Fragments of Coherence : Le physicien qui a vu ce que les mystiques ont vu

Le Vedanta l’appelle Brahman — le fondement infini et immuable de la conscience pure d’où émergent toutes les formes. Le monde manifeste des choses séparées est Maya — pas exactement une illusion, mais une apparence. La surface prise pour la profondeur. Bohm aurait approuvé. Il a écrivait : « L’idée que tous ces fragments existent séparément est manifestement une illusion, et cette illusion ne peut que conduire à des conflits et à une confusion sans fin ».

Michael Mendizza : Authentique

Être conscient sans nommer ni penser, c’est comme se tenir au bord d’un vaste lac silencieux à l’aube : pas de rides, pas d’étiquettes, juste la présence. L’expérience brute avant que l’esprit ne commence à la découper en mots. Une sensation de vivacité « connue » sans avoir besoin d’être comprise. La chaleur du soleil sur la peau, le chant d’un oiseau, le rythme de la respiration — chacun surgissant et disparaissant sans commentaire. Il n’y a pas de « je » qui regarde, pas de « chose » observée. Juste une observation ouverte, sans effort.

Michael Mendizza : Les limites de la pensée et de la connaissance

Un bref résumé de la recherche de vingt-cinq ans de David Bohm Nous faisons face à un effondrement de l’ordre social général et des valeurs humaines qui menace la stabilité du monde entier. Les connaissances existantes ne peuvent pas relever ce défi. Il faut quelque chose de beaucoup plus profond — une approche entièrement nouvelle. […]

Jim Baggott : Dialectique quantique

Lorsque la mécanique quantique menaçait la doctrine marxiste du matérialisme, les physiciens communistes ont cherché à réconcilier les deux. La révolution quantique en physique s’est déroulée sur une période de 22 ans, de 1905 à 1927. À l’issue de cette période, la nouvelle théorie de la mécanique quantique avait complètement ébranlé les fondements de notre compréhension […]

Ryan Matters : Quand la force rencontre le pouvoir : l’inévitable effondrement de l’agenda transhumaniste

Traduction libre Lorsque le célèbre théoricien quantique, David Bohm, a lu « La première et la dernière liberté » de Jiddu Krishnamurti, il a été époustouflé par son insight et ses connaissances concernant le phénomène de l’observateur et de l’observé. Bien qu’il n’ait reçu aucune formation universitaire, et encore moins une éducation formelle en sciences, Krishnamurti avait, […]

Ken Wilber : Réflexions sur le paradigme du nouvel âge

Note: cet entretien représente le début de l’approche intégrale de Ken Wilber, approche qu’il n’a cessé de raffiner jusqu’aujourd’hui. Nous suggérons vivement la lecture de ses récents travaux… (Extrait de Ken Wilber – Le paradigme Holographique. Édition Le Jour 1984) RV: Parmi les diverses autorités dans le domaine transpersonnel, vous semblez être l’un des très […]

Renée Weber : Conscience de champ et éthique de champ

(Extrait de Ken Wilber – Le paradigme Holographique. Édition Le Jour 1984) La théorie de Bohm révèle une remarquable cosmologie. Peut-être son contenu n’est-il pas moins remarquable que sa source, un physicien. A notre époque de compartimentation professionnelle surgit la question: pourquoi un éminent physicien théoricien met-il sa réputation scientifique en jeu en se consacrant […]

Louis De Broglie et la dualité onde-particule, entretien avec Georges Lochak

Grâce à cette vision historique de l’évolution de la pensée en physique, il est arrivé à l’idée qu’on ne pouvait résoudre les problèmes des quanta et de la physique atomique qu’en prenant sous une forme très générale et à bras le corps le problème des ondes et des particules ; et c’est comme ça qu’il a donc proposé l’idée, tout à fait extraordinaire, que toute particule matérielle et pas seulement les quanta de lumière d’Einstein, mais n’importe quelle particule, devait être accompagnée dans son mouvement par une onde et par conséquent toute particule matérielle pouvait se diffracter comme se diffracte une onde sonore ou lumineuse.

Charles Hirsch : Vers une nouvelle conception du réel?

L’idée fondamentale de Bohm est que la réalité ultime, primordiale, constitue une unité par principe indissociable, que la science courante brise en morceaux — les objets — pour la reconstituer ultérieurement et artificiellement. Pour prendre une image simple, supposons que l’univers soit représenté par une poterie et que, pour l’étudier, nous la cassions, en étudions séparément les morceaux, puis recollions ceux-ci pour reconstituer approximativement la poterie : telle est la démarche scientifique habituelle, qui nous fait procéder localement, de proche en proche, mais non globalement. Une telle science, selon Bohm, ne peut découvrir les lois physiques primordiales.