Mike Levin : Bref argument sur l’espace platonicien : les motifs à agentivité-variable qui in-forment la physique, la biologie, l’informatique et les sciences cognitives

Cela fait un peu plus de 40 ans que je réfléchis à l’insuffisance du physicalisme et à ses implications scientifiques et personnelles. Mais je n’ai commencé à en parler publiquement qu’en 2025, car je ne voyais pas l’intérêt d’aller encombrer les rayons de philosophie et de New Age : les idées pertinentes sont anciennes, et de nombreuses personnes bien plus intelligentes que moi se sont déjà exprimées dans ce sens sans pour autant faire bouger les lignes du paradigme dominant. Ce qui a changé aujourd’hui, cependant, c’est que ces idées sont devenues plus concrètement recevables. Elles ne sont pas seulement « testables », mais capables de générer de nouveaux programmes de recherche.

V. N. Alexander : Si l’intelligence pouvait être fabriquée artificiellement…

Les réductionnistes ont dominé la biologie au XXe siècle. Ils supposaient que les créatures étaient réellement comme des machines et n’étaient donc pas intéressés par la créativité biologique, supposant qu’elle n’existait pas. Avec l’essor de la théorie de l’émergence et de la science des systèmes complexes, cela a commencé à changer. De plus en plus de biologistes ont produit de très bons travaux montrant que les organismes ne sont pas comme des machines et ne sont pas simplement programmés par leurs gènes.

Claude Tresmontant : Deux conceptions du christianisme

Sous la crise actuelle, à la racine du schisme qui se prépare, si l’on creuse jusqu’au fond, on trouve que s’opposent, secrètement, deux conceptions, deux représentations du christianisme, deux manières de le penser, deux visions du monde. L’une est fortement influencée par le platonisme et par le néo-platonisme et même, nous allons le voir, par […]