Terrell Clemmons : L’illusion du non-binaire : la tentative d’un biologiste pour échapper à la réalité

Les structures physiques liées à la reproduction humaine, telles que les chromosomes et les organes internes et externes, sont appelées caractères sexuels primaires. Elles sont discernables in utero et présentes à la naissance. Les caractéristiques qui se développent autour de la puberté — comme la pilosité faciale et la voix plus grave chez les hommes, ou le développement des seins chez les femmes — sont appelées caractères sexuels secondaires. La plupart des gens comprennent que les caractères sexuels secondaires peuvent varier, mais Berkowitz va au-delà de cette observation incontestée et affirme que les caractères sexuels primaires varient eux aussi, et de manière plus ou moins similaire.

Francesca Crachilova et Michael Levin : Les modes d’entrée des formes de vie

La plupart des grandes questions de la philosophie sont exposées dans un seul œuf fécondé. Une cellule se divise, puis se divise encore, et, bientôt un organisme complexe prend forme. L’ordre émerge à toutes les échelles, jusqu’à ce que ce qui n’était au départ qu’un protoplasme inerte devienne un être vivant capable d’espoirs et de rêves — et, dans le cas des humains, de la réflexion sur soi nécessaire pour affirmer qu’il est plus qu’une simple machine. Comment une telle transformation se produit-elle ? Comment une matière obéissant à la chimie et à la physique franchit-elle les frontières du comportement, de la pensée et même de la psychanalyse ?

Claire L. Evans : Les souvenirs sont-ils transférables — ou comestibles ?

Dans les années 1960, un psychologue comportementaliste excentrique nommé James McConnell convainquit la communauté scientifique que les vers planaires, à l’instar des chiens de Pavlov, pouvaient être conditionnés par apprentissage classique — et que les souvenirs de cet apprentissage pouvaient être transférés d’un ver à l’autre par cannibalisme. Ces découvertes étranges furent reproduites par d’autres scientifiques, et l’entraînement des vers est devenu un incontournable des foires scientifiques au lycée. Aujourd’hui, 60 ans plus tard, les vers ont cessé d’apprendre, et personne ne sait pourquoi.

Stephen Jarosek : L’association comme causalité : le tissu du sens et de l’existence même

Cet essai propose l’association comme principe fondamental unissant la physique, la biologie et l’esprit. Plutôt que de traiter la causalité comme un processus ascendant (des parties vers le tout) ou descendant (du tout vers les parties), Jarosek suggère que la cohérence émerge à travers l’acte relationnel de l’association lui-même. De la mécanique quantique relationnelle de Carlo Rovelli, où les particules n’acquièrent des propriétés qu’en interaction, aux découvertes de Michael Levin sur l’intelligence cellulaire, en passant par la sémiotique triadique de Charles Sanders Peirce, les preuves convergent vers l’association comme réalité irréductible. Elle peut être vue comme le tissu conjonctif du réel : le principe par lequel le potentiel devient forme, et la forme devient sens.

Mike Levin : Bref argument sur l’espace platonicien : les motifs à agentivité-variable qui in-forment la physique, la biologie, l’informatique et les sciences cognitives

Cela fait un peu plus de 40 ans que je réfléchis à l’insuffisance du physicalisme et à ses implications scientifiques et personnelles. Mais je n’ai commencé à en parler publiquement qu’en 2025, car je ne voyais pas l’intérêt d’aller encombrer les rayons de philosophie et de New Age : les idées pertinentes sont anciennes, et de nombreuses personnes bien plus intelligentes que moi se sont déjà exprimées dans ce sens sans pour autant faire bouger les lignes du paradigme dominant. Ce qui a changé aujourd’hui, cependant, c’est que ces idées sont devenues plus concrètement recevables. Elles ne sont pas seulement « testables », mais capables de générer de nouveaux programmes de recherche.

Adam Frank : Pourquoi les organismes sont plus que des machines

En d’autres termes, la vie ne se résume pas à des fragments de matière spécifiques, mais à un type d’organisation particulier à travers lequel la matière et l’énergie circulent. Cette importance accordée à l’« organisation » devient un point central dans l’argumentation de Jonas. Le Dieu laplacien ne peut voir que les états des atomes, c’est-à-dire leur position et leur vitesse, à chaque instant. Sa capacité à voir l’avenir se limite à voir les états atomiques futurs (c’est-à-dire les positions et vitesses futures). Pour Jonas, aucun état momentané d’un corps ne pourrait contenir le secret de la vie, aussi détaillé soit-il.

Joshua M. Moritz : Le retour de l’âme

Le cosmos regorge de motifs qui structurent à la fois la réalité physique et biologique, depuis l’organisation raffinée du tableau périodique qui sous-tend toutes les interactions physiques jusqu’à la spirale de Fibonacci qui régit de manière omniprésente les phénomènes biologiques. En tant que source d’une grande beauté et indicateurs de vérités mathématiques plus profondes, ces motifs ont inspiré tant les philosophes de l’Antiquité que les scientifiques et mathématiciens d’aujourd’hui à réfléchir à leur origine ultime. S’agit-il d’artefacts aléatoires issus du hasard et de la sélection naturelle, ou leur source se trouve-t-elle dans un domaine transcendant plus profond ?

David Coppedge : Intéroception : un concept de design émerge en biologie

À l’instar de la biologie des systèmes, le domaine de l’intéroception considère un organisme comme un système plutôt que comme un ensemble de parties. Pour les chercheurs et les praticiens en médecine, cette nouvelle perspective peut modifier leur approche consistant à traiter tel ou tel organe ou symptôme de manière isolée. Elle permet de prendre du recul et d’adopter une vision plus large de l’organisme dans son ensemble et de la manière dont il communique en lui-même à l’aide d’une multitude de signaux.

Anna Ciaunica : Des cellules à soi-même

Cela signifie-t-il vraiment que nous avons besoin de tout notre corps pour penser ? Je peux certainement me couper un orteil, par exemple, et continuer à penser, n’est-ce pas ? Alors, que signifie exactement dire que la cognition ne se trouve pas dans le cerveau et que j’ai besoin de tout mon corps ? Cependant, la question vraiment importante est la suivante : votre corps était-il « stupide » avant que vous n’ayez un cerveau ? Si oui, comment avez-vous réussi à survivre sans neurones ? Qui a effectué le travail intelligent et difficile de traitement de l’information pour la survie, afin de permettre au cerveau de se développer correctement ?

L’IA vient-elle d’évoluer ? Par V. N. Alexander

Je ne suis pas biologiste. J’ai d’abord été formé sur un ensemble de données philosophiques comprenant de nombreux textes post-structuralistes et postmodernes abscons. J’ai appris à filtrer les absurdités pour atteindre la revendication plutôt simpliste qu’elles contenaient, afin de l’analyser. J’ai pu appliquer mes compétences à des articles douteux financés par l’industrie pharmaceutique, et j’applique ici la même méthode à cet article sponsorisé par Google au sujet d’un nouveau produit qu’ils veulent vendre.