Le paradis est l’enfer du sage, entretien avec Faouzi Skali


16 Jan 2014

(Revue Itinérance. No 1. Mai 1986)

Faouzi Skali Docteur en anthropologie, ethnologie et sciences de religions, Faouzi Skali est né en 1953 à Fès (Maroc). Écrivain francophone, il se situe entre l’Orient et l’Occident et œuvre pour le dialogue des hommes et des cultures. Il a publié plusieurs livres et articles et fait de nombreuses conférences sur la voie soufie, tradition ésotéri­que de l’Islam.

Propos recueillis par Robert Faure et Daniel Bessaignet

Les hommes et les écrits tra­ditionnels soufis parlent de la voie du cœur. Quelle est sa réalité selon vous?

Le cœur ne désigne pas seule­ment le cœur organique mais aussi le centre subtil de l’être, celui qui reçoit la connais­sance et donc Dieu. Un texte dans lequel Dieu parle rappelle : « ni mon ciel, ni ma terre ne peut me contenir mais je suis tout entier conte­nu dans le cœur de mon servi­teur ». Mais on parle aussi de l’œil du cœur. Dans tout le langage coranique, l’intelligence est l’intelligence du cœur, y compris dans le discernement. Alors que dans le monde moderne le mental, le cœur et le domaine spirituel sont séparés.

Dans la tradition coranique, le cœur permet de lire les signes. Tous les événements se tradui­sent par des signes. Le jour et la nuit sont des signes. Et bien le cœur est le lieu où l’on com­prend les signes.

Les signes de quoi ?

Les signes de la présence di­vine. Toute manifestation est signe. Il n’est pas une seule manifestation qui ne soit un signe. Ce qui importe par exemple dans une lecture, ce ne sont pas les lettres mais le sens qui transparaît derrière les lettres ; or le sens c’est quelque chose d’imprenable, d’indéfinissable. Par exemple la beauté d’une fleur, celle de toute manifestation sensible, ce sont des signes qui transcendent infini­ment cette beauté.

C’est pour cela que les soufis peuvent prendre un tas de symboles qui peuvent paraître matériels, parce qu’en réalité ils visent ce qui est bien au-de­là. Ces choses là ne sont que des lettres qui laissent transparaître une vérité qui les dé­passe infiniment.

Si tout est signe, tout est vé­rité qui nous dépasse et qui nous est quand même acces­sible par le cœur ?

C’est cela ; tout fait allusion à cette vérité unique à travers les formes et manifestations multiples et la désigne ; parce que le signe désigne la chose à laquelle il fait allusion.

Comment se fait-il que deux hommes de la même confré­rie, deux soufis puissent avoir une interprétation dif­férente, de toute bonne foi finalement, d’un même évé­nement ? Peut-être que leur cœur va lire un événement d’une façon totalement diffé­rente ?…

Cela dépend, bien sûr, du de­gré de connaissance dans le­quel chacun se trouve. D’ail­leurs on a dit du connaissant : « c’est celui qui trouve Dieu plus proche de lui que de ses signes », c’est-à-dire que pour lui il n’y a plus de signes. C’est celui qui est sur la voie qui voit beaucoup de signes, de symboles, qui essaie de se ren­dre perceptif à cette vérité qui se révèle à travers des manifestations multiples. Mais pour celui qui est arrivé il n’y a plus de signes : Dieu est plus proche de lui que ses propres signes.

Celui qui est arrivé, c’est un Maître ?

La fonction de Maître et le fait d’avoir une réalisation spiri­tuelle, ne sont pas exactement les mêmes choses. Parce que l’on peut être entièrement réalisé sans du tout avoir la fonction de Maître. Et ce ne sont pas des choses qui se déterminent à un niveau de décision individuelle.

On ne se dit pas : « après tout j’ai des choses à apprendre au hommes donc je vais me faire Maître ». Et s’il y a bien une fonction qui doit répondre des choses importantes, à de critères multiples (d’appartenance à une chaîne initiatique au fait d’avoir reçu une initiation par un Maître, d’avoir et des confirmations transcendantes), c’est vraiment la fonction de Maître ; c’est quelque chose qui n’est pas facile de faire en tout état de cause, est tout à fait impossible de vouloir se la décerner.

Je crois que cela ne ferait de bien ni à la personne qui se la décerne, ni à ses disciples C’est quelque chose qui relève du transcendant, dans le vrai sens du terme. Et c’est pour cela que pour les vrais Maître réalisés, il y a d’abord une reconnaissance, une autorisation qui est reçue par l’intermédiaire d’une personne qui appartient elle-même à une lignée et lui donne explicitement le Idhn, l’autorisation de pouvoir lui-même à son tour enseigner, et secondement, il a une confirmation transcendante de ce Idhn. Et on connaît beaucoup de gens qui ont eu un Idhn de leur Maître et qui n’ont pas bougé, pendant des années, jusqu’à ce qu’ils reçoivent explicitement une confirmation spirituelle. Le vrai connaissant, libéré de son ego, n’a que faire de cette fonction de « Maître ». Il est pourtant dans certains cas obligé de l’assumer en vertu justement de cet « ordre » trans­cendant qui lui révèle que c’est là sa mission et qu’il ne peut l’éluder.

Peut-il y avoir d’autres pro­phètes ? Est-il attendu d’au­tres prophètes, dont le rôle est un peu différent de celui d’un maître ?

Le mot prophète dans l’Islam, signifie un envoyé de Dieu, tel le prophète de l’Islam. Celui-ci a dit : « il n’y aura pas de pro­phètes après moi ». Il entendait par là, qu’il n’y aurait plus per­sonne qui viendrait apporter une loi nouvelle. Ce n’est pas la porte de la Sainteté, de la réalisation spirituelle qui est fermée, c’est la porte de la ré­vélation de la loi, si vous vou­lez. Or seul un prophète peut apporter cela : une loi nou­velle. C’est sa fonction juste­ment. C’est pour cela qu’on ne peut pas mélanger toutes les fonctions.

Si l’on a fait une première dis­tinction entre la réalisation et le Maître, il faut faire une dis­tinction entre le maître spiri­tuel et le prophète ; dans le sens où le prophète vient don­ner aux hommes de la part de Dieu, une loi. Comme Moïse a apporté du Sinaï une première loi, Jésus a apporté une se­conde loi puisqu’il a eu l’autorisation, la fonction de pouvoir adoucir la loi mosaïque et d’y apporter quelques change­ments. Le prophète de l’Islam est venu à son tour aussi pro­mulguer une autre loi qui mar­que pour l’Islam la fin des cy­cles des lois révélées.

Le Christ aussi est attendu en Islam. Non pas en tant que prophète législateur, devant apporter une loi nouvelle, sa venue n’abolissant pas la der­nière loi révélée par le pro­phète Mohamed. Mais s’inscri­vant dans cette loi, sa tâche se­ra de lui donner toute sa signi­fication spirituelle au moment où celle-ci commencera à se perdre.

Ceci est inscrit ?

Oui dans les Hadiths on parle de la venue de Jésus à la fin des temps ; Jésus est considé­ré, dans l’Islam et dans la pers­pective musulmane, comme s’inscrivant dans une lignée de prophètes dont le premier fut Adam. L’Islam se donne dès l’abord comme une confirma­tion de la validité des mes­sages antérieurs et présente le but de sa mission comme étant leur intégration en une synthèse finale.

La notion d’ego, est-ce que cela existe dans l’Islam ?

C’est central dans le soufisme, puisque l’on retrouve dans le Coran toute une classification d’ego qui est très intéressante : depuis l’âme tyrannique jus­qu’à l’âme accusatrice, paci­fiée, etc… il y a toute une clas­sification des différentes struc­tures de l’ego que quelqu’un qui est sur une voie de réalisa­tion aura à affronter et à dé­passer.

Elles sont donc réperto­riées ?

Elles ne sont pas données d’une façon systématique dans le Coran. Mais chacune s’inscrit dans un contexte particu­lier. Et les soufis eux, dans leurs chemins de réalisation, passent par les différents états ainsi décrits par le Coran. Ils ont connu ces états. Ils arri­vent à les expérimenter.

Il y a donc cette connais­sance de l’humain et de ses différentes étapes, différents états de conscience de l’âme dans son cheminement ?

C’est ça. Ceux-ci se réalisent grâce à la libération progres­sive de l’emprise de l’ego. C’est ce que les Soufis appel­lent le Nefs et ils engagent contre le Nefs ce qu’ils appellent le grand combat par rap­port auquel le petit combat extérieur avec des épées ou autre est quelque chose de tout à fait négligeable, minime. Ça se réfère à un Hadith du prophète selon lequel le pro­phète dit à des combattants qui reviennent éreintés d’un combat : « Vous êtes revenus du petit combat vers le grand combat ». Alors on lui de­mande : « Prophète, qu’est-ce que c’est que le grand combat, si cela est un petit combat ? » Il répond : « Le grand combat c’est le combat que vous livrez à vous-mêmes. »

Donc en réalité ils devaient à peine commencer à entrer dans le véritable combat. C’est pour cela que les soufis insis­tent sur le fait que la véritable réalisation passe par la mort à soi-même. Comme avait dit le prophète : « Mourez avant de mourir » ou bien « Les hommes dorment. Lorsqu’ils meurent, ils se réveillent ». Et c’est la mort de l’ego qui est essen­tielle, une mort complète. Et à travers cette mort, l’humain est amené à connaître dans ce monde tout ce qu’en réalité il ne pourrait connaître qu’après la mort corporelle. Parce que finalement, après la mort cor­porelle on va rejoindre le de­gré spirituel dans lequel on s’est trouvé dans ce monde. Lorsqu’on meurt ici, par notre effort de réalisation, on gravit tous les différents degrés de l’au-delà ; le soufi considère que pour lui les différents de­grés du paradis sont eux-mêmes des obstacles à dépas­ser. Tout ce que l’on peut ex­pliquer d’un vécu spirituel ou décrire dans un langage sym­bolique, tout cela a un sens éminemment précis, expéri­menté, goûté : le vin, l’ivresse du Paradis, les Houris toutes ces choses là qui sont d’un or­dre éminemment spirituel, tout cela devrait pourtant être dépassé car ils considèrent que le Paradis est la prison du Sage, car le seul but est celui de la Connaissance de l’Unique, de Dieu. Pour eux tout ce qui est Paradis, Enfer sont des éléments créés donc en tant que tels n’ont aucune importance ; ce qu’ils recherchent c’est l’essence, l’être véritable. Et à ce niveau là, il est impossible d’y arriver sans être guidé parce que seul un maître pourra obliger un disciple à sortir de ces états de félicité dans lequel il pourra se complaire indéfiniment l’obliger à aller au-delà en lui montrant qu’en fin de compte ces états là sont négligeables.

Nous avons vu un film d’Arnaud Desjardins sur les soufis, et j’aurais voulu dire aux personnes qui l’ont vu et qui ont eu une impression qui reste très extérieure lorsqu’ils voyaient ces gens faire la « Ima­ra », que c’est une traduction corporelle d’un état spirituel qui se traduit toujours par une joie immense, paradisiaque, par une extase, un amour, une connaissance, tout cela mélan­gé à la fois !

C’est une perception ineffable, dans laquelle on est amené à voyager toujours plus loin, toujours plus profond, d’une manière toujours plus inté­rieure, plus subtile et ceci sous la direction du guide spi­rituel qui permet au disciple de se débarrasser de toutes les idoles et d’abord de l’idole de ce bonheur qui reste malgré tout différent du bonheur de la contemplation divine qui lui est vraiment le but. Ce bon­heur est un voile.

Il y a Hadith qui dit : « il y a 70000 voiles d’ombres et de lumières qui séparent le servi­teur de Dieu ». Pas simplement d’ombres ; et les Saints disent qu’il est facile de dépasser les voiles d’ombres des ténèbres, parce que tout le monde dit : « ce n’est pas un état agréable, il faudrait aller au delà ». Mais le problème c’est quand on est dans les voiles des lumières : il faut les dépasser aussi.

Ce qui m’étonne toujours dans les traditions et en par­ticulier dans le soufisme, c’est cet extraordinaire dé­termination pour aller à l’es­sentiel, en relativisant tout le reste…

Tout ce qui est autre que Dieu est relatif : c’est ce qui est ex­primé dans la première parole de profession de foi musul­mane là ilâha ill-Allâh : « il n’y a d’autre Dieu que Dieu ». On commence par une négation, Iâ ilâha.

Donc chaque fois, c’est un Dhikr, une sorte de mantra que l’on répète chaque fois d’une manière plus profonde. On passe son temps à effacer, à affirmer, effacer et à affirmer. À chaque fois l’affirmation se fait de plus en plus réelle. On efface ce qui est illusoire ; on s’approche un peu plus du réel.

Et ainsi de suite, et tout dans l’Islam tourne autour du fait de tout faire pour Dieu sans rien attendre en retour, ni ré­compense, ni peur des châti­ments. Il faut agir pour Dieu, pour le « visage » de Dieu. Toutes nos actions, tous nos états, tout cela n’a aucune im­portance en soi sinon que d’être quelquefois des moyens, des paliers qui sont mis sur notre route pour nous aider à atteindre ce but qui reste la seule chose réelle ; c’est pour cela que Dieu est le Réel, la seule Réalité. Tout le reste à quelque degré auquel il puisse se situer reste relatif.

Et en même temps dans la deuxième dimension percu­tante du soufisme, il y a cette grande connaissance de l’homme, de l’humain dans ses mécanismes psychologi­ques, dans ses ruses.

Oui, absolument.

Est-ce qu’il y a un travail qui est fait par le Maître sur son disciple pour le décom­plexer, l’affirmer ou un tra­vail fait sur son énergie, sur sa conscience pour la faire descendre dans les profon­deurs de l’inconscient ; pour non seulement atteindre le but ultime, mais aussi l’incarner de plus en plus en tant qu’Homme ?

Si vous voulez, dans le soufisme en tout cas, la chose es­sentielle pour tout disciple, pour tout aspirant de la voie est la rencontre avec un Maître authentique. Tout se résume à cela. Parce que finalement, les techniques et tout cela vont dépendre simplement de la façon dont procède ce Maître. Il peut procéder d’une façon ou d’une autre.

Tout dépend finalement de la structure spirituelle qui lui est propre, et de la façon dont il initie ses disciples. Il n’y a qu’une chose importante : c’est l’autorisation, la permis­sion de faire du dhikr. Cette autorisation ne peut être effi­cace que si elle est reçue par un Maître. Lorsqu’on reçoit ce dhikr, on le reçoit en vertu d’une autorisation, d’un ordre qui est donné par le Maître : « Faites ce dhikr ».

Pour moi c’est tout à fait sem­blable sur un plan microcos­mique à ce qui a été sur le plan de l’univers entier : « que la lu­mière soit et la lumière fut », le fiat lux, n’est-ce pas, c’est cet ordre, cette vibration donnée au départ. Ainsi le principe de transformation de la psyché humaine reste toujours cette connaissance intérieure. Sans cela l’équilibre psychologique est illusoire et en tout cas tou­jours précaire.

Mais le dhikr en lui-même si on le fait seul peut-être très très dangereux, et être le véhi­cule d’influences qui peuvent vraiment porter préjudice à l’intégrité psychologique de l’individu.

Il y a un dhikr par per­sonne ?

Le Maître donne le dhikr qu’il juge correspondre à telle ou telle personne. Mais l’impor­tant c’est qu’il soit donné. Et à partir de ce moment, il est porteur de cette vibration, de cette lumière ; le dhikr devient alors le canal, le véhicule de cette lumière, et donc plus on le fait et plus on sent ces vibrations en Soi qui sont une lumière et qui nous éclaire dans cette descente en nous mêmes. C’est comme le « fiat lux » qui fait tourner le chaos en un ordre et illumine toute chose. Chaque fois qu’il arrive à un niveau d’être, il l’illumine, il l’ordonne. C’est exactement ce que fait cette lumière intérieure du cœur du disciple.

Où est le danger dont vous parliez ?

Le danger est de faire le dhikr, sans l’avoir reçu, sans qu’il y ce fiat lux. Alors qu’est-ce qui se passe ? On descend finalement dans des régions profondes de l’être mais sans avoir cette lumière. Et l’on peut à ce moment là se trouver face des situations ou des forces psychiques ou à des réalités qui peuvent complètement déstructurer le disciple. Parce qu’on éveille des forces qu’on n’est absolument pas capable, de contrôler.

Ces forces là on peut les si tuer dans l’inconscient ?

C’est cela ; c’est tout ce qu’il y a à l’intérieur de l’être qui es tout à fait extraordinaire, sans fond.

C’est la matière humaine, la « pâte humaine » ?

Oui, je pense qu’on traverse des paliers ou des degrés tres nombreux, depuis ce qui est individuel jusqu’à ce qui es supra-individuel, à tous les niveaux.

Est-ce qu’à un certain moment le disciple, auprès d’un Maître, peut faire l’expérience un peu cruelle de la solitude ? Est-ce qu’à un certain moment il peut se sentir seul, ou est-ce que au contraire, le fait d’être proche d’un Maître enlève tout sentiment de solitude ?

Justement qu’est-ce que de­vient le Maître ? Finalement quand le disciple reçoit cette lumière intérieure, et que le Maître l’éclaire, le dialogue avec le Maître devient un dia­logue à partir de cette expé­rience.

C’est de là que naît le langage allusif dont parle les soufis. Il y a une complicité, un langage allusif ; le Maître lui parle de quelque chose que seul connaît, et l’expérience du disciple l’amène à parler aussi ce langage là. Le Maître utilise un langage finalement commun dans des acceptions tout à fait différentes. Parce qu’il est en train de parler de quelque chose qui en réalité n’a pas d’équivalence sur le plan sen­sible, ordinaire. Quant au dis­ciple ce qui devient son Maître intérieur c’est cette lumière ; toujours plus grande. C’est ça qui l’éclaire, c’est ça qui lui fait comprendre.

Mais ça ne lui fait pas com­prendre les choses d’une ma­nière mentale. Ça éclaire : ce sont des intuitions. Quelque chose s’éclaire, se transforme. Ça transforme surtout.

C’est ça qui est important, parce que au lieu de prendre les choses, de les découper et ainsi de suite, cette lumière les transforme, tout simplement. Et ce qui peut paraître dans l’illusion, quelque chose de négatif, de sombre n’est plus rien de tout cela, ça devient tout à fait autre chose.

La réalité est toujours une réa­lité lumineuse parce qu’en réa­lité la présence divine pénètre toute chose. Donc c’est une transformation continuelle de l’intériorité du disciple. Et donc tout ce qui peut apparaî­tre au disciple comme crainte etc… tout cela c’est l’effet du mental.

Au lieu de comprendre par cette lumière, on essaye de comprendre avec sa tête ; c’est pour cela que c’est à l’inverse de toute psychologie mentale qui essaye de prendre ces choses là en les découpant, les classifiant, etc…

Comme en psychanalyse ?

Alors là, cela n’a rien à voir… La psychanalyse est exactement à l’opposé d’une voie spirituelle. Au lieu de parler de choses qui pour le soufi sont illusoires, cette lumière vient et les transfigure.