Robert Linssen : Splendeurs du Kégon Zen
Les enseignements de la secte japonaise du Kégon Zen sont très peu connus. Ils sont le prolongement de l’école chinoise bouddhiste intitulée : « Hua yen tsung ». Sa doctrine initiale était basée sur l’un des principaux Sûtras du bouddhisme Mahayana indien : l’Avatamsaka Sûtra. L’étude des commentaires chinois de l’Avatamsaka Sûtra nous révèle les profondeurs d’une recherche spirituelle exceptionnelle. La traduction chinoise de l’Avatamsaka Sûtra s’intitule: « Hua yen ching ». Il s’agit d’une œuvre très vaste divisée en de nombreuses sections. L’une d’elle, intitulée « Sûtra des dix étapes » (en sanscrit Dasabhumika Sûtra) avait attiré l’attention des érudits chinois. Les commentaires du Dasabhumika Sûtra par les grands maîtres indiens Nâgarjuna et Vasubhandu avaient partiellement été traduits en chinois entre le VIe et le VIIe siècles. Les commentateurs et les adeptes de ces traductions avaient formé une secte connue sous le nom de Ti lun. Cette secte constitue l’origine principale de l’École chinoise de Hua yen dont le Kégon Zen est le prolongement japonais.