Le destin est souvent défini comme l’expression d’une volonté divine réglant les événements futurs d’une façon fatale ou irrésistible. Nous ne perdrons pas notre temps à nous intéresser aux querelles ayant trait au libre arbitre et au déterminisme. Nous préférons examiner directement les aspects pratiques et théoriques de ce que l’on appelle communément « notre destinée » et « notre liberté ».
Catégorie : K-L
Robert Linssen : Esotérismes soufi, musulman et indien
Les sectes ésotériques du monde musulman sont nombreuses. Leur niveau spirituel est très inégal. Parmi les plus connues il convient de citer le Soufisme. Mais le Soufisme lui-même englobe diverses tendances très inégales. Mentionnons les adeptes de la foi Bahaï, disciples de Baha-Ullah, le mouvement Soufi fondé par l’artiste indien Inayat Khan, le mouvement Soufi beaucoup plus initiatique et ésotérique dirigé par le Vénérable Iranshar que nous avons longuement connu à Degersheim, en Suisse, les sectes Soufi beaucoup plus hermétiques encore attachées aux enseignements de Muhyi-d-din Ibn Arabi, de Abd al Karim ibn Ibrahim al Jîli, du Cheik Ahmad al-Alawi (1869-1934), du Maître Aïa Aziz, etc.
Robert Linssen : De l'angoisse à la joie
Qu’ils en soient conscients ou non, la plupart des êtres humains vivent sous le signe de l’angoisse et de la violence. Peu le reconnaissent. Et ceux qui le reconnaissent s’avouent plus facilement angoissés que violents. L’angoisse et la violence sont intimement liées. Des penseurs et des psychologues de plus en plus nombreux se consacrent à l’étude de ce problème fondamental.
Robert Linssen : Comment et pourquoi pensons-nous ? Qui pense ?
Les progrès de la psychologie nous ont permis de nous rendre compte de l’imprécision de nos réponses à la question la plus simple de toutes : « Que pensons-nous ? » Nous savons que la partie consciente de nous-mêmes — celle que nous connaissons avec une relative clarté — ne constitue qu’un infime fragment de notre moi total. Au delà de ce conscient périphérique et superficiel demeurent les séries de couches profondes formant l’inconscient. Cet inconscient est beaucoup plus important que le conscient. Son rôle est prédominant.
Robert Linssen : La Voie Abrupte de Chen-Houei (668-760) et Tetsugen (1630-1682)
La vérité, disait Carlo Suarès, est une chose que l’on voit complètement d’un seul coup, ou bien que l’on ne voit pas du tout. Il n’y a pas de demi-mesure entre le dualisme et le non-dualisme. Pour Chen-Houei, l’illumination véritable et définitive ne peut être que subite. Il la désigne en chinois par le terme « touen wou », ce qui signifie une conversion totale et instantanée, un bouleversement complet de la conscience, une réalisation abrupte, non préfigurée, soudaine et totale.
Robert Linssen : Bouddhisme et christianisme
Tout effort d’unification, d’apaisement est certes louable et des rencontres interreligieuses semblables à celles qui se sont tenues à Paris sont du plus haut intérêt par le climat de haute spiritualité qui s’en dégage. Mais là où les choses se gâtent, c’est au moment où, sous prétexte d’œcuménisme, des orateurs travestissent la pureté première d’enseignements et tentent de démontrer publiquement les prétendues similitudes entre le bouddhisme et la pensée chrétienne.
Robert Linssen : Au-delà de la Vie et la Mort
Chaque instant comporte quelque chose d’unique, de totalement neuf, d’irremplaçable. Ce n’est que dans cette optique, extraordinairement souple, dynamique, adéquate, que la Forme parvient à nous signifier le langage étrange et merveilleux qu’elle nous destine.
Robert Linssen : Amitié, confidence et extraversion
L’amitié véritable est rare. Son authenticité dépend de certaines qualités de désintéressement, d’honnêteté, de gratuité, de pure affectivité qui lui donnent tout son charme et sa beauté. Un mode et une qualité de relation d’une exceptionnelle richesse peuvent s’établir entre des amis véritables.
Henri Methorst : Krishnamurti
A mon avis, Krishnamurti est le seul à avoir tenté d’établir ce contact intime entre la complexité subtile et illogique de la psychologie humaine avec ses frustrations d’une part, et la flamme d’un amour intelligent et perceptif de l’autre et d’avoir réussi à communiquer ce qui est incommunicable grâce à sa façon éducative et psychologique de procéder. Je suppose que plusieurs grands esprits dont nous ne possédons plus exactement les paroles ont été inspirés de la même mentalité. Mais son « message » est en cela différent de toutes les méthodes, de tous les enseignements qui exhortent et encouragent et se servent de systèmes par le fait que lui abolit radicalement la distance, l’« aliénation » qui existe entre l’homme et son propre esprit, entre l’homme et les buts qu’il poursuit. Car tout ce qui n’est pas authentique, qui n’est pas immédiat, dont on se laisse persuader et par lequel on est conditionné, est une auto-aliénation et n’est pas « créateur » (terme dangereux) — dans un sens comparable à celui que donne Erich Fromm à l’aliénation et le danger créé par la société d’abondance et du succès.
Jacques Kalmar : L'in~formation du moi
Le dépassement du Moi, le franchissement des remparts de la citadelle du Moi, le libre épanouissement hors des limitations de l’ego est un chapitre important de l’enseignement nécessaire à la complète réalisation de l’homme. Avec la « dissolution du Moi » se produit, en effet, une transformation dans l’être qui lui assure la vision et la compréhension de l’Unicité de tout ce qui est.