Roland Rech : Zen et vie quotidienne


25 Apr 2019

Si vous désirez vraiment réaliser ce qu’est le zen, ne vous contentez pas de lire cet article. Prenez plutôt un coussin de 20 à 30 cm d’épaisseur, placez-le à un mètre du mur de votre chambre et asseyez-vous dessus en vous tournant face au mur. Croisez les jambes devant vous de façon que vos genoux pressent le sol, le mieux étant de placer le pied droit sur la cuisse gauche, le pied gauche étant ramené contre le coussin. Vous pouvez aussi placer le pied gauche sur la cuisse droite. Mettez ensuite votre main gauche sur votre main droite, paumes tournées vers le haut, les pouces horizontaux se touchent en formant avec les index un bel ovale. Le tranchant des mains est placé contre le bas ventre. À partir de là, redressez la colonne vertébrale et tendez la nuque comme si vous vouliez pousser le ciel avec la tête. Rentrez le menton. Le nez doit être à la verticale du nombril, les oreilles à la verticale des épaules, et votre regard est posé à un mètre devant vous sur le sol. Dans cette posture respirez calmement par le nez en vous concentrant sur l’expiration, qui doit être lente, profonde, imperceptible. À la fin de l’expiration, inspirez rapidement sans rester poumons vides, puis expirez de nouveau.

Restez ainsi calmement assis, sans penser à rien de spécial. Contentez-vous d’observer votre posture et de la corriger, d’observer votre respiration en détendant bien le plexus solaire et en allongeant progressivement l’expiration. Ne cherchez pas à faire le vide dans votre esprit, n’entretenez aucune pensée consciente, observez simplement ce qui apparaît et disparaît d’instant en instant. Ne soyez dérangé par rien. Laissez passer vos pensées et soyez aussi immobile qu’une montagne.

La pratique que vous venez d’expérimenter c’est zazen. Maître Deshimaru qui l’introduisit en Europe en 1967 ne cessa d’enseigner pendant quinze ans que le zen c’est seulement zazen. Il ne fit jamais une conférence sans montrer longuement la posture et inviter les auditeurs à pratiquer. Beaucoup l’ont suivi, et pratiquent quotidiennement zazen. Bien que cette pratique vienne d’Orient, elle n’a rien d’exotique. Zazen vise directement le cœur de l’homme. Lorsque l’on fait zazen, il n’y a ni notion d’Orient, ni d’Occident, ni d’intérieur, ni d’extérieur. Il y a seulement un corps et un esprit assis en zazen.

À l’heure actuelle, beaucoup de gens vivent comme des fantômes flottant à la dérive, à la surface de l’existence. Pratiquer zazen, c’est retrouver ses véritables racines, pénétrer la réalité de notre vie. C’est comme rentrer à la maison après avoir erré longtemps sur des terres étrangères. Celui qui pratique zazen devient intime avec lui-même, intime avec les autres pratiquants, intime avec tout l’Univers. Intime, c’est-à-dire sans séparation, sans opposition ; intime, c’est-à-dire comme « l’eau et le poisson, le ciel et l’oiseau » ; intime, c’est comme une mère avec son enfant.

Parfois, quand on dit que le zen se confond avec le zazen, certains sont déçus. Ils disent, c’est seulement ça ? Oui. C’est comme un voleur entrant dans une pièce vide. Il n’y a rien à voler. Le réaliser est une véritable révolution intérieure. On peut abandonner cet esprit de profit qui nous pousse à courir sans cesse d’un objet à l’autre. Le zazen n’est pas une forme d’ascétisme. Mais il faut se demander finalement : quel est le vrai bonheur de notre vie ? Est-ce courir sans trêve ni répit après les richesses, le succès, les honneurs, le plaisir, le satori ? Bien sûr, être privé de ce qu’on aime, devoir supporter ce qu’on déteste est cause de souffrance. Mais il suffit de s’observer un peu soi-même et d’observer les autres autour de soi pour se rendre compte que, même au cas où l’on obtient une chose, on en veut bientôt une autre, comme si le véritable objet de notre désir, la vraie satisfaction, nous échappait sans cesse. Pratiquer zazen, c’est arrêter ce mouvement, stopper cette course folle, réaliser le demi-tour qui tourne notre regard vers l’intérieur. Apprendre à se connaître soi-même : connaître son propre corps et l’habiter pleinement. Ne pas l’utiliser comme un objet ou une machine.

En zazen, on réalise que le corps et l’esprit sont unité. Les mouvements de notre esprit, nos émotions et nos actions passées laissent une trace dans nos muscles. Le destin ne se reflète pas seulement sur le visage, mais aussi dans la posture du dos, de la nuque et de la tête. Tous les conflits psychologiques et les tensions s’impriment dans les muscles et les tendons et créent toutes sortes de tensions dans le corps. Ces tensions créent de la fatigue, brisent l’élan vital et absorbent l’énergie de l’être humain. Nombreux sont ceux qui se réveillent fatigués dès le matin, car même pendant leur sommeil ils n’ont pu se détendre. Pratiquer zazen, c’est prendre conscience de ces tensions et les relâcher. Cela revient à repasser une étoffe chiffonnée.

Zazen permet de retrouver la condition normale du corps et de l’esprit, à travers une posture forte et équilibrée et une respiration profonde où les poumons se vident complètement. La plupart des gens ne savent pas expirer. Ce verbe connote la mort. Quand on est très attaché à la vie et qu’on a peur de mourir, on reste poumons pleins, comme accroché à une bouée de peur de couler. Mais cette attitude conduit à une véritable auto-asphyxie.

Pour pouvoir inspirer pleinement, il faut commencer par vider ses poumons jusqu’au fond, sans y laisser stagner le gaz carbonique qui empoisonne le sang et crée de la fatigue. La respiration du zazen redonne une grande énergie qui se concentre dans le bas ventre, le centre vital du corps, tandis que les centres supérieurs de l’intellect et des émotions se calment.

Les études neurophysiologiques faites sur les pratiquants ont montré pendant zazen que le cerveau intellectuel et analytique, le cerveau de la volonté consciente (cerveau frontal et cerveau gauche), se calment, et que, par contre, le cerveau droit et le cerveau profond, sièges de l’intuition et de la régulation du système nerveux autonome, sont activés.

Si un choc se produit, le cerveau revient très vite à son rythme propre au zazen (alpha lent), ce qui montre que l’effet du stress est tout à fait réduit.

Ces études confirment ce que les pratiquants de zazen savent par leur propre expérience. Le zazen rééquilibre le corps et l’esprit. Il fait place à un fonctionnement bien oublié à l’heure actuelle : la pensée par le corps tout entier, la pensée inconsciente. Cette expression paraît paradoxale. La pensée inconsciente est l’art essentiel du zazen : c’est la conscience hishiryo. Maître Yakusan faisait zazen quand un disciple lui demanda : « Maître, à quoi pensez-vous assis aussi fermement qu’un roc ? » Yakusan répondit : « Je pense du tréfonds de la non-pensée. » Le disciple demanda : « Comment faites-vous ? » Yakusan répondit : Hishiryo ».

Hishiryo signifie au-delà de la pensée consciente. C’est une attitude attentive de l’esprit non orientée par un but, ne poursuivant aucune pensée, ne s’attachant pas non plus à la non-pensée. C’est un état de grande vigilance, où l’on peut s’observer soi-même profondément. Mais ce n’est pas seulement observer son ego. L’ego, le moi dans le Zen, doit être dépassé. Il est constitué par l’accumulation de notre karma, c’est-à-dire l’accumulation de nos pensées, paroles et actions passées. Il n’est autre qu’une fausse identification à ces images que nous nous sommes faites de nous-même et que nous envoient les autres. Vivre seulement au niveau de son ego, c’est être prisonnier de ces images. S’identifier à ce que nous ne sommes pas mais que nous croyons ou désirons être, est cause de souffrance pour soi et pour les autres. C’est l’illusion, l’état d’ignorance, que l’on appelle mu myo dans le Zen. C’est la source de l’égoïsme qui nous emprisonne. En zazen, on peut réaliser que si ces images dans le miroir sont une partie de nous-même, nous ne sommes pas ces images. Le sujet qui fait zazen se situe dans une dimension bien au-delà du petit ego limité. Zazen n’est pas seulement étudier cet ego, c’est l’abandonner, abandonner les images qui passent devant le miroir et être en unité avec le cosmos, suivre l’ordre cosmique.

Cette expérience, source de vraie liberté, revient à couper la racine, réaliser que notre ego comme l’univers entier sont sans substance propre. Sans substance, veut dire interdépendant. La perception de cette interdépendance crée un sentiment de solidarité complète avec tous les êtres.

L’être humain n’est pas seulement inscrit dans le karma du langage et de la culture, il est aussi en unité avec la grande nature. Chacune des sciences humaines ou physiques observe l’homme sous un angle particulier. Mais la somme de toutes ces visions ne reconstituera jamais un homme vivant, car la vie d’un être humain est finalement au-delà de toutes les analyses possibles, cet au-delà c’est la vie, et c’est le Zen.

Rimbaud voulait changer la vie. D’autres aussi. Mais comment faire ? Dans quelle direction aller ? Qu’on le veuille ou non, de toute façon la vie est changement incessant = c’est mujo, l’impermanence.

Pour beaucoup cela est cause de souffrance car on ne peut rien garder définitivement. Vie et mort se succèdent. Comment résoudre ce problème ? Le Zen n’est pas une idéologie. Il ne propose pas de réponses, de dogmes. Il est une voie, un cheminement où l’on se concentre d’instant en instant sur chaque action. Dans l’instant concentré sur la posture de zazen, mais aussi sur chaque acte de la vie quotidienne toute opposition disparaît : chaque chose existe absolument telle qu’elle est. Si on se concentre sur chaque instant la vie devient réelle et pleine. Si on abandonne tout attachement au passé et au futur, on peut se mouvoir librement. Mais « bien qu’il en soit ainsi les fleurs tombent même si on les aime et les regrette, et la mauvaise herbe pousse même si on la déteste ». Cette expression de Maître Dogen ne signifie pas seulement qu’il est inutile de s’attacher au satori ou de vouloir couper ses illusions. Car finalement nos sentiments d’amour et de haine sont aussi la voie du Bouddha. Embrassant toutes les oppositions, la pratique de zazen fonde une véritable compassion, bien plus importante que toute pensée au sujet du bouddhisme ou du Zen.

Un jour, deux moines voyageaient en bateau. Une forte tempête fit chavirer le navire. Le plus jeune des moines put s’agripper à une planche tandis que son aîné était sur le point de se noyer. Avant de couler, celui-ci dit au plus jeune : « As-tu compris l’essence du Zen ? » Le jeune moine sans mot dire lui lança sa planche. Il avait vraiment réalisé inconsciemment l’esprit mushotoku, le non-égoïsme, l’essence du Zen. Le conte dit que le dieu de la mer, impressionné, suscita une grande vague qui ramena les deux moines sur le rivage.

La pratique du Zen remonte au Bouddha Shakyamuni. Prince d’un royaume du sud de l’Inde, il vécut il y a environ 2 500 ans. Il avait passé toute son enfance comme un rêve : ses parents l’avaient enfermé dans un château où tous les plaisirs lui étaient procurés et les souffrances évitées. Ils lui avaient organisé cette prison dorée de peur que confronté à la souffrance, à la maladie, à la vieillesse et à la mort, il ne décide de renoncer au monde et de devenir moine. Pourtant, c’est ce qu’il fit après être sorti pour la première fois de son château et avoir rencontré ces réalités de l’existence humaine qu’il avait ignorées jusqu’alors. Il décida de rechercher la voie et de tenter de résoudre le problème de la vie et de la mort, pas seulement pour lui-même, mais pour tous les êtres sensibles. Les exercices de yoga entourés des pratiques ascétiques indiennes de l’époque le conduisirent seulement au bord de la mort et du désespoir, et c’est finalement assis en zazen sous l’arbre de la Bodhi qu’il put réaliser l’éveil. C’est à partir de cette expérience de l’éveil réalisé dans la posture de zazen qu’il enseigna pendant près de cinquante ans. Tous les nombreux sutras du bouddhisme sont seulement issu de cette source unique : zazen. Beaucoup l’ont oublié.

Le zen est un retour à cette source. On peut dire que le Zen, zazen, est le bouddhisme avant le bouddhisme : l’expérience de l’éveil avant qu’elle se transforme en dogme, en « isme ». C’est l’expérience vivante du véritable esprit religieux avant toute formalisation dans le cadre des religions institutionnalisées.

Ce point de vue est une véritable révolution intérieure qui permet de vivre « autrement ». Autrement, c’est l’esprit du Zen, mushotoku, sans objet, sans recherche de profit. Si l’on ne recherche rien, on peut tout obtenir. Maître Deshimaru disait toujours que si on garde le poing fermé on ne peut rien obtenir, tandis que si l’on ouvre la main, on peut tout recevoir.

Le Zen n’est pas une mystique. Il n’a rien de mystérieux ou de caché. Tout se révèle dans la pratique quotidienne. Il ne recommande pas de se retirer du monde, mais au contraire de pratiquer avec les autres et d’être actif dans le monde de travail. À l’heure où les Occidentaux s’interrogent sur le succès économique japonais il est important de rappeler que l’esprit du Zen imprègne profondément cette société, son système de valeurs et son système éducatif.

En Occident, on s’imagine souvent que l’intérêt général résulte d’une combinaison des égoïsmes individuels. Le libéralisme repose sur ce principe. Certes l’égoïsme est tempéré par les lois qui visent à en limiter les excès, mais l’égoïsme en soi est considéré comme une valeur positive. Or il est facile de démontrer que c’est là une erreur fondamentale non seulement pour l’individu qui ne peut réaliser le vrai bonheur et la vraie liberté tant qu’il est attaché à son ego, mais aussi pour les organisations économiques. Par exemple dans une entreprise, un directeur qui est concentré avant tout sur sa carrière voudra obtenir des résultats rapides et sacrifiera la recherche et les investissements à long terme. Une fois promus, ses successeurs s’apercevront que l’avenir a été compromis et qu’il est trop tard pour redresser la situation. Résultat : fermeture d’usine et chômage. Ce n’est qu’un petit exemple.

On connaît aussi ces « jeunes lions » appréciés pour leurs exhibitions que l’on croyait conformes à l’intérêt de la société. Leur égocentrisme morbide a tôt fait de démobiliser une équipe de collaborateurs et de démotiver tous ceux qui ne veulent pas travailler pour le succès d’une personne concentrée seulement sur elle-même.

L’esprit du Zen qui influence la vie économique japonaise privilégie l’inverse : l’amour du travail pour le travail bien fait, la concentration sur la tâche à accomplir au mieux, le résultat étant donné de surcroît, sans être fiévreusement recherché.

C’est l’esprit d’abnégation, abandonner son égoïsme pour la tâche collective que s’est assignée le groupe humain où chacun au lieu de tirer la couverture à soi contribue avec joie à la réussite collective. Cet esprit imprègne profondément une institution que l’on voit maintenant apparaître en Occident : les cercles de qualité, où à travers une concertation hors système hiérarchique pour l’amélioration de la qualité des produits, c’est la qualité de la vie elle-même qui en bénéficie. Ceci implique un esprit éveillé à la réalité de mujo, l’impermanence et l’interdépendance de toutes choses. S’éveiller à cet esprit c’est éviter de s’enfermer dans des illusions sclérosantes et parfois mortelles. C’est développer un esprit de créativité et d’adaptation très rapide. La pratique de zazen développe l’intuition et le courage, la non-peur. C’est pourquoi, elle fut adoptée avec enthousiasme par les samouraïs.

La société actuelle ne pourra progresser que si un nombre croissant d’individus réalisent ces vertus qui ne sont pas réservées à une élite chevaleresque. Rappellons que samouraï vient d’un mot qui veut dire « savoir » et qu’on trouve le même esprit dans une pratique essentielle du Zen : le samu, travail manuel effectué comme un service rendu à la collectivité. C’est ce travail que les moines effectuent dans les dojos et les temples Zen. Si l’esprit de samu pouvait pénétrer notre société et en faire une société de service, on voit bien quel progrès la vie sociale en retirerait. Quoi qu’il en soit, l’homme ne pourra surmonter les difficultés économiques actuelles qu’en révolutionnant sa façon de penser et d’agir, dans le sens d’une réduction de l’égoïsme et d’un développement de l’esprit de solidarité, que ce soit dans les petits groupes, les nations, ou à l’échelle internationale.

La pratique du samu constitue aussi une revalorisation du travail manuel et de la dignité de ceux qui l’effectuent. Dans le Zen, il n’y a pas d’opposition entre noble et vulgaire. La vie quotidienne est la vraie Voie de Bouddha.

Le Zen n’est pas un moralisme. Mais il n’est ni immoral ni amoral. La pratique de zazen permet de retrouver en soi la source des vrais préceptes. Dans un monde où la foi religieuse a décliné, les hommes ne savent plus sur quoi s’appuyer. Ils ont perdu la caution de l’absolu révélé. Nietzsche avait annoncé cette crise de nihilisme avec la « mort de Dieu ». La pratique de zazen nous révèle que ce qui est mort, c’est seulement une certaine idée de Dieu qu’il ne faut pas confondre avec la réalité de la nature de Dieu ou de Bouddha en l’homme et dans tout le cosmos. A travers la pratique de zazen, les valeurs qui donnent un sens à la vie humaine se retrouvent fondées par l’expérience du corps et de l’esprit.

Par exemple ne pas tuer, ne signifie pas seulement ne pas retirer la vie à qui que ce soit, mais c’est aussi continuer la vie de Bouddha, de Dieu ; ne pas tuer Bouddha ou Dieu, continuer à l’actualiser en pratiquant zazen. Ainsi la nature profonde de l’être humain se trouve réalisée.

Ne pas voler, c’est aussi ne pas prendre ce qui ne vous appartient pas en propre. Mais qu’est-ce qui vous appartient en propre ? Nous arrivons sur cette terre et ne pouvons rien emporter dans notre tombe. Entre ces deux trous par où passe toute vie humaine, on perd souvent son temps à accumuler des objets, matériels ou autres comme pour inlassablement combler un vide insondable. Le Zen renverse cette attitude… Pendant zazen, l’esprit et les objets sont un. Il n’y a rien à suivre, rien à voler, rien à rejeter non plus. Aussi la porte du satori est-elle largement ouverte pour celui qui fait zazen. Ne pas convoiter, avoir peu de désirs. On a vu que le véritable objet du désir échappe sans cesse. En zazen, les désirs diminuent car le véritable désir, le plus haut désir spirituel se réalise : trouver la vraie paix intérieure et l’unité avec tout le cosmos, Dieu ou Bouddha. La perception de notre solidarité avec l’univers est le véritable fondement spirituel d’une véritable écologie.

La pratique de zazen réduit l’état de frustration et d’agressivité cause de la violence croissante dans le monde actuel. L’esprit de compassion augmente. Le bodhisattva, pratiquant zazen, comprend la souffrance de tous les êtres sensibles et il aide à la résoudre. Mais le Zen n’est pas une simple thérapie, car la souffrance humaine n’est pas un trop ou trop peu de quelque chose à retirer ou ajouter.

Ce dont il s’agit, c’est d’une véritable révolution intérieure, de la pratique d’une voie où la pratique elle-même constitue le sens de la vie, car à travers elle s’actualise la plus haute dimension de l’existence humaine.

(L’orient Intérieur. Collectif. Autrement 1985)


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