Ce système est maintenu par une interdépendance structurelle entre les deux principaux architectes du monde : les États-Unis et la Chine. Ils sont présentés comme des adversaires, mais fonctionnent plutôt comme des entrepreneurs rivaux construisant le même enclos numérique. Les États-Unis imposent l’architecture monétaire par les sanctions et la puissance militaire. La Chine contrôle les terres rares et les capacités de transformation nécessaires aux drones, capteurs et infrastructures intelligentes qui définissent la prochaine phase de gouvernance technocratique.
Colin Todhunter : Fertiliser la faim : violence dans le Golfe et logique du contrôle