Tradition chinoise et symbolisme maçonnique par Patrick Armand

(Revue Le Chant de la Licorne. No 25. 1988) On a souvent tendance à opposer traditions orientales et occidentales. Pourtant, en les abordant en profondeur, on constate beaucoup d’analogies nous rappelant qu’à l’origine, la Tradition est une. Le compas et l’équerre Nous connaissons tous ces symboles: le compas et l’équerre. Le compas permet de prendre […]

Le corps, lieu de notre accomplissement spirituel par Annick de Souzenelle

Mes amis, j’aimerais vous dire à quel point je suis émue, profondément, surtout pour partager avec vous un sujet qui m’est cher. Cela a été le premier sujet, qui a constitué l’objet de mon écriture. C’est sûr que l’on revient toujours avec sympathie à ses premières amours, et puis surtout, c’est un sujet grandiose que […]

Mythes et polis dans la Grèce antique par Pierre Solié

(Revue Question De. No 59. 1984) ÉPIGRAPHE Lorsque le destin, durant quatre années entières, fomenta sur l’Europe une guerre d’une grandiose atrocité — une guerre que personne n’avait voulue — nul esprit, pour ainsi dire, ne songea à se demander ni ne se demanda qui ou quoi avait au juste causé cette guerre et sa […]

2 symboles de l’intelligible : l’Arbre et l’Oiseau par Jean Biès

(Revue 3e Millénaire. Ancienne série. No 14. 1984) Dans son Commentaire du Cantique des Cantiques, Origène estime que « les plantes et les animaux renferment l’analogie et le signe des choses célestes…, l’image et la figure du monde invisible ». Une telle intuition ouvre le registre de la symbolique universelle, invite à une lecture verbale […]

La fin du grand mythe V par Carlo Suarès

Les thèmes mythiques que nous décrivons, chacun peut les transposer à son usage. La seule et unique dualité fondamentale qui constitue l’homme mythique assume tous les aspects possibles, et est la base de tous les problèmes possibles. Il appartient à chacun de ramener sa propre difficulté intérieure à la difficulté originelle. Tant qu’il n’aura pas rencontré celle-ci dans sa nudité, tant qu’il ne l’aura pas définitivement abandonnée derrière lui, il appartiendra à l’Univers du Mythe, à l’Univers des sous-hommes.

Eliade ou le refus du symbolisme… par Ioan Culiano

La structure et la fonction du symbole reli­gieux sont analysées par Eliade dans de nombreux endroits de son œuvre. Un brillant essai appartenant au recueil La Nostalgie des origines (1971) est consacré tout particulièrement à ce problème. Par ailleurs, Eliade exprime souvent son adhésion (conditionnée) à l’œuvre de Carl Gustav Jung et à son interprétation des sym­boles. Ici, ce n’est plus l’historien des religions, mais le philosophe et l’anthropologue qui parle. Pour celui-ci, il est fort vraisemblable que les symboles continuent de mener une existence occulte dans les couches archaïque de la psyché, pouvant être actualisés soit par un effort conscient, soit à cause d’une maladie psychique. Mais, à y regarder de près, ni l’historien des religions qui décrit les symboles, ni le psycho­logue qui s’occupe de leur fonction psychique n’ont encore entamé le discours qui concerne l’origine et l’essence des symboles.

Le principe féminin dans la Bible par Annick de Souzenelle

L’archétype de l’Intelligence dans la Tradi­tion biblique est appelée « Mère divine ». L’intelligence est accouchement perpétuel à soi-même. Nous lui avons donné un organe mâle pour pénétrer les événements. Ce sont les événements qui, porteurs de la Sagesse – appelée « Père divin » – nous pénètrent, nous brisent à nos champs de conscience périmés et font jaillir en nous la lumière nouvelle riche des ténèbres qui viennent d’être épousées.

Les tarots par Serge Bramly

L’origine du nom, Tarot, a été le sujet d’innombrables thèses, qui, si aucune n’a su définitivement s’imposer, aident chacune à la compréhension générale du jeu. On a successivement avancé que Tarot était une corrup­tion des noms des dieux égyptiens Ptah et Râ, respecti­vement Maître de la Création et dieu-Soleil (que les Bohé­miens adorent toujours comme leur principale divinité masculine)… Que le mot était un anagramme de Rota, qui signifie « Roue » ou « Cercle » et que l’on avait ajou­té un T afin de bien montrer que le début et la fin sont semblables… Une déformation de Thot, nom du dieu des sciences ésotériques de l’ancienne Égypte, dont l’équiva­lent grec est Hermès, que l’on prit comme inspirateur et patron des cartes… Qu’il dérivait de l’hébreu Thora, « la Loi », mot qui désigne les cinq premiers livres de la Bible, identifiant ainsi les cartes à un texte sacré… Ou encore venait du sanscrit Tar – ô, l’Étoile polaire, le guide… Ou du latin Orat (« il prie ») renversé…

La pierre cubique, un symbole alchimique et cabalistique par Jean Dubuis

La Pierre Cubique est le symbole de l’Homme dans son évolution. L’Homme du Commencement, l’Homme avant l’involution est la pierre brute. L’Homme à la fin de son évolution est devenu la pierre polie. La Qabal dit que l’Homme, le microcosme, est en petit la reproduction du macrocosme, la Création, l’Adam Kadmon, l’Homme-Univers.

Les sociétés secrètes modernes : 3 La géométrie symbolique par René Alleau

Qu’entendons-nous par l’expression : « géométrie symbo­lique » ? Nous avons naguère essayé de distinguer aussi pré­cisément que possible les « synthèmes » et les symboles à partir de la différence qui sépare des signes de liens mutuels, de nature sociale et profane, des signes d’une ou de plusieurs liaisons, de nature religieuse et sacrée, attestée soit par des initiations, soit par les rites. Les « synthèmes » suggèrent des rapports rationnels descrip­tibles ; les symboles évoquent, dans leur essence, des rela­tions spirituelles qui ne sont ni mesurables ni exprimables de façon totalement adéquate. De plus, nous avons indiqué qu’entre les synthèmes sociaux et les symboles sacrés se situaient les emblèmes, bases du langage de l’art. Ainsi peut-on concevoir qu’une géométrie puisse être synthématique, emblématique ou symbolique, selon sa structure propre et sa finalité.