Dans l’écoute est la transformation I. Discussion avec Krishanmurti

Je vois ce chaos dans le monde entier, l’incertitude, la confusion la plus totale et le désespoir. Comment l’aborder ? Il est assez clair que je n’ai pas de réponse à ce problème de dégénérescence en moi. J’imagine avoir lu le Vedanta et que la réponse s’y trouve ; j’imagine être marxiste et que la réponse est là-dedans, et que seules quelques modifications du système sont nécessaires. Ces positions fausseraient l’enquête. C’est pourquoi je ne veux rien dire d’autre que ce qui est basé sur des faits observables.

Ingram Smith : Krishnamurti, Je suis cet homme

Au cours de ces causeries et discussions de Colombo (1949/1950), un mode de fonctionnement se mettait en place, qui se poursuivrait au cours des années suivantes : causeries le week-end et discussions en semaine, causeries pour le grand public et discussions pour ceux qui souhaitent approfondir certains sujets. Alors que des milliers de personnes assistaient aux […]

Aimé Michel : Le crépuscule du matin

On souffre toujours, on meurt toujours seul. Tout se partage, sauf la douleur. L’être le plus tendre et le plus aimé ne peut, quand vous souffrez, que se pencher sur vous et se tordre les mains. Tout son amour ne vous soulage de rien. Et parce que c’est là un état de violence contraire à notre condition et la douleur un désordre, tout patient est à la fois un peu moins et un peu plus qu’un homme, un peu moins par la privation qu’il endure, un peu plus par tout ce qu’il découvre en lui-même d’inconnu en se débattant. L’homme bien portant est un prisonnier paresseux qui rêve sur sa paillasse, ignorant qu’il est en prison. Mais que la prison prenne feu et le paresseux va pour la première fois frapper de son front et palper de ses mains le mur enfin découvert, à la recherche d’une issue.