L’accomplissement des désirs par Sharifa Goodenough

Le souhait, le désir, d’où vient-il ? Nait-il en nous ? Nous vient-il du dehors ? Dans quelle mesure sommes-nous responsables de son accomplissement ? Suffit-il d’avoir un désir, n’importe lequel, pour que l’accomplissement en soit souhaitable ? Sommes-nous peu responsables du désir en lui-même mais très responsables de son accomplissement ? Ou bien la destinée en décide-t-elle pour ou contre nos vœux ?

Au-delà par Jean Gontier

Tout ce que l’on pense, éprouve et sent n’est rien. Quoi que ce soit qui se puisse présenter en nous, que l’on sache que ce n’est jamais Cela et que l’Ineffable est toujours au-delà, au-delà de toute pensée, de toute sensation, de tout sentiment, au-delà de l’imaginaire, au-delà du rêve, au-delà ! Comme le concerto de Bach ou de Mozart, Il ne signifie rien, ne traduit rien, ne sert à rien. Il est, c’est tout.

Connaissance et psychisme par Jean Gontier

Se voulant créature divine, l’homme a toujours plus ou moins répugné à considérer sa nature humaine et à la tenir pour ce qu’elle est parce que cela dévalue la fabuleuse opinion qu’il se fait de lui-même. Aussi est-il conduit à refouler cette nature, du moins dans l’Occident judéo-chrétien. Dans cette tradition, dès l’origine, existe la tendance à considérer la chair en général, et plus particulièrement tout ce qui touche au domaine sexuel, comme la cause de la perte de l’état paradisiaque. La chair, cause du péché, finit par devenir elle-même le péché. Et avec le puritanisme on en est arrivé à contraindre au maximum cette nature humaine tenue pour impure. L’homme est créé pour expier et souffrir et le bonheur même est un péché…

D’étranges expériences (voyages conscients hors du corps) par Jeanne Guesnée

Une question s’est toujours posée à mon esprit avec une grande acuité : celle de la mort. Qu’est-ce que la mort ? et, par voie de conséquence, qu’est-ce que la vie ? QUI SUIS-JE ? Un intense besoin de comprendre me poussa irrésistiblement à tenter l’effort insolite et dangereux de me séparer de mon corps, afin de savoir par moi-même si la vie cessait hors de lui. Je réussis après treize mois d’efforts quotidiens à le quitter sans que ma conscience d’exister soit interrompue.

L’homme de précaution par Michel Guillaume

Mais ce personnage précautionneux qui nous habite ne se montre pas toujours sous des dehors aussi évidents ni aussi naïfs. Et il ne prend pas non plus forcément des mesures aussi inadaptées ni aussi précaires. Ce personnage est parfois moins facile à voir et peut se dissimuler sous des masques. Il lui arrive ainsi par exemple de faire le philosophe : ‘‘en étudiant, en pratiquant telle philosophie, telle discipline (le Soufisme par exemple) — se dit-il — je suis fort. Cet enseignement, la bonne volonté que j’y apporte les efforts que je fais pour me perfectionner me rendent moins vulnérable. Si par malheur le Destin me frappe, il me trouvera tout armé et prêt à faire face’’.

Le piège de l’initiation par Michel Guillaume

Il faut remarquer en effet que cette coutume des initiations successives aboutit très vite en pratique à faire des initiés une sorte de corps de Dignitaires, une sorte de hiérarchie de Droit mais dont la valeur proprement spirituelle est des plus douteuses. Et il en est ainsi pour la raison très humaine que ceux qui ont un plus grand nombre d’initiations ont une tendance naturelle à se considérer comme forcément plus chargés d’autorité spirituelle que ceux qui en ont moins…

Connaissance et pensée par Jean Gontier

Savoir c’est acquérir des idées, des concepts, soit pour les conserver tels quels en mémoire, soit pour les présenter sous une forme originale, soit enfin pour en faire dériver de nouveaux concepts, de nouveaux systèmes. On peut très bien devenir un spécialiste du bouddhisme parce qu’on a lu quantité d’ouvrages traitant de cette tradition, entendu maintes conférences et conversé avec de nombreux bouddhistes, sans jamais avoir été soi-même bouddhiste et ainsi juger de ce qu’en fait on ignore. Connaître ce n’est pas seulement penser et encore moins savoir, c’est recevoir un donné ! Connaître découle de l’expérience directe, on ne connaît pas par personne interposée. Connaître la Réalité c’est la vivre et ce ne peut être que cela. Précisons que lorsque nous employons ici le terme d’expérience, il s’agit d’une tout autre chose que ce qu’on entend généralement par ce qui reste confiné dans les limites de la structure individuelle.

Analyse systémique de l’induction du cancer par Étienne Guillé

Comment peut naître un foyer tumoral ? Par quel processus ? En quelles occasions ? Avec Etienne Guillé, descendons jusqu’aux cellules qui composent les différents règnes du vivant. Du végétal à l’animal et à l’homme, le même mécanisme se déclenche. Nous n’étudierons pas avec lui les différents cancers dus au tabac, à l’alcool, ou à toute autre matière cancérigène, mais seulement au passage subtil qui fait qu’une cellule saine devient cancéreuse. De ce processus peuvent néanmoins naître les méthodes de dépistage et, peut-être plus tard, de soins.

Le mysticisme du son par Murshida Sharifa Goodenough

Chez un être humain la voix fait plus d’impression que n’importe quoi; ce n’est pas un sujet auquel on donne généralement beaucoup d’attention. Chacun dit les mêmes mots ou pense ou sent les mêmes choses mais le timbre de la voix peut tout changer. Il dit la nature de l’être, son caractère, les conditions dans lesquelles il se trouve actuellement, même son avenir. On peut entendre s’il est calme. Par la voix d’un être, on peut savoir s’il est en voie d’avancement ou si un échec l’attend : si, malade, il est en voie de guérison ou si ses forces l’abandonnent; s’il a connu des sentiments profonds, s’il a été épris de quelque chose de grand, de très profond ou s’il vit à la surface…

L’homme et la nature par Michel Guillaume

Car la civilisation n’est pas seulement un avantage qui nous est donné ou auquel nous avons droit sous prétexte que nous sommes nés dans telle ou telle partie privilégiée du monde. La vraie civilisation se construit tous les jours un peu et elle se détruit tous les jours un peu par les sentiments, les pensées et les actes de chacun. Notre attitude et notre comportement vis-à-vis des animaux ne peut être dissociée de la civilisation. Il est donc nécessaire que chacun de ceux d’entre nous qui pense et réfléchit sente sa responsabilité engagée envers eux et agisse en conséquence, ne serait-ce que par le boycott des produits dont la provenance est impure, c’est-à-dire a coûter inutilement soit des vies, soit des souffrances d’animaux. Il n’y a plus aujourd’hui de lois religieuses qui édictent ce qu’il est licite et illicite de consumer. Mais chacun peut appliquer dans sa vie et pour lui-même la loi morale telle que sa conscience la lui montre.