Jean-Claude Frère : Le mythe de Faust et la genèse du surhomme

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Faust est une histoire à jamais inachevée ; d’époque en époque, des hommes de talent, de génie, les seuls qui innovent vraiment, se consacrent à une « réécriture » de Faust. Pourquoi ? Que ce soit Faust ou Don Juan en Europe moderne, Œdipe ou Oreste dans la Grèce antique, ces thèmes ne sont plus seulement des motifs littéraires ; ce sont des réalités fondamentales, des archétypes exprimant au plus haut niveau les tensions les plus complexes et les plus profondes de l’être. C’est, au sens propre, l’âme même de la race.


Questions à Raymond Abellio sur sa vision de l'occident

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Ma propre certitude, à certains moments de ma vie, a été totale, immédiate, fulgurante. C’est ainsi que je puis vous dire, et de façon très précise, que j’ai reçu la révélation de ma clef numérique de la Kabbale le 5 avril 1946 à dix heures du matin, le Vendredi saint de cette année-là. La liste des valeurs ésotériques des nombres m’est venue globalement, sans nuance. Elle m’est tombée dessus comme un coup de tonnerre, à tel point que, pendant trois heures, je suis resté paralysé, dans un état d’immobilité absolue. Je brûlais et j’avais l’impression que ma tête allait éclater. Quand j’ai enfin pu me déplacer, je suis allé me coucher sous une tente qui était au fond du jardin. Pendant ce repos, chaque fois que j’essayais de deviner le sens précis de ma révélation, j’avais l’impression que tout pouvait sauter en moi.


Robert Linssen : Le regard Intérieur

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Ces textes proviennent des « Voies Abruptes » indiennes, de l’Ad-vaïta, de l’École « Ch-An Tsung » chinoise, de la Para-Bhakti indienne, des Adeptes du « Sentier sublime Tibétain, des « Praja-Patis » Seigneurs de l’Être » et des Maitres Mongols.


Louis Liébard : La hiérarchie divine

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C’est en toutes lettres qu’écrivait le Prophète Isaïe (XV, 7) : « C’est Moi, Dieu, qui fais le bonheur (le bien) et qui provoque le malheur (le mal), c’est Moi, Dieu, qui fais tout cela ». Tandis que l’homme, image de Dieu, mais n’en possédant ni sa toute-puissance, ni sa toute-liberté, est obligé de dire avec Saint Paul : « Je fais le mal que je ne voudrais pas faire et je ne fais pas le bien que je voudrais faire ».


monseigneur Germain de Saint-Denis : Qui était saint Joseph ?

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Lorsque l’esprit n’est pas nourri à Dieu, il vient se nourrir aux énergies psychiques de l’âme et à ce moment-là il « absolutise » les réactions de l’âme, parce qu’il est absolu et que l’âme est incapable de nourrir l’esprit. Mais elle le fait quand même et alors on entend des réactions de ce type : « mais, Monsieur, s’il y a un Dieu, vous n’allez pas me faire croire que des choses pareilles soient possibles. Ma fille est morte, ne me dites pas qu’il y a un Dieu ! ». L’âme a une émotion devant le scandale, la mort, et comme l’esprit n’est pas alimenté, il a absolutisé la douleur, donc la confusion est entre eux.


Jacques Becker : Les modes de la musique indienne

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Contrairement à la musique occidentale que l’on pourrait qualifier de « Rajasique » (où la joie sensorielle prédomine) par le nombre de mutations harmoniques qui la caractérisent ou même « Tamasique » (dépourvue de tout sens artistique) dans le cas de certaines musiques actuelles atonales, cette musique est exclusivement « Sattvique », c’est-à-dire qu’elle oriente l’esprit vers une réalité au-delà des sens, par le biais d’une joie sensorielle, pour atteindre la sérénité.



Gabriel Monod-Herzen : Le yoga intégral de sri Aurobindo dans la vie quotidienne

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Le mérite de Sri AUROBINDO et son originalité, ont été précisément que ce qu’il enseignait était un enseignement intégral dans ce sens, qu’il était applicable par n’importe qui. La chose importante est que nous sommes tous semblables et que nous sommes tous égaux. Nos capacités par contre, sont différentes pour chacun de nous. Alors que faut-il demander aux êtres ? On ne peut pas leur demander de devenir Ramakrishna, cela n’aurait aucun sens parce qu’ils ne le sont pas. Je ne peux pas demander à être Sri Aurobindo, cela n’a aucun sens, il n’a jamais pensé à nommer un successeur tant qu’il était là. Mais, ce qui est possible, c’est de développer au maximum ce que nous avons comme possibilités, et ce sera différent pour chacun de nous.


Swami Hridayananda Sarasvati : Raja Yoga 12

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L’état de veille, à l’opposé de ce qu’en disent les Occidentaux, est pour nous, Indiens, responsable en quelque sorte de l’état de rêve, nous lui donnons donc plus d’importance. Dans l’état de veille nous expérimentons, nous faisons des expériences conscientes et ce sont ces expériences qui forment des empreintes au niveau du subconscient. Et ce sont ces empreintes subconscientes qui fonctionnent dans l’état de rêve et qui forment les rêves.


Serge Brisy : Quelques aperçus sur la richesse de la découverte de soi

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En vérité, nous n’osons pas être nous-mêmes, sans doute parce que nous ne savons pas ce que nous sommes. Ce que nous voyons de nous est apparence et appartient au passager, Et si tout en nous est mouvement, parce que tout est vie, trop souvent, nos préjugés, nos traditions, nos croyances, nos conceptions, essaient d’immobiliser ce mouvement, afin d’atteindre à une stabilité trompeuse qui n’est que stagnation. Le conflit douloureux et perpétuel de l’homme contre ce qu’il croit être et sa réalisation durable, éternelle, a sa source dans l’incompréhension de notre être véritable. Nous nous identifions au passager et essayons désespérément de le faire durer ; nous négligeons ou ignorons l’éternel, qui est la Vie elle-même.