Robert Powell : Primordial à l’espace-temps

Comment pourrait-on attribuer la réalité à ce qui est changeant ? À quoi exactement attribue-t-on la Réalité ? À chaque instant, ce « quoi » particulier se transforme en autre chose, à l’infini. Il m’apparaît donc très clairement qu’aucune réalité ne peut jamais être attribuée à ce qui est changeant. Seul l’Immuable est le Réel, et constitue donc la Norme ultime.

Sri Nisargadatta Maharaj : Le Maha-mantra : le Grand Rappel

D’où avez-vous obtenu l’information concernant votre être ? Quelqu’un se demande-t-il comment cette existence est apparue, et d’où elle vient ? Comment pouvez-vous être certain de votre existence ? La réponse réside dans votre « je suis », votre sensation d’être. Et grâce à cela, qui se manifeste sous forme de connaissance et d’amour, vous êtes certain que vous existez. Vous vous aimez vous-même. Qui d’autre aimez-vous autant que vous-même ? Votre amour pour vous-même est l’amour de la connaissance, de Dieu et de l’amour lui-même. Il est vrai que Dieu existe avant toute chose, mais vous êtes la preuve de l’existence de Dieu.

Robert Powell : L’unicité de l’observateur et de l’objet

Nous nous laissons si facilement tromper par nos sens ; nous acceptons comme une vérité absolue tout ce que nos organes sensoriels nous transmettent. Malheureusement, il n’existe pas de vérité absolue à cet égard. Nous avons perdu de vue le fait que l’observateur et l’objet se trouvent dans une relation ; c’est-à-dire que les deux […]

Joan Tollifson : Deux vérités inséparables

Je trouve que la vie est plus complexe, nuancée et mystérieuse que ne peut pleinement l’englober la perspective absolue à elle seule. Car après tout, la réalité relative se manifeste indéniablement et miraculeusement, ici même, aussi réelle qu’elle puisse l’être ! Et si nous utilisons la prise de conscience du néant absolu pour nous dissocier, pour édulcorer ou nier la douleur, le chagrin et l’horreur de la vie, pour renier notre humanité, ou pour éviter d’assumer la responsabilité de nos actes par des moyens détournés, alors, à mon avis, nous passons à côté de l’essentiel.

Sri Nisargadatta Maharaj : Prakriti et Purusha

Celui qui se croit être le corps crée involontairement un ego. Lorsqu’il n’y a pas de forme, il n’y a pas d’ego ! Ahankar signifie : « Je suis le corps, c’est ma forme ». À cause de cette conviction, la Prakriti devient puissante. Mais lorsqu’on devient un jnani et que l’on comprend que le corps n’est pas sa forme, il devient évident que le corps est attribuable à son « je suis », qui est la qualité de l’essence de la nourriture.

Sri Nisargadatta Maharaj : Les trois états et au-delà

Vous sentez que vous êtes né, mais qu’est-ce que la naissance exactement ? Les trois états — veille, rêve et sommeil profond — sont appelés « naissance ». Les trois états constituent la nouvelle « Je suis ». C’est votre sentiment d’être, que j’appelle aussi conscience. Tant que les trois états se produisent, vous ferez l’expérience de tout ce qui suit.

Robert Powell : Dévotion et connaissance

Il s’ensuit alors que l’ultime étape de la dévotion et de la connaissance doit être identique sur le plan expérientiel : un lâcher-prise total et un abandon de l’irréel, du faux. On demeure simplement avec ce que l’on a toujours été, mais que l’on n’a jamais connu comme tel : l’Amour infini qui soutient, anime et imprègne le processus du monde.

Sri Nisargadatta Maharaj : Maya : Le corps-esprit et son monde

Commencez par le tout début. Dans ce monde grossier, j’ai commencé avec mes parents, car je savais parfaitement que mon principe résidait déjà là, dans l’ensemble de leurs éléments corporels d’où j’ai émané… En vérité, votre état est celui de la félicité absolue… Dans cet état, il n’y a aucune trace de misère ou de malheur, seulement une félicité sans mélange