ESC : La science établie

Le CO2 absorbe le rayonnement infrarouge. La physique radiative, testée en laboratoire depuis les années 1850, est solide. Mais la distance entre cette observation et l’affirmation selon laquelle nous pouvons prédire avec assurance l’évolution du système couplé océan-atmosphère plusieurs décennies à l’avance est immense — et chaque étape de ce parcours passe par des équations mathématiquement insolubles, des ajustements de courbes dépendants de la résolution, des données historiques peu fiables, des structures institutionnelles non falsifiables, des scientifiques et des responsables politiques protégés des conséquences de leurs actes, des financements de fondations à chaque moment décisif, un cadre économique destiné à l’extraction de profits, et une chronologie politique qui a précédé la science qu’elle prétend suivre.

Roger Pielke Jr. : L’invention du « risque climatique » — politiquement brillante, mais fatalement viciée

Les efforts visant à relier changement climatique et phénomènes extrêmes ont véritablement décollé au milieu des années 2000, à l’époque de la sortie du film d’Al Gore Une vérité qui dérange, qui a dramatisé ce lien de manière apocalyptique — notamment à travers l’ouragan Katrina en 2005. La communauté militante pour le climat voulait rendre le changement climatique concret pour le public, et les phénomènes météorologiques extrêmes semblaient être le vecteur idéal. À bien des égards, il s’agit d’une ressource politique renouvelable, puisque des extrêmes météorologiques photogéniques (et parfois destructeurs et tragiques) surviennent chaque jour, quelque part.

Roger Pielke Jr. : Comment le système financier a inventé le « risque climatique » sans lien avec la science climatique

La création d’un complexe industriel dédié aux risques climatiques était donc inutile. Au-delà de cela, son existence se justifie par un rejet total de la science climatique dominante ainsi que des pratiques établies de longue date pour gérer les impacts des conditions météorologiques et climatiques sur la société.

Joshua Stylman : Pourquoi je parie sur la décentralisation (malgré avoir déjà été brûlé)

Nous vivons la première époque de l’histoire humaine où nos vies intérieures sont systématiquement façonnées par des machines optimisées pour l’engagement plutôt que pour l’épanouissement. Le contrôle centralisé de l’information représente l’industrialisation de l’attention humaine — et, ultimement, la mécanisation de la création de sens elle-même. Les protocoles décentralisés ne sont pas seulement des solutions techniques ; ce sont des outils pour réaffirmer le droit de penser par nous-mêmes.

Gaston Bardet : Le super-mécanisme concentrationnaire

Jusque-là, seul l’État avait le droit régalien de battre monnaie, c’est lui qui aurait pu et dû émettre ces billets gagés sur l’or qu’il avait emprunté. Le syndicat, abusant de son titre de Banque d’Angleterre, fit imprimer des billets reconnus valables à Londres, puis dans tout le pays, sous caution morale du roi et matérielle du prêt en or. C’était génial, le public avait confiance en des papiers que la Banque — n’ayant plus de capital — était incapable de rembourser. Ainsi est né le crédit moderne en argent-papier…