Matthew David Segall et Rupert Sheldrake : Christianisme, bouddhisme et hindouisme

Ce dont nous devons apprendre des traditions bouddhiste et hindoue, c’est surtout cette pratique intérieure de la méditation, qui a été peu mise en valeur dans l’Occident chrétien. Elle est davantage présente dans les Églises orthodoxes russe et orientale. Pour ma part, je médite depuis de nombreuses années. J’utilise aujourd’hui un mantra chrétien. Je pratique une forme de méditation très semblable aux méditations hindoues ou bouddhistes, mais avec un mantra chrétien.

Rupert Sheldrake : L’âme du monde et les champs de la nature

Les causes formelles et finales n’ont donc jamais vraiment été expulsées de la science. Elles sont restées sous nos yeux, dissimulées dans cette partie de la physique que presque personne ne songe à examiner. Je défendrai également l’idée que les lois de la nature sont mieux comprises comme des habitudes, et que la nature possède une mémoire — une idée qui valut à mon premier livre d’être dénoncé dans les pages de Nature comme un ouvrage bon à brûler, alors que mes collègues indiens n’y trouvèrent rien de particulièrement étonnant.

Matthew David Segall et Rupert Sheldrake : De la résonance morphique au platonisme évolutionniste

Ce dialogue avec Matt Segall, docteur en philosophie et professeur agrégé de philosophie, de cosmologie et d’étude de la conscience au California Institute of Integral Studies, a été enregistré peu après que nous sommes tous deux intervenus lors d’un colloque sur l’âme du monde à l’Université de Cambridge. Nous discutons des points de rencontre entre le récent tournant de Michael Levin vers un platonisme évolutionniste de la forme biologique et la résonance morphique, en évoquant notamment l’ordre impliqué de David Bohm, la théologie du processus de Whitehead et l’approche holistique de Charles Darwin.

Sayer Ji : Les signatures de la vie : comment la nature s’inscrit en nous

La noix qui ressemble au cerveau et le nourrit, la grenade qui reflète et protège l’ovaire : ce ne sont pas des superstitions, mais la reconnaissance de schémas dans la syntaxe la plus profonde de la nature. À mesure que nous développons des outils pour détecter et mesurer les champs informationnels, nous découvrirons peut-être que les anciens herboristes, en lisant les signatures des plantes, accédaient aux mêmes schémas que nos instruments finiront par quantifier.

Rupert Sheldrake : Champs biologiques et résonance morphique

Plus forte encore que l’idée de l’évolution des lois est l’idée selon laquelle les lois de la nature évoluent un peu à la façon des habitudes ou des coutumes, car cela présuppose une sorte de mémoire. Il n’est pas nécessaire de voir dans cette mémoire un phénomène conscient (nos propres habitudes ne sont pas toujours conscientes). De même que la mémoire de l’univers est elle aussi une mémoire qui n’est pas forcément consciente. Ce qui se produit aujourd’hui dépend de ce qui s’est produit par le passé et du nombre de fois où ces choses se sont produites.