La pensée est une arme à double tranchant par Robert Powell

Traduction libre Je suis quelque peu confus dans la mesure où il semble y avoir une contradiction entre l’affirmation de Krishnamurti selon laquelle la pensée ne peut jamais conduire à la libération et les mots de Ramana Maharshi selon lesquels la pensée peut être utilisée effectivement pour tuer l’esprit. Paradoxalement, compris correctement, il y a […]

« Je ne m’en vais pas. Où pourrais-je aller ? » par Robert Powell

(Traduction libre) Sri Ramana Maharshi, juste avant sa mort, alors que les fidèles pleuraient son départ imminent, les a rassurés avec l’affirmation ci-dessus. Que signifient ces mots immortels ? Nous avons l’idée qu’à la mort, nous allons quelque part, nous quittons cette terre, ce monde. Il est nécessaire et, je pense, très fructueux d’enquêter de […]

L’Iris & le Lotus par Henri Hartung

(Extrait de L’Iris et le Lotus 1985) L’Iris Symbole du lien entre la terre et le ciel, entre les hommes et les dieux, cette fleur revêtue d’un voile aux couleurs de l’arc-en-ciel, représente le travail effectué sur soi-même pour retrouver dans l’existence journalière ce qui fait que toute personne est une image de Dieu. La […]

La vraie religion ? par G. V. Kulkarni

(Revue Être. No 3. 1992) Extrait de « The mountain path », avril 1980. Mon père était très attaché à la religion. Il avait coutume d’adorer les images de Dieu et vouait un amour tout particulier à Çiva, qu’il adora en fait toute sa vie. Chaque jour il lisait Guru Charita de Saraswati Gandahar et […]

Si la conscience ne choisit pas, qui donc est conscient ? par Robert Powell

Maharshi nous exhorte constamment à poursuivre l’enquête « Qui suis-je? », « À qui cela arrive-t-il ? », et ainsi de suite, non parce qu’un tel « Qui » existe, mais parce qu’au cours de cette même recherche nous découvrirons son irréalité et que cette découverte mettra fin à la prévalence de l’ego. Puisque l’observateur en tant qu’entité psychologique n’est rien d’autre qu’un flux de pensées activées et maintenues par le désir, on voit déjà qu’un examen de ce qui arrive à cette entité en poursuivant la recherche du « Qui suis-je ? » doit être essentiellement la même chose que le processus de connaissance du soi dans une prise de conscience sans choix. Les deux enseignements ont comme commun dénominateur l’injonction suivante : « Trouvez d’abord qui est l’observateur, et tout s’ensuivra naturellement. »

Joyaux de la Bhagavad-Gîtâ: 42 versets choisis par Ramana Maharshi

Il est rapporté dans la biographie du Maharshi qu’un de ses fidè­les se plaignit qu’il soit difficile de garder présents à l’esprit les 1400 vers de la Bhagavad-Gîtâ. Un seul d’entre eux ne suffisait-il pas à en exprimer la quintessence ? Le Maharshi mentionna « Je suis le Soi, qui habite dans le cœur de tout être ». Puis, il choisit 42 versets que les Œuvres complètes citent dans l’ordre qu’il spécifia. Nous les traduisons ci-dessous à partir du sanskrit en indiquant leur numérotation par chapitre et verset.

Ramana Maharshi, la réalisation de soi et son accessibilité par Douglas E. Harding

Sans arrêt, en lisant les écrits des Sages, on rencontre ces deux messages: la Réalisation de soi est ce qu’il y a de plus simple au monde et de plus difficile! La Libération est la récompense d’un travail long, constant et assidu — et en même temps, il en va tout autrement: elle est absolument naturelle, toujours présente, sans requérir d’effort! Mon identité véritable s’impose à moi maintenant, avec une lumineuse évidence, en toute simplicité. Il suffit que j’ose inverser l’orientation habituelle de mon attention et que j’examine le lieu que j’occupe; et (ajoutent-ils) cette vision n’est accessible qu’aux rares personnes qui en sont capables!

L’angoisse et la foi dans les upanishads par Jacques Londe

Ceci rend compte, déjà, d’un aspect de notre situation dans le monde, où nous voyons que tout ce qui peut être tourné vers l’amour correspond à un sens de la plénitude, et où l’être qui est « en face », devient, dans l’amour, identique à soi-même. L’union réalise la plénitude qui est l’essence du premier homme, du « c’est moi ». C’est un retour, mais un retour qui sera condamné à l’avance, puisque cette plénitude est appelée à être brisée à nouveau, par le fait même que la vie n’est pas fixée, figée. Celui qui aura connu une succession d’états de plénitude provisoire sous toutes les formes que l’on voudra concevoir, s’il admet que ces états sont suivis de déchirement lorsque cette plénitude n’est plus atteinte, celui-là aura sur la vie, une vue synoptique. Elle lui montrera que l’homme dans le monde est nécessairement recouvert par une tension d’angoisse.

Ramana Maharshi par Henri Hartung

Un jeune hindou, d’une très modeste famille, vivant à l’extrême sud de son immense pays. Fin du dix-neuvième siècle. Naissance en 1879. Aucune formation particulière autre que celle dispensée par les professeurs de l’école locale. Dix-sept ans. Une expérience fulgurante suscitée par la crainte de la mort. Un appel intérieur : se rendre sur le mont sacré d’Arunachala. Un quart de siècle de silence dans les grottes naturelles de cette montagne. Puis, une durée un peu plus prolongée au milieu de quelques modestes maisons situées à ses pieds. Mort physique juste au milieu du vingtième siècle. Quelques très rares récits. Aucune connaissance des langues étrangères, à part quelques rudiments d’anglais. Aucune étude particulière sur les grandes Traditions orientales. Encore moins, si je puis ainsi écrire, sur les religions lointaines, comme le christianisme. Jamais une initiative « publicitaire » afin de se faire connaître. D’ailleurs, connaître Qui? et pourquoi? Existence vide du moindre événement extérieur, retirée de la société dans une région retirée du monde, sans la moindre « activité », la plus petite « création » de quoi que ce soit.