Aldous Huxley et la porte de la vision par Jean Couvrin

Surprenante lecture que celle de « L’art de voir », du moins pour les familiers des grandes sagesses traditionnelles. Là où, comme il se doit, Huxley reste fidèle à son propos (aider les personnes déficientes visuelles), on devine sans arrêt la possibilité d’une lecture « parallèle » portant sur la réalisation spirituelle de soi. Lorsque Huxley évoque le moment où le handicapé visuel recouvre pour la première fois une vision nette, on croit se trouver devant la description d’une première illumination — description digne d’un récit zen, proche aussi de Douglas Harding.

Introduction à « vivre sans tête » par Wei Wu Wei

Le conditionnement est tel que certains d’entre nous ont de la peine à croire que Douglas Harding entend nous faire prendre à la lettre ce qu’il nous dit, et cela en dépit de son insistance. Pourtant, ce qu’il exprime, et ses citations le prouvent, tous les grands Maîtres l’ont enseigné à leurs contemporains, chacun à sa propre manière, dans le contexte et l’esprit de son temps. Dans ce petit livre, cela nous est dit à nous dans notre propre génie, d’une façon amusante et personnelle, à tel point que peut-être nous trouvons difficile de croire qu’une si bonne lecture doive être prise au sérieux.