Alfred Herrmann
La stupéfiante odyssée des Cellules

L’univers le plus mystérieux et insondable est, sans aucun doute, l’univers de l’ANIMATION qui confère l’INDIVIDUALITE, la CONSCIENCE et la VIE à toutes les unités vivantes, végétales, animales et à l’homme ainsi qu’à leurs composants depuis le moindre virus, microbe ou brin d’herbe. Chez l’homme et chez les espèces supérieures, l’élément d’animation est doublé d’un facteur de nature psychique et éthique que l’on a désigné par le nom un peu mystérieux et imprécis d’AME. Les éléments individualités et âme font que non seulement chaque créature vivante — même chez les végétaux — possède une individualité qui la fait différer de toute autre créature, et qu’également tous les éléments divisionnaires de ces créatures possèdent chacun une individualité propre comportant des myriades de facteurs matériels et psychiques différents d’un élément à l’autre. Par exemple, chaque branche d’arbre, chaque fruit, chaque membre d’une créature vivante possède son INDIVIDUALITE, c’est-à-dire un ensemble de milliards de myriades de facteurs matériels et psychiques divisionnaires qui diffèrent, ne fût-ce que par fraction infiniment petite, d’un élément à l’autre.

La stupéfiante odyssée des Cellules par Alfred Herrmann

(Revue Etre Libre. Numéro : 272, Juillet-Septembre 1977)

Nous ne sommes pas biologistes. Nous ne parlons des cellules, clans cet article, que d’un point de vue strictement philosophique et parapsychologique. Nous ne tentons aucune approche des mécanismes INTERIEURS ni de la structure INTERIEURE de la cellule, nous nous contentons de traiter leur fonction dans la nature et du rôle qu’elles jouent dans l’évolution du monde vivant sur notre terre.

Nous rendons un hommage très mérité aux études de la cellule effectuées par les grands biologistes : l’Institut PASTEUR de Paris, Jean ROSTAND, et j’en oublie.

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Depuis quelque temps, la parapsychologie et la psychotronique, ainsi que toutes les disciplines traitant les manifestations paranormales, insolites, occultes, non seulement ont conquis le rang de « sciences officielles », mais encore sont devenues « à la mode », faisant l’objet d’articles, de brochures, de livres, d’albums de plus en plus nombreux et divers. Les auteurs de ces écrits ne risquent plus d’être brûlés vifs ni de devenir la risée des soi-disant « savants » ou « esprits scientifiques ».

Toutefois, cette explosion soudaine des croissances des disciplines autrefois interdites, comportait certains inconvénients. Tandis qu’au cours des temps révolus, les études et expériences parapsychologiques se faisaient en grand secret, dans une atmosphère d’hermétisme et de mystère, ce qui favorisait leur caractère réservé, sérieux, concentré, aujourd’hui ces mêmes sciences souffrent d’une trop grande liberté d’expression, d’un manque, partiel du moins, d’esprit de suite et de contrôle.

Au lieu de procéder avec ordre et méthode, on s’est précipité, comme un oiseau de proie fonçant sur sa victime, sur les sujets qui semblaient intéresser davantage le grand public et permettaient une exploitation commerciale et financière plus immédiate et plus aisée : magie blanche ou noire, fantômes, maisons hantées, télépathie, astrologie, prédiction de l’avenir, guérisons miraculeuses directes (present healers) ou à distance (absent healers), spiritisme, réincarnation, etc. Au lieu de « commencer par le commencement », on avait l’impression d’assister à une pièce de théâtre qui débutait par le deuxième ou le troisième acte.

Nous aurons toutefois le courage de commencer par le premier acte en étudiant les processus parapsychiques, mystérieux et insolites les plus élémentaires qui se trouvent à la base de la conscience, de la vie, de l’existence de toute créature terrestre.

Cette étude comporte, hélas, plus d’interrogations que de réponses. Nous nous contenterons de cueillir les rares réponses et de formuler les questions ouvertes, le plus simplement et clairement possible, sans vouloir y répondre à tout prix ni inventer des légendes, abandonnant au mystère ce qui — du moins à notre époque — appartient au mystère.

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Deux questions fondamentales se trouvent à la base d’une cosmologie généralisée, qui sont les suivantes :

I. — Division du Grand Cosmos en trois univers :
— l’univers de la MATIERE ;
— l’univers du PSYCHISME ;
— l’univers de la SPIRITUALITE, des INDIVIDUALITES et des « AMES ».

Caractérisation et délimitations, les plus exactes possibles, de ces trois univers.

II. — Absorption, contenance et déplacement matériel d’éléments animistes, individualistes et psychiques, prisonniers de « containers » matériels.

Quant aux points d’interrogation — anthropomorphes sans aucun doute — relatifs à l’origine, l’évolution, l’objectif ou la destinée des univers, nous nous contenterons d’affirmer qu’elles se situent encore aujourd’hui au-delà du champ des activités, du « range » de notre complexe mental (« MIND ») et dans la zone de « black out » de notre appareil de la pensée et du raisonnement. Tout ce que nous savons — ou croyons savoir — c’est qu’à la tête des univers se trouvent des entités supérieures dont la dénomination et la connaissance ne sont pas à la portée du « mind » humain, que les religions ont désigné sous de nombreuses et vagues appellations (« Dieu », « les dieux », Jéhovah, Allah, etc.) et que nous appellerons le « Suprapsychisme » ou simplement « la Nature »[i].

Nous n’étudierons les sujets qui nous intéressent qu’en ce qui concerne notre seul globe terrestre.

Savoir si d’autres planètes habitées par des civilisations plus ou moins évoluées par rapport à la nôtre existent dans notre système solaire, notre galaxie ou d’autres galaxies, ne constitue qu’un point d’interrogation dont l’analyse déborde notre sujet et dont nous ne nous occuperons qu’occasionnellement.

LA CELLULE

Le don le plus merveilleux que le Suprapsychisme a fait aux hommes et à certains animaux supérieurs est celui d’une individualité et d’une âme. Celles-ci sont ce qu’elles sont et non pas ce que nous voudrions qu’elles soient ; c’est de telle manière que nous devons l’accepter, en faire le meilleur usage possible et nous remercierons toujours le Suprapsychisme de nous l’avoir donnée.

I. — Subdivision du Grand Cosmos.

L’univers matériel est le plus connu et le mieux étudié. Il comporte surtout les études de la matière et des radiations et contient d’insondables mystères, notamment ceux de l’existence et de la mesure de particules SUBQUANTIQUES et peut-être de microcosmes plus petits encore. Dans l’autre direction, l’univers astronomique n’est connu que dans l’étendue de tout ce qui se trouve à la portée de nos télescopes, radio-antennes et instruments divers destinés à l’exploration du ciel.

L’univers du psychisme, également assez bien connu, surtout sous certains de ses aspects, mais qui contient également beaucoup d’insondables mystères.

Ce qui semble certain, c’est que l’univers matériel, selon nos connaissances actuelles, dépend en totalité de l’univers du psychisme et que l’existence et la vie de tout élément, aussi menu soit-il, de l’univers matériel, est subordonnée à des éléments initiateurs de nature psychique.

L’univers le plus mystérieux et insondable est, sans aucun doute, l’univers de l’ANIMATION qui confère l’INDIVIDUALITE, la CONSCIENCE et la VIE à toutes les unités vivantes, végétales, animales et à l’homme ainsi qu’à leurs composants depuis le moindre virus, microbe ou brin d’herbe. Chez l’homme et chez les espèces supérieures, l’élément d’animation est doublé d’un facteur de nature psychique et éthique que l’on a désigné par le nom un peu mystérieux et imprécis d’AME.

Les éléments individualités et âme font que non seulement chaque créature vivante — même chez les végétaux — possède une individualité qui la fait différer de toute autre créature, et qu’également tous les éléments divisionnaires de ces créatures possèdent chacun une individualité propre comportant des myriades de facteurs matériels et psychiques différents d’un élément à l’autre. Par exemple, chaque branche d’arbre, chaque fruit, chaque membre d’une créature vivante possède son INDIVIDUALITE, c’est-à-dire un ensemble de milliards de myriades de facteurs matériels et psychiques divisionnaires qui diffèrent, ne fût-ce que par fraction infiniment petite, d’un élément à l’autre.

Nous approfondirons ce sujet lorsque nous nous occuperons de la question de la germination et de la reproduction des créatures.

II. — Absorption, contenance et déplacement matériel d’éléments animistes, individualistes et psychiques, prisonniers de « containers » matériels.

Si la première question constitue surtout un ensemble de définitions et de classements, la deuxième question appartient incontestablement au complexe des plus grands mystères du Cosmos, des mystères qui sont à la base de toutes les énigmes de la parapsychologie, de la psychotronique, de l’occultisme, etc.

Il est probable que cette question ne pourra jamais être clairement analysée, motivée ou expliquée et que, de ce fait, les complexes démesurés des grandes énigmes cosmiques risquent de reposer sur un sable mouvant au lieu de reposer sur une fondation stable et solide.

La question précitée des éléments animistes et psychiques véhiculés par des containers matériels peut « grosso modo » être subdivisée en deux grands volets, aussi mystérieux l’un comme l’autre, et qui sont les suivants :

A. — Imprégnation et transport de facteurs psychiques et animistes, en tous cas IMMATERIELS par des éléments de matière et
B. — Extériorisation et intervention de ces facteurs dans l’évolution de l’univers, ces facteurs étant libérés et exploités à bon escient par les containers matériels qui les transportent.

A. — La première question, à son tour, comporte deux volets :

a)    Comment des corpuscules tels que l’électron, peuvent-ils, individuellement ou en faisceaux, véhiculer des éléments immatériels : psychiques ou animistes ?

b)    Comment des containers matériels, tel que les cellules, sont-ils capables de véhiculer des éléments immatériels : psychiques ou animistes ?

a) Les exemples d’électrons, véhiculant des informations de nature immatérielle (psychique) sont très nombreux. Nous les avons étudiées précédemment, notamment dans un article paru dans la revue « ESOTERA » n° 3 de mars 1976.

Les exemples d’électrons, véhiculant des informations de nature psychique, sont très nombreux, citons :

— la formation d’images dans le complexe mental, à partir de faisceaux d’électrons émis par les centres de l’œil transducteurs des photons de lumière en cortèges d’électrons ;
— ordres et messages par des complexes d’électrons émis par les centres animateurs de la motilité, transmis aux centres nerveux et musculaires chargés d’exécuter les différents mouvements des êtres animés.

Il y a probablement de nombreux exemples des rôles psychiques joués par des ensembles d’électrons et qui ne sont ni décelables ni même soupçonnés d’exister.

Quant aux transferts d’informations de nature psychique, prisonniers de « containers matériels », en dehors des particules, atomes et molécules, ils nous conduisent tout d’abord à l’analyse de l’élément VIVANT d’une vie complète, organisée et autonome, connu le plus élémentaire : LA CELLULE.

LA CELLULE — ORIGINE DES CELLULES TERRESTRES

Deux théories se trouvent en présence : celle de l’AUTOSPERMIE qui affirme que les premières cellules vivantes ont été formées sur la terre même et selon une programmation qui forme la suite de la grande programmation qui a transformé une boule de feu entourée de gaz toxiques en habitacle du monde vivant.

Ensuite la théorie de la PANSPERMIE qui affirme que les premières cellules seraient venues sur notre terre à partir d’autres corps sidéraux appartenant ou non à notre système solaire.

Leur origine, d’ailleurs, ne peut se situer que dans notre système solaire car la traversée, par des cellules portant la vie, d’espaces interstellaires où règnent des températures voisines du zéro absolu, des radiations mortelles et un vide quasi-absolu, ne peut être qu’une utopie.

Si