Martin Ratte : La séparation

Se sentir séparé des gens se traduit souvent par une souffrance très intense. Cette souffrance est appelée « solitude ». Pourquoi se sentir séparé des autres nous fait-il souffrir (ou nous fait-il vivre de la solitude) ? Cette absence de lien avec autrui est souffrante parce que nous avons été conditionnés à avoir besoin des autres. Dès nos premières heures dans ce monde, notre existence a dépendu des autres. Les autres ont donc gagné à nos yeux une importance immense. Il est donc normal que si nous nous sentons séparés d’eux, nous en souffrions ; autrement dit, que nous vivions de la solitude. Résoudre le problème de la séparation est donc important. Cela nous permettrait notamment de dépasser notre solitude.

Darcia Narvaez : Se souvenir des voies de la nature

Mais nous, nous sommes tombés dans le domaine du cerveau gauche, dans la pensée abstraite, la tour d’ivoire, et nous pensons que cela suffit : penser. Or, dans les traditions de sagesse du monde entier, cela est considéré comme dangereux. Penser est dangereux, car on en vient à croire que c’est ce que nous sommes : une activité mentale détachée. J’appelle cela « l’imagination détachée » : détachée des relations présentes, détachée des émotions. On crée un modèle abstrait, et on veut ensuite l’appliquer au monde. Le mode de pensée du cerveau gauche ne se soucie pas de savoir si cela fonctionne ou non.

Joshua Stylman : Pourquoi je parie sur la décentralisation (malgré avoir déjà été brûlé)

Nous vivons la première époque de l’histoire humaine où nos vies intérieures sont systématiquement façonnées par des machines optimisées pour l’engagement plutôt que pour l’épanouissement. Le contrôle centralisé de l’information représente l’industrialisation de l’attention humaine — et, ultimement, la mécanisation de la création de sens elle-même. Les protocoles décentralisés ne sont pas seulement des solutions techniques ; ce sont des outils pour réaffirmer le droit de penser par nous-mêmes.

l’équipe Solari : Sortir du réseau : Risques et récompenses

Il y a vingt ans, installer soi-même un système d’énergie alternative hors réseau de n’importe quel type n’était soumis à aucune réglementation. Ces jours sont révolus. Si vous vivez dans un État qui possède un important programme d’énergie solaire raccordé au réseau, vous devriez vous informer avant de vous lancer dans un système hors réseau. Il y a quelques années, la Californie a exigé de la communauté hors réseau, dans certains comtés, qu’elle assume les coûts de raccordement de leurs maisons au réseau électrique. Cela incluait l’énorme dépense de l’installation de lignes électriques. Attention donc aux réglementations et aux codes locaux.

Les paradoxes de la complexité entretien avec Edgar Morin

Je suis parti de la théorie des systèmes et de la cybernétique en pensant que c’était nécessaire mais pas suffisant pour la théorie de l’organisation que je veux faire. Mais elle-même est nécessaire, comme théorie générale, mais insuffisante pour examiner une organisation spécifique comme le vivant. Il faut faire une théorie de l’auto-organisation. J’essaie de montrer à la fois l’unité et la diversité. Ensuite, certains phénomènes sont à la fois complémentaires et antagonistes.

Francisco Varela : Au commencement fut la distinction…

L’illusion technocratique, c’est l’espoir qu’on pourrait petit à petit éliminer tous les points aveugles de notre connaissance. Au contraire, je pense qu’il y en aura toujours. Ils n’expriment pas une limitation de la connaissance, mais son mécanisme le plus fondamental, de la même manière qu’il y aura toujours des points aveugles dans notre vision. Un changement d’attitude ou de paradigme nous fait faire l’expérience de la nouveauté : un point aveugle devient visible.