Le haillon par Shankaracharya

(Revue Être. No 1. 1992) (Kaupinapauchakam) [1] Se plaisant sans cesse dans les paroles du Vedanta et satisfaits de la nourriture mendiée, se réjouissant dans leur cœur affranchi de toute souffrance — nantis d’un haillon, certes nantis du Bonheur ; N’ayant pour siège que la racine d’un arbre et prenant leurs repas sans rites [2], […]

Shankaracharya – La perception de la non-dualité

Bien qu’il n’y ait qu’un seul rayon de soleil, plusieurs semblent traverser les trous formés par la corde du lit [Le lit hindou est constitué par des cordes entrelacées et tendues sur un cadre] : ainsi, dans tous les champs de connaissance, Je parais indéfiniment multiple, étant omniprésent.

Shankaracharya – La méditation du matin

Le matin je vénère Ce qui dépasse toutes les paroles et toutes les pensées, mais par la grâce de quoi sont manifestées toutes les paroles, Celui que l’on appelle le dieu des dieux, le sans-naissance, l’immua­ble, le premier, Ce que les Védas ont désigné par les mots : « pas ceci », « pas cela ».

L’enseignement méthodique de connaissance du Soi par Shankaracharya

Lorsque le Soi (en tant que jîvâtmâ ou être conscient) le pénètre tout entier, le corps se meut (avec l’apparence d’une activité spontanée), de même qu’une bûche enflammée (se confond avec le feu). Dès que le Soi le quitte, le corps est (inactif) comme une bûche et ainsi le Soi apparaît comme étant distinct du corps (qui alors se situe exclusivement dans la sphère objective des autres êtres conscients de l’état de veille).

Shankaracharya : Le saint dédain du non-soi (anatma-shri-vigarhanam)

On acquiert un savoir honoré par le roi, et après ? On devient riche et influent, et après ? On se divertit avec une jolie femme, et après ? Certes, ce n’est pas ainsi que le Soi est perçu. On se pare de bracelets et autres joyaux, et après ? On revêt des habits de soie, et après ? On se régale avec des mets exquis, et après ? Certes, ce n’est pas ainsi que le Soi est perçu.