Le Travail de Gurdjieff et l’enseignement de Krishna par Ravi Ravindra

Traduction libre Cet article a été publié dans Gurdjieff : Essays and Reflections on the Man and his Teaching, ed. J. Needleman et G. Baker (New York : Continuum, 1996). Publié également dans R. Ravindra : Spiritual Roots of Yoga. « Si je cessais de travailler », dit Krishna dans la Bhagavad Gita (3.24), « tous ces mondes […]

Est-ce vrai ? par Alan W. Watts

Nous avons examiné le christianisme dans le contexte de la vision du monde hindouiste ; le cosmos y est présenté dramatiquement, par des mythes, comme le jeu de cache-cache du Soi avec lui-même. Elle présuppose l’existence fondamentale, originelle d’un Soi commun à nous tous (mais qu’est-ce donc que « l’homme du commun » ?), qui […]

Les conditions des possibilités d’immortalité par Jacques de Marquette

(Extrait de De l’âme à l’esprit par Jacques de Marquette. Édition Adyar 1958) Lorsqu’on cherche à élucider le problème de l’immortalité humaine, deux questions principales résument l’ensemble de celles qui surgissent à mesure qu’on serre de plus près les divers aspects du destin humain. De quelle espèce d’immortalité s’agit-il ? Puis, l’immortalité de qui ou […]

De l’âme mortelle à l’immortalité de l’esprit ou du devenir a l’être par Jacques de Marquette

(Extrait de De l’âme à l’esprit par Jacques de Marquette. Édition Adyar 1958) DE QUI S’AGIT-IL ? Étant donné le nombre des perspectives, connues ou inconnues, qui s’ouvrent dès qu’on aborde le problème de la destinée humaine dans le but de se tracer un programme de vie susceptible de nous procurer le succès et le […]

Constitution de l’homme selon l’hindouisme par Jacques de Marquette

(Extrait de L’Essence de l’hindouisme par Jacques De Marquette. 1961) Pour l’hindouisme, l’homme est essentiellement un aspect de l’Esprit Divin, Atman, qui, descendu dans les plans inférieurs de la création, y joue le rôle d’agent, produisant des enchaînements de cause à effet, d’où son nom « Jivatma » : Âme-germe. Le Jivatma s’est distingué de […]

Inde, le son immortel par Zéno Bianu

En Inde, l’essence de la musique – comme de tout art – est rasa (la Saveur), évidence immédiate de l’Un par le truchement de l’émotion. La Saveur n’est autre que le Soi (âtman) du raga. « Surgie avec le Principe lumineux, sans parties, brillant de sa propre évidence, faite de Joie et Pensée unies, libre de tout contact d’au­tre perception, sœur jumelle de la gustation du Brah­man, vivant du souffle de l’Admiration surnaturelle, telle est la Saveur que ceux qui ont une mesure de jugement goûtent comme la propre forme de soi, inséparable­ment. »

L’essence du yoga par Vijnana Bhikshu

Le yoga est l’arrêt des opérations de la pensée. Cet arrêt permet au Connaisseur (Purusha) de s’établir (consciem­ment et définitivement) dans son essence véritable et illimitée. Cette définition est commune aux deux sortes de yoga, celui de la cognition positive et celui de la cognition négative qui seront expliqués plus loin. Un arrêt quelconque de la pensée, dont la durée relève de l’état de conscience ordinaire, ne peut donner la Délivrance par laquelle l’être est réintégré définitivement dans son essence véritable. Un tel arrêt, en effet, ne détruit pas les imperfections qui constituent le germe d’une nouvelle naissance (dans un état conditionné) pas plus qu’il ne détruit les impressions latentes (sanskâra) que laissent les opérations de la pensée. C’est pour­quoi un arrêt de cette nature n’entre pas dans la définition ci-dessus.

Introduction au Sankhya par Vaghaspati Mishra

Comment obtient-on cette perception du pur Purusha distinct de tout autre chose ? Réponse : Par la connais­sance discriminative du manifesté, du non-manifesté et du Connaisseur. La connaissance du manifesté précède celle du non-manifesté qui est sa cause. Tous deux étant subordonnés à un autre (principe), le Soi est connu comme étant cet autre.

L’initiation de Ramanuja par René Allar

Toutes les « voies » hindoues, celles de l’amour (bhakti) comme celles de la connaissance (jnâna), sont des voies initia­tiques. En présence des preuves d’incompréhension que les Occidentaux ne cessent de donner à ce sujet, on ne saurait assez insister sur ce point qui conditionne toute étude sérieuse de l’Inde et de sa civilisation. Des manœuvres intéressées s’ajoutent ici à l’ignorance pure et simple mais la vérité conserve tous ses droits : la tradition vêdique n’est pas un amalgame de cultes religieux et de systèmes philosophiques augmenté de quelques sciences rudimentaires ; elle n’est pas davantage cela avec, en plus, comme d’autres le prétendent, un complément ésotérique ; la tradition vêdique est dans son essence et dans tous ses développements, par le fond aussi bien que par la forme, une tradition initiatique.