Le Védantisme par le swami Ananyananda

Le Védanta est la religion éternelle de l’Inde. On le désigne généralement sous le nom d’hindouisme, mais cette expression n’est pas adéquate. Les termes « hindous » et « hindouisme » nous ont été donnés par des étrangers et ils nous sont restés. La religion principale de l’Inde devrait être simplement désignée par les termes de « védantisme » ou religion védique. Les hindous doivent être considérés comme les disciples de la religion et de la philosophie des Védas. Ceux-ci peuvent être considérés comme la plus ancienne littérature religieuse de l’Inde. Les Védas ont été transmis oralement de génération en génération. Pour les hindous l’autorité des Védas est suprême. Le terme védanta signifie la fois la fin et l’essence des Védas.

Swami vivekananda et son message par Swami Ritajananda

« Enraciné dans le passé, et pourtant moderne », tel est l’hommage que lui rend le Pandit Nehru — et là en effet résident le charme et la grandeur de Vivekananda. L’homme d’aujourd’hui, quel que soit l’intérêt qu’il porte aux Anciens, est rempli de scepticisme à l’égard des valeurs religieuses du passé. Mais le Swâmi, bien que cent pour cent moderne et prêt à honorer la raison plus que l’émotion, montre par sa conception de la spiritualité, par sa grande vénération de tous les prophètes de la terre et sa profonde connaissance des Ecritures, l’aptitude extraordinaire qu’il avait de percevoir, derrière toutes choses, le courant de la religion éternelle.

Les idées sociales de Swami Vivekananda par Swami Avyaktananda

La grande tradition de l’Age d’Or inspira Swâmi Vivekânanda qui voulait rétablir le Satya Yuga sur un niveau plus élevé en Inde et dans le monde. Sa théorie et sa philosophie de l’histoire sont fondées sur la tradition du Satya Yuga, et il a demandé spécialement à l’Inde moderne de ne pas perdre de vue les objectifs du Satya Yuga. Nous vivons, de par le monde, l’ère des gens ordinaires et Swami Vivekananda a imaginé une civilisation védique dans laquelle une égalité spirituelle et sociale pourrait être réalisée.

La psychologie du radja yoga et ses techniques mentales par Maryse Choisy

Il est une expérience mystique naturelle de première importance : c’est la saisie de l’âme non seulement dans l’exercice de ses opérations spirituelles, mais dans son fond spirituel lui-même. Le grand paradoxe de la condition humaine, c’est que l’esprit y soit naturellement rendu mystérieux à lui-même par son incarnation et l’extraversion qu’elle entraîne. Le R. P. Gardeil a montré comment l’expérience mystique surnaturelle implique une radicale conversion, un passage de l’extra- à l’introversion.

L’amour dynamique de l’histoire et son sens nouveau chez Teilhard par Maryse Choisy

Pierre Teilhard ignorait totalement Vivekananda. Je lui soumis le texte qui suit, extrait du Bhakti yoga, en lui disant : « Voyez comme cet homme vous ressemble et vous imite, combien ce texte a des accents teilhardiens! » Il écouta attentivement : « N’est-il pas évident que cet univers n’est qu’une manifestation de l’Amour ? Qu’est-ce qui fait que les atomes s’unissent aux atomes, les molécules aux molécules et que les planètes se précipitent l’une vers l’autre ? Qu’est-ce qui attire l’homme vers la femme et la femme vers l’homme, les animaux vers les animaux et qui attire en quelque sorte le monde entier vers un Centre ? C’est ce qu’on appelle l’Amour ». « …l’Amour, unique force motrice qui soit dans l’Univers. » « … Chose curieuse à dire c’est au nom de ce même amour que le voleur vole et que le meurtrier tue. Dans ce cas l’esprit reste le même, la manifestation seule est différente. » Et le texte se terminait par : « L’Amour cette force de l’Univers sans laquelle l’Univers tomberait en pièces en un instant. » « Cet Amour est Dieu. »

La notion d'énergie amorisante de Teilhard de Chardin et le Bhakti Yoga de Vivekananda par Robert Linssen

Les similitudes existant entre le Bhakti Yoga de Vivekananda et la notion d’énergie amorisante de Teilhard de Chardin, sont frappantes. Elles prouvent le bien fondé des vues de Vivekananda relatives à une spiritualité universelle inspirant un esprit de tolérance véritable. Nous ne sommes pas sans ignorer qu’il y a très longtemps le père Teilhard de Chardin se refusait d’admettre de tels rapprochements.