Francesca Crachilova : La matriochka de Gödel : pourquoi chaque réponse ouvre la voie à une question plus profonde

Peut-être n’existe-t-il pas de vérité finale au bout du chemin. Peut-être la vérité elle-même est-elle une récursion infinie, un voyage sans destination finale. Tant que nous sommes à l’intérieur du système, il y aura peut-être toujours un horizon juste hors de notre portée — une frontière qui s’éloigne sans cesse, où le sens, la vérité et la compréhension s’étendent sans jamais se refermer complètement sur eux-mêmes.

William Egginton : La conscience ne peut pas être téléversée

Téléverser des esprits dans des ordinateurs n’est pas seulement techniquement impossible — l’idée même repose sur une profonde méprise de la conscience et de notre place dans la réalité. C’est ce que soutient William Egginton, dont le livre récent explore les relations entre les philosophies de Kant, Heisenberg et Borges. Traçant un parallèle entre les esprits et les singularités de l’espace-temps à l’intérieur des trous noirs, il affirme que tenter de connaître de telles choses revient à vouloir aller au-delà des simples apparences vers la réalité en soi — un projet futile, selon lui. Et si les esprits ne peuvent pas être véritablement connus, ils ne peuvent certainement pas être copiés ni téléversés dans des ordinateurs. Des futuristes comme Ray Kurzweil et Dmitry Itskov, qui visent l’immortalité cybernétique, courent après un mirage métaphysique.