Swami Hridayananda Sarasvati : Raja Yoga 3

Ainsi, toute cette création est un rêve aussi, nous sommes en état de rêve en ce moment même. Dans le cosmos, nous sommes comme une particule de poussière. Si cette particule de poussière peut rêver autant, le cosmos ne peut-il rêver toute la création ? La différence, c’est que dans le rêve vous étiez seul, vos amis n’ont pas fait ce rêve. Tandis qu’ici nous voyons tous Roscoff, vous me voyez en train de vous parler. Donc cela peut-il être un rêve, puisque nous voyons tous les mêmes choses ? Mais dans le rêve, tous vos amis n’ont-ils pas vu le serpent en même temps ? Tous ensembles ne vous êtes-vous pas assis dans le même avion ? N’avez-vous pas vu la même Inde ? Ce n’est que lorsque vous vous réveillez que vous vous dites : « Tout cela a été créé par mon propre rêve ! » Ainsi, tout cela est dû à Maya et lorsque vous vous éveillez de cet état-là, lorsque vous atteignez l’état supraconscient, vous atteignez l’état de réveil et c’est alors que vous réalisez ce qu’est la Réalité.

Gabriel Monod-Herzen : Conscience et inconscience

En Inde on m’a dit : Dans la quantité illimitée de vibrations sonores possibles nos organes des sens nous font découper un certain nombre d’octaves. C’est encore pire pour la lumière : dans cette immensité infinie des ondes électromagnétiques nous percevons en tout une octave, du rouge jusqu’au violet. Alors, dit cet oriental, vous êtes bien obligé d’admettre que ce que vous voyez est un monde que vous avez découpé dans un monde beaucoup plus ample que vous. Pourquoi voudriez-vous que votre conscience ne soit pas comme votre corps et que vous ayez des lucarnes dans votre conscience comme nous en avons dans notre corps, dans notre sensibilité ? Ce que vous appelez « vie intérieure » n’est qu’un petit aspect d’une réalité qui est totale, qui est universelle, dont nous ne concevons, même intellectuellement, qu’une partie. Le fait de ne pas connaître une chose, même en sciences, ne veut pas dire qu’elle n’existe pas !

Maryse Choisy : L'apport des yogas aux écoles de psychanalyse

Au premier abord on ne voit pas le rapport entre la psychanalyse et les méthodes yoguies. Il est probable que Freud ignorait le Radja yoga. Je dis : « Il est probable ». La culture de Freud était immense. Il pouvait fort bien avoir connu quelques procédés indiens qui traînaient dans l’air des bibliothèques. Freud avoue lui-même sa parenté métaphysique avec Schopenhauer. Mais le schopenhauerisme à son tour, n’est-ce pas de l’indianisme déguisé ?… Malgré les déguisements, malgré les déviations, quelques étincelles du foyer primitif ont survolé le temps et l’espace. Tous les philosophes influencés par Schopenhauer retrouvent, sans connaître l’Inde, un concept hindou sous la cendre. Nous savons par exemple combien le bovarysme d’un Jules de Gaultier est proche de la Chandogya Oupanisad et de la mâyâ védantine. Jules de Gaultier en fut le premier étonné quand je le lui dis. Il n’avait pas lu les Oupanisads. Il aimait Schopenhauer.

Maud Cousin : La science de l’occulte de Steiner 7

Les Éléments constituants de l’Être Humain : Le Moi, au moyen de facultés supérieures dont le développement n’a commencé que sur terre, travaille à faire du corps astral le Moi Spirituel ; du corps éthérique l’Esprit de Vie et du corps physique l’Homme-Esprit. Une autre transformation, à un niveau inférieur, précède ce travail, celle qui forme l’Âme de Sensibilité, produisant certaines modifications dans le corps astral, celle de l’Âme d’Entendement, agissant sur le corps éthérique et celle de l’Âme de Conscience agissant sur le corps physique.

Maud Cousin : La science de l’occulte de Steiner 6

Les Chaldéens et les Babyloniens étaient encore plus centrés sur le monde sensible que les Égyptiens. Ils étudiaient les lois du monde et contemplaient les archétypes spirituels à travers leurs images terrestres. Mais, en général, à l’exception de leurs dirigeants qui arrivaient à une authentique et profonde connaissance des lois du monde suprasensible, la masse s’en tenait au domaine des sens. Toute autre était la situation dans le sud de l’Europe et de l’Asie Mineure où devait s’épanouir la quatrième civilisation gréco-latine, composée d’émigrants venus de tous les coins du monde et où survivaient des sanctuaires issus des nombreux Oracles de l’Atlantide.

Maud Cousin : La science de l’occulte de Steiner 5

Dans les temps lointains dont il est question, l’être révélait encore dans une très large mesure les qualités de son âme. La matière dont il était fait était plus subtile, plus molle. Ses membres n’étaient pas rigides, mais mous, flexibles, malléables. Sa structure était délicate, souple et expressive. Mais celui dont la spiritualité était moins développée avait des formes grossières, lourdes. Le progrès psychique contractait les membres et rapetissait la taille. Au contraire, un être psychiquement en retard et enfoncé dans la matière possédait une enveloppe gigantesque. Pendant la croissance, le corps se développait selon sa nature psychique.

Maud Cousin : La science de l’occulte de Steiner 4

L’homme se sent devenir autonome. Il commence à percevoir son « Moi » et les courants caloriques par lesquels circule la vie constituent la première forme de la circulation sanguine. Quant aux courants aériens dont il est à présent en partie maître et qui servent de véhicules aux Esprits supérieurs, ils deviennent le fondement du futur système nerveux. La chaleur et l’air font communiquer l’homme avec le monde extérieur de la Terre. Par contre il ne perçoit rien de la pénétration en lui de l’élément solide, il n’en a qu’une obscure conscience par les images des Grands Êtres qui y président. L’élément solide s’adjoignit alors à l’eau et son assimilation apparut encore à l’homme comme gouvernée par les Hautes Entités.

Maud Cousin : La science de l’occulte de Steiner 3

Steiner nous permet de voir la formation progressive de notre monde planétaire, aidé dans son évolution par les hiérarchies célestes. Nous voyons ces alternatives des phases d’activités et de phases de repos, et ce ne sont pas les phases de repos qui sont les moins intéressantes, car comme dans la nuit, on recrée en quelque sorte les forces nécessaires aux phases d’activité. De même les phases tournées vers l’intérieur ou vers l’extérieur, dues à la rotation de l’astre, nous rappellent toutes proportions gardées, nos phases de naissances et de morts, de sommeils et de veilles.

Maud Cousin : La science de l’occulte de Steiner 2

D’après Steiner, les évolutions s’étendent sur des millénaires. Il semblerait qu’il y ait des cycles comprenant plusieurs septénaires avec chaque fois des concrétisations et des spiritualisations. C’est un peu comme le jour et la nuit, une partie active et une partie de sommeil. Il y a enrichissement pendant la période de sommeil qui se manifeste par une évolution plus grande à chaque concentration. Tout est cycle. Je ne sais s’il y a un commencement et une fin, c’est tellement long dans le temps. A notre petite échelle, c’est bien difficile à imaginer.

Frédéric Lionel : La voie de la maitrise

Etre en mesure d’appréhender le présent est le fait d’une vigilance qui n’empêche aucunement la comparaison ultérieure des impressions nouvelles avec les précédentes, ne serait-ce que pour favoriser le déroulement logique d’un raisonnement conduisant à l’adhésion de l’Intelligence à ce qui est intuitivement perçu à l’instant. L’intellect est donc un outil précieux, mais non la base de critères infaillibles, puisqu’il est nécessaire de constamment veiller à son entretien. Il s’agit d’évoluer au gré du mouvement de la Vie, vers des facultés de plus en plus affinées, conduisant à une modification permanente des données fournies par l’intellect.