Pour Plotin, cette opération est la procession : l’Un déborde. Pour Spinoza, c’est la dépendance logique : la substance s’exprime nécessairement sous forme de modes. Pour Kastrup, c’est la partition : la conscience universelle se dissocie. La procession, la dépendance et la partition ne sont pas des mouvements équivalents — l’un étant un événement métaphysique, l’autre une structure logique éternelle, le dernier un mécanisme psychologique emprunté —, mais chacun apporte quelque chose. Chacun commence par traiter le fondement et la multiplicité comme des termes distincts nécessitant une connexion, et ce n’est qu’ensuite qu’il se demande comment cette connexion pourrait être assurée.
Chandan Priyadarshi : Essai 7 : Une seule conscience, de multiples perspectives