Shai Tubali : Le philosophe qui veut que les écoles ralentissent les enfants

L’apprentissage n’est pas la finalité de l’éducation : « Pour moi, c’est l’une des plus grandes confusions de la recherche et des politiques éducatives contemporaines. Les gens disent : “L’école est un lieu d’apprentissage”, ou encore : “Le travail d’un enseignant consiste à faire apprendre les élèves”. Si vous voulez apprendre, vous n’avez pas besoin d’une école ni d’un enseignant ; vous apprendrez énormément simplement en étant dans la rue ou en travaillant chez McDonald’s ». L’intelligence s’adapte ; la conscience interrompt. La véritable finalité de l’éducation est paradoxale et provocatrice : troubler le flot de l’apprentissage. « L’éducation devrait poser la question : que ferez-vous de ce que vous avez appris ? » Sans de telles interruptions, l’apprentissage peut faire de nous des êtres sophistiqués et efficaces, tout en nous laissant moralement endormis.

Krishnamurti : La place du savoir, dialogue avec des lycéens américains

Si vous allez à l’école, au collège, à l’université, là vous acquérez beaucoup de connaissances. Vous les emmagasinez dans le cerveau : les mathématiques, la biologie, la biochimie, peu importe, parce que vous devez obtenir un emploi. Vous devez gagner votre vie. Cela est nécessaire. Et vous transportez ce même concept, cette même procédure, dans la compréhension d’un domaine extraordinairement vaste et immense qu’est la vie. C’est le même processus ; ce qui veut dire que vous allez apprendre de quelqu’un ; de l’Église, du prêtre, du guru, du psychologue, etc. Vous êtes toujours dépendants.

Brij B. Khare : Les dimensions de l’apprentissage

Que doit donc faire un éducateur bien intentionné et réfléchi ? Il peut examiner les enseignements de J. Krishnamurti, qui remet en question les fondements de la culture éducative actuelle. Krishnamurti ne se contente pas de critiquer la structure actuelle de l’éducation, il pose également des questions profondes sur la nature de l’esprit humain et de la condition humaine. Contrairement à toutes les autres tentatives de relance du système éducatif, son approche ouvre de nouvelles possibilités au sein de cultures particulières et s’efforce d’établir une configuration de valeurs entièrement nouvelle, susceptible à son tour de créer une nouvelle pédagogie et une nouvelle civilisation.

Sarah Whitcombe-Dobbs : Pourquoi l’exposition des jeunes enfants à des contenus liés à l’IA pourrait avoir des conséquences irréversibles

La seule façon de savoir comment l’IA pourrait affecter les jeunes enfants serait de mener des études longitudinales bien conçues. Mais d’ici à ce que des preuves solides émergent, toute une génération aura grandi en y étant exposée — et s’il existe effectivement des effets néfastes, ceux-ci pourraient être irréversibles.

Darcia Narvaez : Se souvenir des voies de la nature

Mais nous, nous sommes tombés dans le domaine du cerveau gauche, dans la pensée abstraite, la tour d’ivoire, et nous pensons que cela suffit : penser. Or, dans les traditions de sagesse du monde entier, cela est considéré comme dangereux. Penser est dangereux, car on en vient à croire que c’est ce que nous sommes : une activité mentale détachée. J’appelle cela « l’imagination détachée » : détachée des relations présentes, détachée des émotions. On crée un modèle abstrait, et on veut ensuite l’appliquer au monde. Le mode de pensée du cerveau gauche ne se soucie pas de savoir si cela fonctionne ou non.

un enseignant anonyme : Les écoliers sont endoctrinés avec une idéologie d’extrême gauche sous prétexte de leur apprendre à être « inclusifs »

À travers l’exemple de l’Angleterre, l’auteur décrit ce qui se passe presque partout dans le monde 2 juillet 2024 Il n’y a pas si longtemps, j’ai revu le film Jurassic Park original et j’ai été frappé par le monologue de Ian Malcolm, qui dit à John Hammond : « Vos scientifiques étaient tellement préoccupés par le fait de […]

Johan Eddebo : Comment l’IA générative va ruiner la science et la recherche universitaire

Traduction libre Sur la numérisation tardive et l’érosion des connaissances CONTEXTE : L’ÉPISTÉMOLOGIE DES MÉDIAS DE MASSE MODERNES Je reviens souvent au classique de Neil Postman, Amusing Ourselves to Death (tr fr Se distraire à en mourir), paru en 1985. C’est une analyse pénétrante des effets cognitifs de la technologie des médias. Il se concentre principalement […]

Christiane Rozet : Enseignement et apprentissage

(Revue Le chant de la Licorne. No 21. 1988) Chaque homme possède un potentiel d’apprentissage considérable et le plus souvent insoupçonné. A l’état pur, ces facultés permettent d’apprendre les premiers gestes de la vie. L’observation du jeune enfant apprenant sa langue maternelle peut dès lors devenir pour le pédagogue une source d’enseignement lui permettant d’élaborer […]

Jean Chevalier : Des vagues sur l’école

(Revue 3e Millénaire. Ancienne série. No 16. Septembre-Octobre 1984) Docteur en philosophie et en théologie, Jean Chevalier est un grand spécialiste de l’analyse des symboles. Il est d’ailleurs l’auteur, avec Alain Gheerbrant, d’un Dictionnaire des symboles paru aux Éditions Laffont, ouvrage qui fait autorité. Pour ce numéro, Jean Chevalier s’interroge et analyse les problèmes qui […]

Danielle Riche Monteillard : Pour qu'à l'école la joie demeure

Sans la connaissance de l’essence de l’être humain, l’adulte ne peut pré­tendre guider l’enfant. Ne peut être maître que celui qui est né à lui-même, qui a rencontré la loi du monde au-dedans, qui s’est exercé à sa propre unification. Rudolf Steiner disait en 1919 que le maître « doit être en mesure, lorsqu’il regarde un enfant, d’y voir le signe que cet enfant est descendu des mondes suprasensibles par la conception et la naissance, et que ce qui est descendu ainsi s’est revêtu du corps, s’appropriant ainsi quelque chose qui va l’aider à acquérir ici-bas dans le monde physique ce qu’il ne peut pas acquérir dans la vie entre la mort et une nouvelle naissance. Chaque enfant devrait apparaître à l’enseignant ou à l’éduca­teur comme une question que le suprasensible pose au visible »…