La cuisine intelligente m’a fait découvrir une idéologie que j’appelle le computisme, selon laquelle l’Univers est constitué de fragments de données distincts et mesurables — ce que les philosophes appellent une « ontologie numérique » — et qui étend cette vision à un système économique et politique. Selon le computisme, le monde, y compris les êtres humains, peut être calculé : les fragments dont toute chose est constituée peuvent être représentés et manipulés sous forme de données. L’Univers peut, en substance, être gouverné par du code.
Liam Spradlin : Qui goûtera les cerises ?