Ruth Fuller Sasaki : Une méthode d'éveil

Ruth Fuller Sasaki (1892-1967) était une figure importante dans le développement du bouddhisme aux États-Unis. Elle a rencontré et étudié avec Daisetz Teitaro Suzuki au Japon en 1930. (Extrait de l’anthologie : Le monde du zen par Nancy Wilson Ross, Stock 1976) Il y a plus de vingt-cinq ans que je suis une bouddhiste zen. Je […]

Nancy Wilson Ross : Introduction au Zen

Nancy Wilson Ross (1901-1986) était une romancière américaine. Elle était experte dans les religions orientales et a écrit quinze romans. Son roman de 1957 The Return of Lady Brace a été nommé pour le National Book Award for Fiction. Ici elle expose quelques idées du zen et de l’intérêt qu’a suscitée son introduction en Amérique […]

Jean-Pierre Garou : Universalité d'une forme

(Les carnets du Yoga. No 185. Février 1997) En 1909, à Munich, le peintre Wassily Kandinsky s’apprête à basculer dans l’abstraction. Mais il hésite. Si le « vide » le fascine depuis toujours, il craint que, sans références au réel, le tableau ne finisse par ressembler aux motifs sur une « cravate » ou un […]

Kalou Rimpotché : Nature pouvoirs et bienfaits des mantras

Un enseignement du très vénérable Kalou Rimpotché (Revue Le chant de la licorne. No 14. 1986) Le très vénérable Kalou Rimpotché (1905-1989), était un des plus grands lamas tibétains, détenteur de la lignée Shampa Kagyu Pa, explique dans ce texte le rôle ésotérique des Mantras qui ont une importance capitale dans le bouddhisme tantrique. Kalou […]

Houei-Neng : Sermon

(Revue Être. No 1. 1992) Un garçon de treize ans, appelé Shen-Huei, né dans une famille Kao, de Siang-Yang, vint au monastère de Yu-Tchuan pour rendre hommage au patriarche. « Mon savant ami, dit le patriarche, cela a dû vous paraître très dur d’entreprendre un aussi long voyage. Mais pouvez-vous me dire quel est le […]

Roshi Soki Morinaga : Le vrai visage du sixième patriarche

Soko Morinaga, était à la tête de l’Université Hanazono et abbé de Daishu-in à Kyoto, l’un des vingt-quatre sous-temples de Daitoku-ji. Après s’être trouvé à la dérive suivant la Seconde Guerre mondiale, il a suivi la formation Zen à Daishuin sous la direction de Goto Zuigan, ancien abbé de Myoshin-ji et à ce moment abbé […]

le docteur Billaud et le révérend Yukaï : L'offrande de la peur

Notre corps est une merveilleuse machine, et tout ce qui se manifeste en lui représente une tentative plus ou moins réussie de s’adapter au réel ; même si cela ne paraît pas être toujours le cas. Ainsi en est-il de la peur, qui à l’origine est une réaction physiologique de l’organisme pour l’aider à faire face à un danger immédiat et visible. Le cerveau enregistre le péril, émet alors un signal qui déclenche une libération de substances actives dans le sang…

Roland Rech : Tuer Bouddha

Que veut dire devenir Bouddha ? Est-ce devenir Bouddha par un Bouddha autre que notre ego ? Réaliser la nature de Bouddha qui est en vous ? Faire apparaître un Bouddha dans notre conscience durant zazen ? Devenir unité avec un autre Bouddha imaginé par notre ego ? Ces questions sont au cœur de toute pratique de méditation, de toute expérience spirituelle. Chaque pratiquant de zazen doit s’interroger : qu’est-ce qui est le plus important ? Devenir Bouddha ou faire zazen ?…

Jean-Louis Siémons : Le modèle bouddhiste de la réincarnation

Le bouddhisme est expert en analyse, en classement de toutes choses en catégories soigneusement répertoriées. Une simple approche de l’être humain suffit à montrer que tout en lui est impermanent : une composition d’éléments sans cesse fluctuants, que l’on réunit en cinq groupes, ou agrégats — les skandha. Énumérer leurs noms — forme (rupa), sensations (vedanâ), perceptions (samjña), formations mentales (samskâra), connaissance ou conscience (vijnâna) — équivaut à ne rien dire, si on n’ajoute pas au moins que ces skandha englobent toute l’expé­rience physique et psychique, tout le vécu de l’homme dans ce qu’il appelle sa personnalité et son corps.

Houei-Neng : La réalisation

En cherchant à comprendre, il faut faire l’introspection de votre propre esprit, indépendamment des choses et des phéno­mènes. La distinction de ces quatre véhicules n’existe pas dans le dharma lui-même, mais dans la différenciation que fait l’esprit des gens. Voir, entendre et réciter le sûtra, c’est le petit véhicule. Connaître le dharma et comprendre sa signification, c’est le véhicule moyen. Mettre le dharma en pratique, c’est le grand véhicule. Comprendre à fond tous les dharmas, les avoir complè­tement en nous, être libre de tous attachements, être au-dessus des choses et des phénomènes et n’être en possession de rien, c’est le suprême véhicule.