Adam Jacobs : Quand l’espoir n’a plus de ciel

En redirigeant le désir vers le haut plutôt qu’à l’horizontale, la Bhakti transformait la privation en dévotion. Chez les ouvriers et les castes inférieures, elle inspira une poésie extatique et un sens farouche de la dignité spirituelle. Contrairement à Étienne, dont le salut politique dégénère en violence, des figures de la Bhakti telles que Kabir, ont cherché la révolution dans le monde intérieur. Dieu, insistait Kabir, était accessible à quiconque aimait. Leurs pratiques ne nécessitaient ni richesse, ni pouvoir institutionnel, ni bouleversement historique. Elles ne nécessitaient que de la dévotion.

R.P. Kaushik : L’abandon

Traduction libre Avez-vous remarqué que les choses vous viennent parfois naturellement, facilement et spontanément ? Vous regardez, et vous pouvez voir clairement. Vous écoutez, et vous pouvez écouter avec attention. Vous vous asseyez pour méditer, et cela semble si naturel que vous vous glissez dans les recoins les plus profonds de votre esprit avec facilité. Mais […]

Robert Powell : L'enquête – l'activité la plus élevée et la plus noble de l'homme

Traduction libre Est-il possible de se réveiller à la vie spirituelle sans gourou ou sans avoir étudié les anciennes écritures ? En d’autres termes, comment un occidental moderne peut-il aller droit au but sans passer par toutes sortes de chemins ésotériques ? Comment une telle personne en vient-elle à redécouvrir, à partir de sa propre […]

Patrick Lebail : Travail individuel et travail de groupe

Il faut éviter tout automatisme, y mettre du sien sans rien chercher, sans se laisser aller à des sentiments. Il faut être là en toute simplicité. S’il y a participation consciente cela devient une forme active de la méditation avec support : la contemplation, puisque la Divinité est à la fois mouvement et immobilité.

Jean-Louis Siémons : Réflexions sur la bhakti-dévotion selon la Gita

Dans la parabole de l’Enfant Prodigue, l’homme (qui est karmiquement un auto-exilé : il s’est éloigné du foyer du Père, pour « jouir » de son héritage), le malheureux démuni « se souvient du Père ». Il se met en route et, dès lors, « à tous moments se souvient du Père ». Il n’est plus seul dans son exil : il garde le Père « présent dans sa conscience »…