Clare Wills Harrison : La machine à dette infinie

le système monétaire dont nous avons hérité, une architecture fondée sur la dette et construite sur la création de crédit privé, est aujourd’hui fusionné avec une nouvelle infrastructure numérique qui, non seulement maintient l’ancienne machine à dette en marche, mais centralise également le contrôle à un degré jamais vu auparavant. La tokenisation, la réglementation des stablecoins et le registre unifié ne sont pas des innovations aléatoires ; ils font partie d’une seule et même trajectoire dans laquelle l’argent devient plus programmable, plus surveillé et plus dépendant d’une autorisation liée à l’identité.

Gaston Bardet : Le super-mécanisme concentrationnaire

Jusque-là, seul l’État avait le droit régalien de battre monnaie, c’est lui qui aurait pu et dû émettre ces billets gagés sur l’or qu’il avait emprunté. Le syndicat, abusant de son titre de Banque d’Angleterre, fit imprimer des billets reconnus valables à Londres, puis dans tout le pays, sous caution morale du roi et matérielle du prêt en or. C’était génial, le public avait confiance en des papiers que la Banque — n’ayant plus de capital — était incapable de rembourser. Ainsi est né le crédit moderne en argent-papier…