Jeunesse-vieillesse : opposition ou complémentarité par Gabriel Monod-Herzen

Il n’y a pas d’opposition de jeunesse vieillesse, mais des étapes successives dans une continuité. Le résultat de cette attitude donne conscience de l’unité formée par les êtres. Chaque être a sa petite courbe d’évolution et si on doit vivre avec quelqu’un, la seule chose à faire, c’est précisément de mettre en harmonie constante, jour après jour l’évolution de chacun des deux, de ne plus jamais dire : « toi et moi », mais « nous », qu’il s’agisse d’un conjoint ou d’un ami, parce que « nous », c’est tous les êtres. Nous sommes une petite partie de la nature et cette unité doit être sentie, vécue, en tant qu’obligation et possibilité.

Comment ne pas vieillir par Douglas Harding

L’autre jour, l’un de mes amis rendit visite à une pensionnaire d’un home pour personnes âgées. La vieille dame n’était pas sénile, mais elle avait presque entièrement perdu la vue et l’ouïe. Il lui était impossible de lire ou de regarder la télévision, et les gens lui parlaient peu: la communication était trop difficile. Apparemment, elle avait mené une vie active normale et s’était attachée à remplir de façon honorable et modeste les tâches familiales et domestiques. En tous cas, maintenant c’en était fini. Plus d’action, plus de défis à relever, pas de buts, pas de plaisirs, aucun centre d’intérêt. Mais étaient-ce seulement ses handicaps physiques qui l’avaient menée là? De toute façon, quelles raisons de vivre avait-elle encore? Elle ne demandait pas mieux, disait-elle, que l’aventure prenne fin.