Gabriel Monod-Herzen : L’Education, la société et l’argent

L’éducation commence par la nôtre, individuelle, et ensuite nous pouvons aider d’autres à prendre conscience de cette situation. Sri Aurobindo a démontré qu’il était possible d’avoir un but très élevé dans la vie, tout en continuant à avoir une vie de famille et une vie professionnelle. Si nous avons la chance d’avoir des enfants, nous pouvons les engager dans la bonne direction et leur trouver des écoles faites sur cette base-là. Le Mouvement Freinet a été excellent dans ce sens.

Gabriel Monod-Herzen : Éducation sans compétition

Voici ce qu’on m’a dit en Inde : L’affectivité est fondamentalement la partie de la conscience qui est liée à la vie. Et la vie, c’est quoi ? Le seul moyen que possède l’esprit d’agir sur la matière. Dans ce cas notre affectivité, notre sensibilité, c’est ce qui nous est donné, ce qui est donné à la partie supérieure de nous-mêmes. Prise comme cela l’affectivité devient un merveilleux moyen positif : puiser dans ce qu’il y a de plus important et de plus élevé pour le manifester matériellement. Si l’on arrive à cela ou si on tend à cela, il s’établit immédiatement une harmonie corporelle qui s’appelle la santé.

Robert Linssen : L’éducation créatrice

La mise en œuvre de méthodes d’éducation nouvelles s’impose en raison de l’acuité des difficultés de plus en plus nombreuses que traverse le monde. En cette fin du vingtième siècle, les crises économiques, politiques et sociales s’aggravent à tel point qu’elles semblent irréversibles et sans issue, en raison de l’incapacité d’y remédier dans laquelle se trouve l’homme moderne. Des structures différentes s’imposent à tous les niveaux. Pour les créer, une inspiration nouvelle est nécessaire. Elle doit s’affranchir de l’ancienne vision mécaniste et fragmentaire de l’univers. Celle-ci résulte de la fragmentation de l’être humain en divers éléments contradictoires le mettant dans l’impossibilité de réaliser une vision globale. En l’absence de cette vision « holistique », nous conférons aux objets séparés un caractère d’isolement absolu qu’ils n’ont pas et rend impossible la saisie immédiate des liens qui les unissent. L’interdépendance et l’aspect secondaire des parties par rapport au TOUT nous échappe.

Rohit Mehta : Krishnamurti et l’éducation créatrice

Dans l’éducation créative, l’intelligence prend la place de la médiocrité. La conformité et la sécurité produisent « la nébulosité du mental et du cœur. » Krishnamurti dit :
« Ce n’est que lorsque nous regardons en face l’expérience et ne cherchons pas à écarter les ennuis que nous gardons notre intelligence hautement éveillée ; l’intelligence hautement éveillée appelle l’intuition, laquelle est le guide réel de la vie ».

Henri Methorst : L'éducation

Mais l’éducation n’a qu’un pouvoir limité en ce qu’elle peut éviter de mouler, de façonner, de conditionner le jeune et qu’elle peut lui laisser suffisamment d’air et d’espace pour qu’il développe sa propre originalité, sa propre authenticité, son jugement et sa prise de position d’être humain. Car en fin de compte la coopération, et la construction d’une société humaine valable, ne sera possible qu’avec des individus ayant un point de vue personnel.

Robert Linssen : L'éducation selon Krishnamurti

Il semble de prime abord contradictoire de parler de l’éducation « selon » Krishnamurti. Le climat psychologique présidant à toute éducation véritable est fait de liberté, de création, d’intelligence et d’amour. L’un des buts essentiels de l’éducation consiste dans l’épanouissement des facultés créatrices et originales de chaque enfant. Cet épanouissement de l’intelligence du cœur et des formes élevées de la sensibilité requiert un affranchissement de tout conditionnement de l’esprit, de tout processus d’imitation, de tout conformisme, de toute autorité psychologique. Il n’entre donc pas dans nos intentions de faire de la propagande pour la pensée de Monsieur Krishnamurti ni d’élaborer une méthode d’éducation qui est basée sur un système particulier de pensée.