Laleh Quinn : Le potentiel infini du néant

Ce que je sais maintenant, c’est que nous sommes tous identiques, que nous sommes pluripotents et que nous avons la capacité de devenir les membres les plus utiles et les plus apaisants de notre corps collectif. Pour en arriver à cette conclusion, j’ai dû explorer la physique quantique, la philosophie kabbalistique et la spiritualité. La physique quantique met en évidence un niveau de réalité extraordinairement incompréhensible, ce qui, je commence à le croire, est peut-être le but recherché, car cela nécessite un saut quantique pour abandonner nos conceptualisations figées sur le fonctionnement du monde et de nous libérer des contraintes du matérialisme scientifique standard.

Adam Jacobs : Le Pendule et l’Arbre

Mais voici la question plus profonde : est-ce l’oscillation qui guérit, ou la synchronisation ? Hemi-Sync n’alterne pas la stimulation ; il recherche l’alignement. L’EMDR alterne. L’un déstabilise par le mouvement ; l’autre harmonise par la cohérence. Peut-être ne sont-ils pas opposés. Dans les systèmes complexes, la synchronisation émerge souvent de l’oscillation. Un accord musical n’est pas une seule note, mais des notes distinctes vibrant en relation harmonique. Ce que nous percevons comme unité n’est pas l’identité, mais une différence coordonnée. Peut-être que les états supérieurs de conscience semblent unifiés parce que des processus différenciés se déplacent en rythme plutôt qu’en compétition.

Edward Hoffman : La voie de la splendeur une introduction à la kabbale hébraïque

(Revue Le chant de la licorne. No 28. 1989 La Kabbale (de la racine hébraïque leKaBeL, recevoir) figure parmi les plus anciennes traditions mystiques de notre monde. Durant environ quatre millénaires d’histoire juive, ce système ésotérique a guidé ceux qui étaient en quête d’une connaissance supérieure de l’esprit humain, du cosmos et de notre relation […]

Paul Nothomb : A la recherche du sens perdu de la bible

(Revue 3e Millénaire. Ancienne série. No 15 Juillet-Août 1984) Chercher un sens caché à la Bible implique que son sens obvie (sens naturel) n’est pas satisfaisant. Mais qu’est-ce que son sens obvie ? Celui qu’enseigne la Tradition ou que fournissent les traductions ? Linguiste, hébraïsant, Paul Nothomb (1913-2006), l’auteur de L’Homme immortel (Albin Michel, 1984) […]

Charles Hirsch : Les soixante-dix faces de la science

Et la Kabbale ne met-elle pas justement sur la voie de cette évidence première en soulignant que Dieu se nomme ainsi « quand les sentiers sont barrés et ne conduisent nulle part », c’est-à-dire quand toute évidence banale, quand tout « cela va de soi » en vient à s’éva­nouir à la première réflexion critique ? Nous avons là un exemple particulièrement frappant des rapports de la Kabbale et de la phi­losophie : le philosophe, sachant par la Tora que Dieu fait l’homme à son image et, par le Zohar, que Je suis engendre toute chose, se voit, au commencement de sa philosophie, guidé vers son propre Je suis.

Annick de Souzenelle : Le principe féminin dans la Bible

L’archétype de l’Intelligence dans la Tradi­tion biblique est appelée « Mère divine ». L’intelligence est accouchement perpétuel à soi-même. Nous lui avons donné un organe mâle pour pénétrer les événements. Ce sont les événements qui, porteurs de la Sagesse – appelée « Père divin » – nous pénètrent, nous brisent à nos champs de conscience périmés et font jaillir en nous la lumière nouvelle riche des ténèbres qui viennent d’être épousées.

Pierre D'Angkor : Jésus et Judaïsme

De vieilles traditions juives reproduites dans les écrits talmudiques, antidatent d’un siècle l’existence historique de Jésus. Elles le font naître sous Alexandre Jeannée et le montrent, durant sa jeunesse, obligé de fuir, avec son Maître Juif, Ben Perachiah, les persécutions édictées par ce monar­que contre les initiés. Il dut en conséquence, nous assurent-elles, se réfugier en Égypte, à Alexandrie, où il étudia et travailla. D’autre part, les historiens juifs du 1er siècle, Philon-le-Juif et Flavius Josèphe, qui ne nous parlent pas de Jésus de Nazareth, nous renseignent abon­damment sur les milieux juifs, mystiques et éclectiques de ce temps (Esséniens de Palestine et thérapeutes d’Égypte), dont l’importance fut grande à cette époque et dont les rapprochements avec l’Église primitive – qui finit d’ailleurs par les absorber – sont tels que la question de Jésus essénien, ou Réformateur de l’Essenisme, s’est souvent posée à la critique…

Jean-Gaston Bardet : Le symbole des symboles : le Tétragramme hébraïque

Nous connaissons, désormais, la structure du Tétragramme et comprenons que ce n’est pas un mot humain à deux bouts pouvant se lire linéairement. Ne le traduit-on pas : l’Éternel !… Il ne peut avoir ni commencement, ni fin. Il ne doit donc pas se lire linéairement, mais se spirer circulairement, d’un seul souffle. Il est, d’ailleurs, interdit, aux copistes patentés, de s’arrêter en le graphiquant.

René Alleau : Les sociétés secrètes du Moyen Age et de la Renaissance: 1 La tradition ésotérique judéo-chrétienne

En effet, selon ces conceptions, les hommes pieux peuvent s’élever jusqu’à Dieu, même dans les limites de la vie présente, s’ils savent l’art occulte de s’affranchir des liens qui unissent l’âme et le corps. Cette notion d’une délivrance et d’une union mystique avec l’essence divine jouait aussi un rôle fondamental dans le gnosticisme. Cela explique la fonction centrale de mystérieuses cérémonies et d’incantations associées à une hiérarchie d’anges et d’esprits qui servaient, en quelque sorte, de guides et de supports au mystique durant son ascension vers le divin. Les paroles et les formules sacrées permettaient à l’initié de triompher des mauvais génies, qui s’efforçaient de l’attirer vers l’abîme. Les Esséniens, fort instruits dans l’angélologie et dans la démonologie, ont emprunté ces connaissances à des sources mésopotamiennes et égyptiennes. Toutefois ces éléments initiaux étrangers furent, en quelque sorte, « judaïsés » et prirent la forme de l’adoration du nom de Dieu « qui crée et qui détruit les mondes », selon la philosophie du « Sepher Yetzirah » et du « Zohar » : « le livre de la Splendeur »…

Armand Abecassis : Les élans de la mystique juive

Qui proclame la « mort de Dieu », est inéluc­tablement conduit à la « mort de l’homme », et à la « dégradation du monde ». L’histoire contemporaine illustre dans une certaine mesure ce processus. L’équilibre d’une civi­lisation et sa force se mesurent à la manière dont elle affronte simultanément ces trois questions, mais, dans d’histoire de l’Occi­dent, il semble que l’on ait, tour à tour, dé­veloppé l’une ou l’autre comme dominante, comme si une hiérarchie était faite et qu’une urgence imposait de la développer au détriment des deux autres questions.