La voix de Dieu par Murshida Sharifa Lucy Goodenough

(17 mars 1934) De tous temps il y eut des paroles dont les hommes ont dit : ce sont les paroles de Dieu. Ces paroles ils les ont estimées plus importantes, plus précieuses que toutes autres choses au monde, et ils les ont conservées dans leurs livres sacrés. Ainsi d’âge en âge il y eut […]

Le progrès par Sharifa Goodenough

(Revue La Pensée Soufie. No 1. 1964) Le progrès est si naturel dans notre vie, qu’une vie sans progrès ne nous semblerait pas une vie normale. A tout le moins nous paraîtrait-elle peu désirable. Tout notre espoir se porte sur le progrès et quand l’espoir s’en va, que reste-t-il à vivre? La vie dans l’individu […]

Le message par Murshida Sharifa

Lorsqu’il est en contact avec son propre âme l’homme est heureux. Il ne dépend pas des choses extérieures qui viennent et s’en vont. Il est avec le Divin, avec ce qu’il reconnaît être Divin dans son âme et dans celle des autres, Il en résulte pour lui un grand respect, de grands égards pour tout être humain, En tant qu’être humain, ayant quelque chose du Divin, chacun est digne de tout respect.

Hazrat Inayat Khan et son œuvre

Une grande partie de l’enseignement Inayatien, quand on le regarde dans son ensemble, vise à cultiver la pensée. Mais non pas la pensée dans le sens habituel du terme. Non pas cette culture que l’on pratique dans les Écoles et les Universités où l’on apprend à approfondir tel ou tel sujet limité, où l’on s’entraîne à une certaine méthode d’investigation. Cela n’est pas inutile, mais ne peut mener, là aussi, qu’à un but limité, duquel l’esprit devient pour ainsi dire captif. Une pensée ainsi prise au piège ne peut remplir le grand dessein de la vie humaine. Cultiver la pensée à la manière Soufie veut dire la libérer des conditionnements qui la tiennent entravée. Ces conditionnements sont de deux sortes : les émotions qui proviennent de notre ego, et les habitudes anciennes de penser que nous avons acquises au cours de notre vie. Cette libération est essentielle, parce que c’est seulement une pensée libérée qui peut nous per­mettre de toucher cette Vérité qui est Dieu, qui est la Spiritualité, qui est le Bonheur et la Paix.

Le message soufi par Murshida Sharifa Goodenough

Le développement unilatéral de l’homme dans le siècle présent l’a conduit aux désastres récents et a amené la civilisation occidentale au bord de la ruine. L’homme n’est concerné que par le monde extérieur et cela a produit le matéria­lisme qui a obscurci son cœur et étouffé son âme. Et comme la vie aujourd’hui nous force à nous enfoncer dans des choses matérielles, il est d’autant plus nécessaire de pénétrer dans la spiritualité.

Apprendre et désapprendre par Murshida Sharifa Goodenough

Maintenant, dans la vie spirituelle, les données sont différentes de celles du monde : l’abandon des trésors, de ce que nous avons pris l’habi­tude de considérer comme nos trésors, est une condition essentielle. On peut dire que tout le progrès dans cette voie est cela. Et la première chose est d’abandonner le trésor de son savoir. Toute sa vie, on a appris qu’une chose était telle. Et il s’agit de l’oublier pour un moment, de la voir d’un autre point de vue, de différents points de vue ; par exemple du point de vue de celui dont on s’est approché pour qu’il soit le guide spirituel dans ce sentier.

Le bonheur et le succès par Murshida Sharifa Goodenough

Bien des esprits penseront en effet : « Le bonheur ? le succès ? Sont ce là des buts spirituels ? Le bonheur, oui, peut-être. Mais le succès ? Peut-on par­ler du succès gland il s’agit d’une vie spirituelle? Le malheur, les échecs y pa­raissent des choses tellement plus fructueuses ! » C’est que nous comprenons mal le bonheur et en quoi consiste le succès. On dira par exemple : « Je ne fais pas ceci pour mon propre bonheur, je le fais avec une idée plus élevée ; je ne me sou­cie pas de mon bonheur personnel, je cherche quelque chose de plus important. » C’est que par bonheur on entend le plaisir, les joies. Le bonheur est autre chose que cela. Le plaisir n’est qu’une petite ombre de bonheur, un reflet qui ne dure qu’un moment.

Action et repos par Sharifa Goodenough

En Occident,on aime surtout l’action, l’activité qui semble à la plupart des Occidentaux le don d’être de l’existence, car si ce n’est pour être actif, à quoi bon vivre ? En Orient, on aime surtout l’immobilité. Si un Occidental va en Orient, s’il s’approche des sages, des mystiques de l’Inde et s’il a recueilli quelque chose de leur sagesse, on peut être sûr que dans la plupart des cas il voudra l’employer pour mieux conduire l’activité de sa vie. Il se dit, il dit aux autres : « Pourquoi tout cela ? Tout ce que j’ai appris je veux l’employer pour l’action pour que nous puissions mieux agir. L’Oriental, au contraire quand il voit toute l’activité du monde dit : « Illusion, jeu d’enfants ! Ce qui compte, c’est la vie elle-même, c’est la vie immobile silencieuse ».

L’accomplissement des désirs par Sharifa Goodenough

Le souhait, le désir, d’où vient-il ? Nait-il en nous ? Nous vient-il du dehors ? Dans quelle mesure sommes-nous responsables de son accomplissement ? Suffit-il d’avoir un désir, n’importe lequel, pour que l’accomplissement en soit souhaitable ? Sommes-nous peu responsables du désir en lui-même mais très responsables de son accomplissement ? Ou bien la destinée en décide-t-elle pour ou contre nos vœux ?

Le mysticisme du son par Murshida Sharifa Goodenough

Chez un être humain la voix fait plus d’impression que n’importe quoi; ce n’est pas un sujet auquel on donne généralement beaucoup d’attention. Chacun dit les mêmes mots ou pense ou sent les mêmes choses mais le timbre de la voix peut tout changer. Il dit la nature de l’être, son caractère, les conditions dans lesquelles il se trouve actuellement, même son avenir. On peut entendre s’il est calme. Par la voix d’un être, on peut savoir s’il est en voie d’avancement ou si un échec l’attend : si, malade, il est en voie de guérison ou si ses forces l’abandonnent; s’il a connu des sentiments profonds, s’il a été épris de quelque chose de grand, de très profond ou s’il vit à la surface…