Le mental et les facteurs mentaux selon le bouddhisme tibétain par Dagpo Rimpoché

Prenons encore deux malades atteints de la même maladie. Si l’un d’entre eux sait très bien comment penser, son corps sera évidemment affecté par la maladie, mais sans plus. Par contre l’autre qui ignore comment conduire une réflexion favorable, aura en plus de la maladie physique à assumer, à faire face à de l’inquiétude. Elle va se morfondre. Et finalement elle devra agir et supporter beaucoup plus de souffrance que la première malade. Ceci est quelque chose de très aisé à comprendre. C’est l’évidence même et la plupart d’entre nous ont sans doute l’expérience de ce genre de cas qu’ils ont pu rencontrer maintes fois. Ce n’est donc pas quelque chose de terriblement abstrait, compliqué et difficile à comprendre. Tous ces états, le bonheur et le malheur viennent de l’Esprit. Et si l’on parvient à bien se maîtriser, à bien se contrôler, c’est-à-dire à penser correctement, à bien réfléchir, on sera toujours satisfait.

Sentiment & Raison par Gabriel Monod-Herzen

D’après Sri Aurobindo, les difficultés dans la pratique du yoga sont les mêmes pour les orientaux et les occidentaux, mais ils diffèrent dans leur attitude mentale. Ainsi les occidentaux lorsqu’on présente un schéma de vie qui débouche sur quelque chose de supérieur à leur personnalité, c’est-à-dire de nature spirituelle, désirent tout de suite avoir des explications de ce qu’il y a avant, après, en-dessous, au-dessus, etc. Tandis qu’un oriental est juste le contraire : Il est plein de cœur, de sentiment, il a des rêves magnifiques, mais cela reste à l’état de nuages qu’il admire, qu’il regarde, qu’il aime, mais qu’il ne peut que rarement justifier dans la pratique.