’il a été berné pendant des années par la campagne de relations publiques généreusement financée d’un milliardaire et commencera à se demander quels autres « héros » publics corrompus ont été, de la même manière, mis en avant par l’establishment mondialiste.

Texte original publié le 14 juin 2026 : https://corbettreport.substack.com/p/under-the-bus-how-bill-gates-fell