Tradition chinoise et symbolisme maçonnique par Patrick Armand

(Revue Le Chant de la Licorne. No 25. 1988) On a souvent tendance à opposer traditions orientales et occidentales. Pourtant, en les abordant en profondeur, on constate beaucoup d’analogies nous rappelant qu’à l’origine, la Tradition est une. Le compas et l’équerre Nous connaissons tous ces symboles: le compas et l’équerre. Le compas permet de prendre […]

Hervé Moskovakis – Acupuncture : le point-machine 1986

L’extraordinaire découverte de Völl résiderait dans le fait que l’homme a conservé une sorte d’« instinct énergétique », donnant alors au thérapeute la possibilité de connaître à l’avance le résultat de l’ingestion d’une substance chez son patient. « Tous les médicaments peuvent être mesurés ou « testés » de la sorte, tant au point de vue de leur effet que de leur concentration et de leur dose. Il est possible à un homéopathe de mesurer également la dilution nécessaire. La mesure des médicaments, que nous avons ainsi mise au point, est quelque chose de tout à fait nouveau en médecine et n’a été possible que grâce aux immenses progrès de l’électronique. »

La plus vieille médecine du monde : l’acupuncture par Claude Le Prestre

Qu’est-ce que l’acupuncture, cette thérapeutique qui, à près de quarante siècles d’écart, a gardé les mêmes pou­voirs étonnants? Si nous nous reportons à l’étymologie latine, (acus, pointe, et punctura, piqûre) cela veut dire piqûre par objet pointu. L’action d’employer des aiguilles pour obtenir la guérison d’un malade est d’origine chi­noise et remonte à 5000 ans. Les Orientaux estiment, en, effet, que les maladies résultent du trouble de la force vitale, le K’i ou Énergie vitale, qui doit toujours être en équilibre entre deux forces opposées, le Yin et le Yang. Le diagnostic de la localisation et la nature de ce trouble sont révélés, à chaque poignet par la prise des pouls cor­respondant a un circuit déterminé de l’énergie vitale. La thérapeutique consiste à rétablir l’équilibre en enfon­çant de fines aiguilles d’or (pour tonifier) et d’argent (pour calmer ou « disperser ») en des points cutanés spéciaux en rapport avec des fonctions organiques ou psychiques et avec l’énergie vitale, et répartis sur des lignes appelées méridiens ou kings.

La magnétothérapie par Pierre Crépon

En fait l’usage des aimants à des fins thérapeutiques remonte à l’Antiquité et une légende de la Grèce ancienne raconte que les propriétés curatives de l’aimant furent découvertes par un berger grec du nom de Magnès. Il semble d’ailleurs que la plupart des tradi­tions anciennes, notamment chinoise, indienne, égyp­tienne, arabe, hébraïque, aient connu l’usage de l’aimant naturel qui pouvait, par exemple, être utilisé sous forme d’amulettes. Au cours des siècles de nombreux auteurs ont ainsi vanté les propriétés curatives de l’aimant et il nous suffit de citer ici les noms célèbres d’Aristote, de Pline, de Gallien, d’Avicenne, d’Albert le Grand ou de Paracelse. Au XVIIIe siècle, deux savants de la Société Royale de Médecine, Audry et Thouret, firent un rapport pour « vérifier l’efficacité de l’aimant dans le traitement des maladies », rapport dont la conclusion s’avère aujourd’hui prophétique : « L’aimant paraît devoir deve­nir un jour en médecine d’une utilité sinon aussi grande, du moins aussi réelle qu’il l’est maintenant en physique. » Pour la petite histoire, il est amusant de noter que c’est la même Société Royale de Médecine qui condamnait, quelques années plus tard, la théorie du magnétisme ani­mal de Mesmer.

L’Acupuncture par le Dr Grall

Pour les chinois, la base de l’acupuncture était la circulation d’énergie. Cette énergie circule sur douze méridiens, deux méridiens sont doubles, certains acupuncteurs en comptent donc quatorze, à droite et à gauche du corps humain. Il faut admettre ce postulat au départ, ou ne faire que de l’acupuncture de « médecins aux pieds nus » ne connaissant après un enseignement rapide que des « recettes » d’urgence qui ont quand même rendu de grands services dans d’immenses régions sans médecin. Chaque méridien représente un organe ou une fonction physiologique. Certains méridiens sont Iang et d’autres Inn. Chacun d’eux a des points spécifiques qu’on doit tonifier pour renforcer l’énergie faible, ou disperser pour diminuer l’énergie trop forte, par exemple dans une trachéite ou une bronchite pour diminuer une congestion par excès d’énergie. Il y a aussi le point source qui complète, dans le sens voulu, l’action de points de tonification ou de dispersion. Un point de passage fait passer l’énergie dans un autre méridien. Il y a aussi des points spéciaux, hors méridiens.

La réflexologie Histoire de la réflexologie par Marianne Van Caesbroeck

Notre corps doit être considéré comme un « micro-univers » dans lequel les deux manifestations de Ch’i, Yin et Yang sont représentées. Pour l’acupuncture (et donc aussi pour l’Acupressure, précurseur de la réflexologie), les maladies résultent de la rupture d’un équilibre entre les tendances yin et yang. L’acupuncture et l’acupressure restaurent l’équilibre perdu par le moyen d’aiguilles ou encore par pression sur les méridiens. Ces méridiens forment un ensemble de canaux situés en dessous de la peau des bras, jambes, colonne vertébrale et tronc. Ces canaux ne doivent pas être confondus avec le système circulatoire sanguin et la lymphe.

Acupuncture et astrologie par le Docteur Jean-Pierre Kauffmann

Les Chinois considèrent deux types d’organes, les organes pleins et les organes creux. Le cœur, la rate, le pancréas sont indissociables du poumon, du rein et du foie. Les organes creux qui y correspondent sont la vésicule biliaire pour le foie, l’intestin grêle pour le cœur, l’estomac pour la rate, le gros intestin pour le poumon et la vessie pour le rein. On a donc ainsi des couples qui se forment, un organe creux correspondant à un organe plein. Les Chinois disent que les organes pleins sont des « organes trésors », c’est-à-dire qu’ils recèlent finalement la substance de toute chose et que les organes creux sont les « organes ateliers »…

L’acupuncture par le docteur Maud Cousin

On dit aussi qu’à l’origine que quelqu’un qui boitait et qui avait un lumbago, avait reçu une flèche dans la région de la base du talon, derrière la malléole et, brusquement, le lumbago s’était calmé. Or c’est là un point qui correspond à la vessie et qui détend. Il a une action de décontraction. Il est donc possible que ces expériences aient donné l’idée qu’en piquant des zones douloureuses ou certains points, on pouvait avoir des actions à distance. Et alors, par le biais de l’expérience, on a déterminé des points qui devenaient sensibles, qui étaient l’objet de troubles plus ou moins profonds et qui donnaient des résultats à distance. Les Chinois ont fait toute une topographie montrant que la base de l’acupuncture correspondait à la circulation de l’énergie sous forme de « vaisseaux ». Ainsi un organe comme le foie a toute une topographie qui remonte du gros orteil jusqu’en haut et qu’il y en a d’autres qui descendent. Tout le problème c’est d’arriver à établir cette topographie…

Homéopathie et acupuncture par le Docteur Maud Cousin

Le principe même de l’homéopathie est basé sur cette loi des similitudes : si une substance donne un trouble à quelqu’un de sain qui la prend, cette même substance, à faible dose, est capable de supprimer ces mêmes troubles chez quelqu’un qui présente les symptômes en question. Par exemple la quinine à forte dose est capable de donner de la fièvre et des maux d’estomac, mais si on a une crise de paludisme et qu’on en prend de petites doses, on guérit.

Do-In & Shiatsu par Clara Truchot

Le Do-In et le Shiatsu sont des techniques qui visent à prévenir les maladies en renforçant la santé et l’équilibre par une bonne balance de nos énergies. Le Do-In est une voie d’évolution sous une apparence enfantine. Il est une technique de base d’une voie spirituelle qui s’appelle le Sendo, c’est-à-dire « la voie de l’homme de la montagne » ce qui signifie, de l’élévation du plan de conscience. Il est un assemblage de tous les gestes familiaux qui ont été codifiés. Au Japon, de même que le Shiatsu, il est pratiqué couramment.