Pauline Rudd : À l’écoute du monde

J’ai découvert que les mêmes compétences que j’avais développées dans mon travail scientifique et dans ma vie contemplative pouvaient être utilisées pour interagir avec les arbres, les nuages ou quoi que ce soit d’autre. Il s’agissait de m’ouvrir et de faire taire le bavardage intérieur afin de créer l’espace nécessaire pour entendre ce que le reste du monde essayait de me dire. J’ai pris conscience que le monde qui m’entourait essayait de m’inclure dans son univers, mais que je ne disposais pas du langage nécessaire pour bien communiquer.

Denyse O’Leary : Y a-t-il davantage de scientifiques qui parlent d’un Esprit derrière l’univers ?

Un facteur qui pourrait inciter certains scientifiques à réfléchir plus attentivement à ces questions est le vide intellectuel qui s’ouvre devant l’athée séculier. Par exemple, le physicien théoricien Carlo Rovelli a récemment affirmé qu’il n’existe aucun problème difficile de la conscience : « Nous faisons tous partie de la nature, comme tout le reste dans ce monde merveilleux ». Bien sûr, il peut écarter le problème d’un revers de main, mais cela ne le fait pas disparaître…

Matthew David Segall et Rupert Sheldrake : De la résonance morphique au platonisme évolutionniste

Ce dialogue avec Matt Segall, docteur en philosophie et professeur agrégé de philosophie, de cosmologie et d’étude de la conscience au California Institute of Integral Studies, a été enregistré peu après que nous sommes tous deux intervenus lors d’un colloque sur l’âme du monde à l’Université de Cambridge. Nous discutons des points de rencontre entre le récent tournant de Michael Levin vers un platonisme évolutionniste de la forme biologique et la résonance morphique, en évoquant notamment l’ordre impliqué de David Bohm, la théologie du processus de Whitehead et l’approche holistique de Charles Darwin.

les pairs » : Bixonimania : comment l’IA a transformé un diagnostic inventé en « médecine évaluée

Un chercheur a inventé une fausse affection oculaire appelée bixonimanie, a téléversé deux articles manifestement frauduleux à son sujet sur un serveur académique, et a vu les principaux systèmes d’IA la présenter comme une réalité médicale en quelques semaines.

Erica Gies : Elle a découvert l’Arbre Mère

Dans des travaux ultérieurs, Simard et ses collègues ont découvert que les arbres les plus anciens et les plus matures constituent des nœuds centraux de ce réseau, et que certains acheminent du carbone et de l’eau vers leurs propres semis grâce à des liens mycorhiziens partagés. Simard appelle ces nœuds centraux des « arbres mères ». Ce n’est que plus tard qu’elle a réalisé que de nombreuses cultures, y compris les nations autochtones du Nord-Ouest, utilisent des termes familiaux pour désigner les arbres — mère, sœur, grand-mère, grand-père — les considérant comme des êtres vivants qui transmettent sagesse, longévité et régénération. Dans cette vision du monde, la bienveillance et la réciprocité — plutôt que l’exploitation — créent une autre forme de richesse : des écosystèmes sains qui favorisent le bien-être de tous.

Charles Eisenstein : Le blindage ontologique dans la recherche sur les nouveaux paradigmes

La pensée scientifique conventionnelle considère les expériences comme un moyen d’interroger une réalité objective indépendante de l’observateur. Lorsque les scientifiques réalisent des expériences pour mesurer la vitesse de la lumière ou la masse du proton, ils pensent mesurer une quantité fixe, universelle et invariante dans le temps, qui ne changera pas à la suite de l’expérience. Mais que se passerait-il s’il existait des phénomènes qui ne sont pas encore « rangés » en constantes objectives ? Que se passerait-il si les expériences ne se contentaient pas de les mesurer, mais pouvaient les pousser vers un état ou un autre, non seulement localement, mais universellement ? Plus largement, que se passerait-il si les expériences que nous choisissons de mener, ainsi que l’intention et la manière dont nous les menons, pouvaient altérer la réalité ?

Adam Jacobs : L’Histoire sans fin

L’idée que l’infini peut être approché, mais jamais pleinement atteint n’est pas une nouveauté de la physique moderne. C’est un thème qui apparaît dans presque toutes les traditions spirituelles et mystiques. Chaque culture, dans sa propre langue, a exprimé la notion que la réalité ultime dépassera à jamais la compréhension des êtres finis. Ces traditions ne présentent pas cela comme un échec, mais comme un trait essentiel de la relation entre l’humain et le divin. Ce que la cosmologie découvre par les équations et les observations, les mystiques l’expriment depuis des millénaires par la métaphore, le symbole et l’intuition contemplative.

Julius Ruechel : Comment l’Occident a détruit la science

Chacune de ces « raisons » part du principe que, si seulement on pouvait convaincre les gens d’être plus moraux ou d’agir avec plus d’intégrité, ou si l’on pouvait expulser les mauvais acteurs, les contraindre de se conformer à la loi ou les punir si sévèrement que cela dissuaderait tous les autres, ou si les institutions pouvaient être « contraintes » de défendre le principe de la liberté d’expression par une législation plus explicite, ou si l’on trouvait de bons politiciens pour appliquer les lois existantes ou en rédiger de meilleures, alors le problème serait résolu.

Brandon Keim : Comment les animaux comprennent-ils la mort

Comment les animaux comprennent-ils la mort ? C’est la question qui anime ce récit. Un ami m’a raconté que son chien avait vu son plus proche compagnon canin se faire écraser ; depuis, le chien devient inconsolable et agité chaque fois qu’ils passent devant la rue où cela s’est produit. Quelqu’un que je suis sur les réseaux sociaux a soutenu qu’il est éthiquement acceptable de tuer des animaux parce qu’ils ne savent pas ce qu’est la mort. J’ai lu le témoignage d’une primatologue qui dirige un sanctuaire pour animaux au Costa Rica ; chaque année, une guenon qu’elle avait sauvée lui présente son nouveau bébé, mais une année lui a apporté un bébé mort. Peut-être espérait-elle qu’un humain qui l’avait aidée autrefois pourrait l’aider à nouveau. Pourtant, la primatologue ne pouvait rien faire, et après plusieurs heures, la mère singe, semblant admettre sa défaite, s’est mise à hurler.

La science frauduleuse dépasse la science légitime

Le problème est si répandu que la publication de sciences frauduleuses dépasse désormais le taux de croissance des publications scientifiques légitimes. Les auteurs affirment que ces résultats devraient servir de signal d’alarme à la communauté scientifique, qui doit agir avant que le public ne perde confiance dans le processus scientifique.