Malgré les immenses avancées de la connaissance, conduisant à cette « maîtrise » du monde extérieur dont nous sommes si fiers, grâce à la Science actuelle et son langage rationnel, n’est-on pas enclins à nous demander si cet énorme développement de la Culture ne nous a pas fait « oublier » ce langage intuitif qui prévalait au début de l’humanité ? Ce langage qui est cependant seul à permettre à notre pensée de s’ouvrir vers une dimension essentielle, celle de notre appartenance « corps et âme », qu’on le veuille ou non, à un Réel cosmique ?
Jour : 1 janvier 2012
L'imaginal et l'homme de lumière de Michel Random
Tout homme libéré, qu’il soit un saint chrétien ou sage traditionnel est toujours représenté, entouré d’une auréole. C’est pour signifier que le corps apparent se confond avec le corps de lumière. Les astres et les étoiles deviennent alors les luminaires symboliques de ce corps. Cela signifie que l’homme possède non plus la connaissance des sens, ou la connaissance de l’intellect, ou de celle même de l’esprit spirituel, cela signifie que l’homme a perdu le voile de ce qui est séparé, il possède la lecture réelle des choses, il en perçoit la nature profonde, il est désormais hors de toute souffrance, et même au-delà de tout sentiment…
monsieur Kahlenberg : Le judaïsme
[…] la religion juive est constituée par une série d’expériences religieuses, qu’on appelle tantôt révélation, tantôt inspiration et dont le contenu se trouve consigné dans la Bible et tout spécialement dans la Tora, les Cinq livres de Moïse. Sur ce fond divin, qui renferme les bases de la foi et de la loi, est venue se greffer la tradition orale qui se trouve dans le Talmud, dont l’origine remonte vers le Ve siècle avant l’ère chrétienne. Or, qui dit religion juive aujourd’hui, ne doit jamais oublier cette association indissoluble que représente depuis vingt-cinq siècles dans le Judaïsme la Tora avec le Talmud.
Vintila Horia : Sur l’imminence de la découverte d’un langage anagogique
Le langage scientifique n’est donc pas capable de se confondre avec la réalité, mais seulement de la dire, en laissant à la poésie la tâche d’aller plus loin (plus haut, anagogiquement). […] Le discours rationnel serait donc condamné à traiter des choses qui n’ont aucune relation avec la signification de la vie, et à se limiter au monde des faits, tandis que ce serait au langage poétique d’aller de l’avant, jusqu’au fond du monde des valeurs, là où la morale se confond avec l’esthétique, le beau avec l’éthique, sous une lumière que Platon avait déjà pressentie.