La longévité souvent exceptionnelle que l’on constate parmi la plupart des êtres humains profondément engagés dans la recherche spirituelle ne résulte peut-être pas de simples coïncidences ni du hasard. Nous avons connu personnellement Alexandra David-Neel, la célèbre exploratrice du Tibet, auteur d’ouvrages remarquables sur le Bouddhisme. Elle mourut au seuil de sa 102ème année. Le maitre D.T. Suzuki, auteur d’ouvrages importants sur le Bouddhisme, sur le Zen décéda vers 92 ans et le penseur indien Krishnamurti est plus actif que jamais au seuil de sa 88ème année. Wei Wu Wei, l’un des plus remarquables écrivains sur le Ch’an et le Taoïsme a le même âge. Sam Tchen Kham Pâ, l’un de nos instructeurs tibétains est âgé de 105 ans et l’un des maîtres les plus profonds du Ch’an, le Sage Hsu-Yun mourut en Chine à l’âge de 129 ans, au début du XXème siècle.
Auteur/autrice : 3e millénaire
Jean Couvrin : Alors j’étais libre
J’ai gardé de mon enfance le goût des belles histoires, des « il était une fois… ». Ces contes, fables et légendes sont plus riches d’enseignements qu’il n’y parait à première vue. Ainsi la parabole du roi Chaos (attribuée à Chuang Tzu, 300 avant J.-C.). Je l’ai rencontrée pour la première fois dans un livre de Douglas E. Harding, où elle servait d’illustration à son enseignement. Il me plairait ici de la dégager de ce contexte, de la regarder indépendamment de cette interprétation particulière et peut-être limitative.
René Fouéré : Entretien avec René Fouéré (1986)
Il y a des gens qui sont arrivés à cette conscience presque accidentellement. Parce que si l’on cherche à s’y entraîner par des voies techniques, on ne l’atteint jamais. Car cette conscience n’a pas de caractère technique. C’est justement – et au contraire – lorsque l’on perçoit la stupidité de tout ce que l’on fait dans le processus du moi que, tout à coup, un autre état apparaît.
Silvius RUSU : Krishnamurti comme précurseur d’une nouvelle ère...
Mais il existe une autre partie du cerveau qui n’est pas éveillée et que nous pouvons vitaliser dès aujourd’hui. Cet éveil n’est pas question de temps. C’est une explosion révolutionnaire qui, aux sources de toute chose, surgit et empêche que se cristallise, que se durcisse, par les dépôts du passé, une structure psychologique. Cette lucidité aborde chaque problème au fur et à mesure qu’il se présente, et l’importance du problème devient secondaire.
Pierre Herdner : Les deux sources de la joie
Selon la théorie généralement admise, c’est l’activité qui constitue l’élément fondamental de la vie psychique. La tendance est le « phénomène étalon » de la psychologie. Quant au plaisir, il signale seulement qu’une tendance a atteint son but. Il n’est donc qu’un fait second, et, comme le disait déjà Aristote, « un surcroît ». Il serait peu logique de le prendre pour fin.
Jacques de Backer : Conscience, Langage, Vérité
Il m’a paru intéressant d’établir une relation entre la parole et la conscience, car on peut penser qu’il y a coïncidence entre le « champ » de la conscience et la parole comme expression de la pensée. En fait, si « l’être conscient » est aussi un pensé, la parole sera, pour une part nécessairement, l’expression du pensé de la conscience.
Yuan-Yuan : La contemplation
La contemplation peut revêtir quantité de sens différents selon l’objet et le but qu’elle se propose d’atteindre. En comparant la contemplation orientale à celle de l’Occident, il nous a été possible d’en découvrir les quelques significations que voici :
Swami Siddheswàrananda : Le Yoga comme la cessation de la souffrance
Le plus vital de tous les problèmes humains est celui que nous propose la souffrance. Lorsque devant ce problème, brûlant au cœur de chacun de nous, la philosophie reste muette et, lorsque la religion se tait, la première apparaît alors comme pure coquetterie intellectuelle et la seconde perd son sens. En réalité, religion et philosophie sont nées pour essayer d’aider l’homme dans son effort pour se débarrasser de la souffrance.
Robert Linssen : Le piège des chargés de mission spirituelle
Le parcours de la pleine connaissance de soi et du dépassement de soi est plein d’obstacles. Parmi ceux-ci, il en est un qui se présente souvent. Il consiste dans la certitude d’être un être privilégié, un « élu », spécialement choisi par la nature, ou l’Etre Suprême etc., etc….
Robert Linssen : Le sens suprême de la passion
Beaucoup de personnes, même familiarisées avec les valeurs spirituelles évoquées fréquemment dans les ouvrages consacrés à l’étude de la vie intérieure, sont choquées à la lecture de textes évoquant l’intensité des expériences religieuses. Disons immédiatement ici, que le terme « expérience religieuse » est utilisé dans un sens très large et totalement indépendant de l’appartenance à une religion ou à une secte particulière.