Indifférence & non agir par Wolter Keers

Traduction libre Question : N’y a-t-il pas un grand danger de devenir indifférent si l’on commence à penser ainsi ? W.K. : Non. L’indifférence est une forme de résistance. Si je suis indifférent, alors je n’ai pas besoin de m’occuper de vous, alors je peux dire « débrouillez-vous tout seul ». L’indifférence est une sorte de mur […]

La loi de la vie par Hazrat Inayat

(Revue La pensée Soufie. No 1. 1964) Tout ce qui nous arrive, nous l’atteignons en réalité nous-mêmes. Je ne veux pas dire par là qu’on ne puisse fabriquer quelque chose, le créer, le gagner, le mériter ou que cela ne nous puisse venir par le hasard. Ce qui nous advient peut emprunter n’importe laquelle de […]

Le temps c’est la pensée, entretien avec Robert Powell

En somme, la conscience sans choix doit naître sans aucune pression de l’esprit, spontanément; autrement, elle n’est pas « sans choix ». Examinez tout d’abord la question de motivation, et voyez si votre conscience sans choix est le moyen d’arriver à une fin, ou si c’est une fin en soi pour vous. Si tel est le cas, vous serez en présence de justes assises. Ne tentez pas alors de « retenir votre jugement, » c’est impossible; si vous essayez de le faire, vous ne ferez que refouler la pensée et donner plus de force à l’esprit subconscient. N’essayez pas d’être conscient. Soyez-le. Faites-en l’expérience, jouez avec, et voyez ce qui se produit; personne ne peut vous le dire, et si quelqu’un vous le disait, cela n’aurait aucune valeur pour vous. N’en faites surtout pas un problème; nous en avons déjà assez comme ça !

Action et repos par Sharifa Goodenough

En Occident,on aime surtout l’action, l’activité qui semble à la plupart des Occidentaux le don d’être de l’existence, car si ce n’est pour être actif, à quoi bon vivre ? En Orient, on aime surtout l’immobilité. Si un Occidental va en Orient, s’il s’approche des sages, des mystiques de l’Inde et s’il a recueilli quelque chose de leur sagesse, on peut être sûr que dans la plupart des cas il voudra l’employer pour mieux conduire l’activité de sa vie. Il se dit, il dit aux autres : « Pourquoi tout cela ? Tout ce que j’ai appris je veux l’employer pour l’action pour que nous puissions mieux agir. L’Oriental, au contraire quand il voit toute l’activité du monde dit : « Illusion, jeu d’enfants ! Ce qui compte, c’est la vie elle-même, c’est la vie immobile silencieuse ».

A quoi ça sert ? par Dr Swami Hridayananda Mataji

Le but est d’atteindre l’évolution la plus haute. La raison d’être du travail est de vous amener à ce niveau. Si vous réussissez à accomplir votre tâche comme il le faut, en acceptant les situations dans lesquelles vous vous trouvez placé, en accomplissant votre tâche aussi parfaitement que vous le pouvez et en vous absorbant totalement dans ce que vous faites, vous contribuez alors à votre évolution. Cela ne vous empêche pas d’essayer d’améliorer votre situation. Ne vous méprenez pas, je ne veux pas dire que si vous faites un travail particulièrement déplaisant vous devez continuer sans essayer de trouver une meilleure situation…

L’inaction dans l’action et l’action dans l’inaction par swami Hridayananda Sarasvati (mataji)

Selon la philosophie indienne toute action suscite une réaction égale en qualité. Donc, même si en apparence vous n’agissez pas, l’action mentale provoquera certainement une réaction. Le karma peut être créé à partir d’une action mentale. Cela est très facile à comprendre puisque nous sommes tous réunis par une même Conscience, dans chacun de nous il y a un aspect de cette Conscience Absolue, Infinie, qui nous lie tous les uns et les autres, et les ondes mentales peuvent atteindre leur destination la plus éloignée. Elles provoqueront une réaction chez la personne concernée et ensuite celle-là reviendra à l’émetteur, pouvant le maintenir dans une agitation constante.

Enseignements 4 : L’action par Swami Hridayananda Sarasvati

Nous avons un peu de libre-arbitre, nous devons nous en servir et guider nos actions grâce à notre pouvoir de discrimination, car ce pouvoir de discrimination n’existe qu’à partir du niveau humain. On nous a donné le libre-arbitre pour nous servir de ce pouvoir de discrimination. Et si vous ne vous en servez pas, vous créez du karma. Les animaux ne fabriquent pas de karma parce qu’ils n’agissent pas pour des motivations égoïstes. Donc, il faut faire très attention d’éviter les actions négatives, mauvaises et de ne pas faire, grâce à notre libre-arbitre, un mauvais usage de notre pouvoir de discrimination.

Le Karma selon le bouddhisme Tibétain par Dagpo Rimpoché

En général tout ce qui est « action » peut être appelé « karma ». Mais quand on parle « d’accumulation du karma », on parle de karma bon ou de mauvais karma. On peut présenter trois divisions ou trois sortes de karma :
— Karma physique, accumulé au moyen du corps.
— Karma oral, accumulé au moyen de la parole.
— Karma mental, accumulé par l’esprit.

L’action, la foi et la sécurité par Patrick Lebail

On pourrait dire que l’attention aux actes soit une méthode, mais en fait il y a une voie, une marche et un objectif. Il y a une polarisation effective, un objectif de perfection humaine et universel qui est à dépister. Le mot est pris dans un sens extrêmement dynamique et implique une vision pénétrante qui, dans une individualité qui n’est pas d’une nature très portée à la dialectique, mais très contemplative, produit un épanchement de l’action qui finit par être vécue comme quelque chose de non-individuel.

Liberté et amitié : caricatures et réalités par René Fouéré

Quand on sait qu’un acte est malsain, dangereux pour son auteur, et pas seulement pour lui, on ne saurait aider cet auteur, même sous prétexte de lui être agréable — et avec l’insidieuse arrière-pensée de se concilier ses bonnes grâces — à y persévérer, à s’y asservir, s’y enliser. Ce n’est pas manifester, se donner une vraie liberté ; c’est contribuer, socialement, à donner un mauvais exemple, c’est se faire le complice d’un esclavage, d’un désordre générateur de morts et de graves souffrances.