Colin Todhunter : Fertiliser la faim : violence dans le Golfe et logique du contrôle

Ce système est maintenu par une interdépendance structurelle entre les deux principaux architectes du monde : les États-Unis et la Chine. Ils sont présentés comme des adversaires, mais fonctionnent plutôt comme des entrepreneurs rivaux construisant le même enclos numérique. Les États-Unis imposent l’architecture monétaire par les sanctions et la puissance militaire. La Chine contrôle les terres rares et les capacités de transformation nécessaires aux drones, capteurs et infrastructures intelligentes qui définissent la prochaine phase de gouvernance technocratique.

Colin Todhunter : Récolte brute : la sécurité alimentaire au-delà du pétrole et des solutions rapides de nanotechnologie

L’affirmation selon laquelle un seul flacon de 500 ml remplacerait un sac de 45 kg d’urée constitue le summum du « correctif technologique ». Mais cette « solution » est une illusion d’optique. Un sac d’urée granulée construit une réserve nutritive dans le sol, alors que les 500 ml de la Nano Urée ne sont qu’une pulvérisation foliaire qui stimule simplement les feuilles de la plante (comme une dose de caféine). Cela force les cultures à puiser dans les réserves internes restantes du sol pour rester vertes, tandis que la terre sous-jacente s’épuise.

les bulldozers ! Dépossession et l’esprit homogénéisé : Écrasé

La ville intelligente est en fin de compte un projet métaphysique. Elle remplace un cosmos façonné par les rituels, les saisons et le mystère par un univers computationnel où l’imprévisibilité est un défaut de conception. Telle est la logique de la ville intelligente : un monde où l’humanité est réduite à une formule calculée d’efficacité. Si nous sommes dépouillés de notre chaos, de notre intuition et de notre spontanéité, nous ne sommes plus humains.

Colin Todhunter : De Global Research aux gardiens du récit des médias alternatifs

Un média « alternatif » ou « indépendant » qui s’effondre sous la pression n’est pas une véritable alternative ; il n’est qu’une interface plus douce pour le même système, traduisant l’autorité dans un langage plus acceptable tout en l’appelant résistance. Dans de tels cas, les rédacteurs finissent par imposer l’orthodoxie avec autant de zèle que n’importe quelle institution dominante.

Colin Todhunter : Récolter la servitude : la démolition contrôlée de l’indépendance alimentaire

La modernité néolibérale est un récit de dépossession déguisé en progrès. Qu’il s’agisse du Pendjab, du Mexique ou de l’Iowa, la question demeure la même : la nourriture et la terre seront-elles traitées comme des biens publics ou comme des actifs corporatifs ? Ce qui se jouera dans les années à venir décidera de la voie que l’humanité empruntera.

Colin Todhunter : Chroniquer l’assaut du cartel agroalimentaire mondial contre l’Inde rurale

Derrière le langage technique des protocoles d’accord et la mise en œuvre de grilles de contrôle numérique se cache une volonté d’aliéner les populations de leur propre héritage. Le livre explore la captation des systèmes alimentaires par les entreprises et l’érosion des moyens de subsistance ruraux, révélant comment le lien sacré entre l’agriculteur et la terre est remodelé en une série de points d’extraction numériques. Il documente le refus de millions de personnes d’être réduites à de simples points de données, mettant en lumière une exigence populaire massive de dignité humaine.

Colin Todhunter : Terres volées et aide sociale aux entreprises : l’arnaque mondiale consistant à « nourrir le monde »

Le public se fait « détrousser » deux fois : une fois au bureau des impôts et une autre à la caisse. Dans le même temps, l’État subventionne un troisième « détroussage » : un effondrement de la santé publique financé par le contribuable. En finançant le volume plutôt que la nutrition, le gouvernement paie les entreprises pour fabriquer une crise sanitaire, puis taxe le public pour en traiter les conséquences. Le contribuable finance les calories vides, les marges des supermarchés et les maladies chroniques qui en résultent et dont le coût retombe sur le Service national de santé.

Colin Todhunter : Terre de confusion : la Grande Réinitialisation en marche

Les bouleversements mondiaux observés ces dernières années sont souvent présentés comme une suite chaotique d’événements : une « pandémie », l’inflation, des pénuries d’énergie et la guerre. Rien d’étonnant à ce que la plupart des gens soient désorientés. Pourtant, une analyse structurelle révèle une démolition contrôlée bien plus délibérée du contrat social du XXe siècle.

Colin Todhunter : Imagine tous les gens : alimentation, liberté et ce que signifie être humain

Mais que se passerait-il si vous refusiez ce paradigme ? Si vous mettiez au jour ce qui est habituellement maintenu hors du champ du débat politique ? Si vous souteniez que la crise de l’alimentation et de l’agriculture n’est pas d’abord technique, environnementale ou économique, mais qu’elle touche au cœur même de ce que signifie être humain ?

Colin Todhunter : Sous le béton, la terre murmure encore

La modernité capitaliste réduit les êtres humains à des instruments dans un système marchand, favorisant dépendance, aliénation et méfiance. Prenons le Bangladesh, par exemple, où des agriculteurs ruraux déplacés par des accaparements de terres pour l’aquaculture de crevettes ont migré vers les usines de confection de Dhaka, subissant des journées de 14 heures, des effondrements d’usines comme celui du Rana Plaza (qui fit 1 134 morts en 2013) et des salaires inférieurs au minimum vital face aux exigences de la mode jetable mondiale.