Wei Wu Wei : La fausse route

Beaucoup de gens supposent qu’ils doivent se transformer, devenir quelque chose d’autre, soit un saint ou un sage. N’est-ce pas une grande erreur et même une grande absurdité ? Celui qui pense ainsi n’est lui-même qu’un phénomène dans un rêve. Il n’est qu’un personnage dans une pièce de théâtre ou une manifestation assujettie au conditionnement appelé « le karma ».

Wei Wu Wei : Ce que nous sommes

Nous sommes de la nouménalité phénoménalisée, égarée dans la phénoménalité (manifestation). Nous sommes conditionnés de telle façon que nous prenons cette phénomalité pour un état en soi et nous nous prenons nous-mêmes, qui ne sommes que des phénomènes, pour des êtres autonomes. En fait, cette erreur conceptuelle ne change rien. Nous restons ce que nous sommes, c’est-à-dire nous sommes de la nouménalité manifestée comme apparence.

Wei Wu Wei : Vivre libre

Il n’y a ni « libre-volonté » ni « prédestination », car il n’existe aucun moi individuel pour voir l’une ou l’autre. Il n’y a qu’un objet dont chaque action est nécessairement prédéterminée, une marionnette somatique qui est « vécue » depuis l’intégration physique jusqu’à la désintégration physique. L’élément psychique de cet appareil psychosomatique est l’intermédiaire par lequel l’appareil total est « vécu ». Par lui les impératifs nécessaires sont traduits en actions, soit conscientes soit inconscientes, apparemment délibérées ou purement végétatives.

Wei Wu Wei : Suivant le Soufisme

« Tu ne vois rien dans le monde sauf Moi » ne veut pas dire seulement, dans son sens général, que tout ce que vous pouvez percevoir est « Dieu ». En effet, ceci est parfaitement dualiste (besoin de la dualité de celui-qui-voit et une chose vue, l’homme et Dieu).

Wei Wu Wei : La Pure Perception

L’acte pur d’apercevoir est l’acte subjectif de fonctionner du Potentiel (du Potentiel qui semble fonctionner). La perception sensorielle est son réflexe temporel dans l’objectivité (c’est-à-dire dans le monde manifesté).

Wei Wu Wei : L'illusion d'être

l ne peut y avoir d’autre réalité que celle que nous interprétons comme telle par nos sens. Il ne peut y avoir aucun objet, ni quoique ce soit de positif en dehors de ce qui est interprété par nous comme tel. Il ne peut y avoir d’objet sans un sujet, ni d’élément positif sans négatif; par conséquent, au delà de ce dualisme, il ne peut y avoir ni sujet, ni objet, ni positif, ni négatif. Sans un « connaisseur », comment pourrait-il exister une chose qui puisse être connue comme « réalité » ?

Wei Wu Wei : Je ne suis pas, donc je suis

Il semble impossible de se défaire de la notion « je suis ». Elle est comme un bouchon. Dès qu’on la relâche elle remonte à la surface, et, en tous cas — qui l’a tenue. On peut dire qu’il n’y a que le vide, mais alors il y a le vide et celui qui dit qu’il n’y a que le vide, ce qui fait une dualité. Et si on dit que le vide est moi, alors je suis, moi aussi, le vide. Donc je suis toujours.

Robert Linssen : Les « objets » et l’unique sujet

Il apparaît évident qu’au seuil du IIIe millénaire les évènements mondiaux se précipitent sous la forme de deux courants opposés. D’abord, un courant destructeur affectant matériellement et psychologiquement l’immense majorité des êtres humains par des crises se produisant à tous les niveaux: crises économiques, chômage, violence, dégradation des mœurs, drogue, pollution, augmentation des suicides, auto-destruction des processus naturels etc.

Robert Linssen : Krishnamurti et la révolution fondamentale

L’inspiration essentielle du message de Krishnamurti résulte d’une réalité intensément vivante et créatrice s’imposant à son intériorité spirituelle. Il en a été durant plus de soixante années environ le porte parole fidèle et persévérant, écartant toute compromission avec les conditionnements de la plupart des enseignements religieux.

Robert Linssen : Importance du dépassement de l’ego

Au seuil du troisième millénaire, le développement soudain de l’intérêt que suscitent les enseignements spirituels non dualistes est un événement important pour l’évolution de l’humanité. Les doctrines essentielles insistent sur le caractère illusoire et conflictuel de l’égo. Elles étaient restées dans l’ombre en occident mais les révolutions bouleversantes de la physique, en moins d’un siècle, ont révélé une complémentarité étonnante existant entre les sagesses antiques et la nouvelle vision du monde de la science moderne.