Carlo Suarès : La fin du grand mythe VI

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(Extrait de Carnet No 6. Juin 1931) Le laboureur et le berger Nous avons vu avec Caïn et Abel que mythiquement, le « je » libéré tue à chaque instant le « je » mythique. C’est Caïn le laboureur qui tue Abel le berger, afin de féconder une terre qui, rassasiée mais violentée, refusera de le nourrir. […]


Mario Varvoglis : « Quantons sous la psi ! »

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Une des observations fondamentales de la recherche sur l’ESP est qu’il existe des corrélations inexpliquées entre des événements qui sont hors d’atteinte des sens du sujet (par exemple la cible qu’il doit trouver par télépathie ou clairvoyance) et les états mentaux d’une personne (i.e., son flux de pensées et d’images). Dans la physique quantique, un problème similaire existe : il semble en effet qu’entre deux particules séparées dans l’espace, une sorte d’interconnexion à distance puisse se passer, qui ne fait pas intervenir une transmission spatiale.


Dominique Casterman : La spiritualité humaine

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Cependant, la compréhension théorique que nous vivons dans la prison de l’ignorance peut progressivement se transformer en connaissance vécue de ce qui fait obstacle à l’humilité véritable, c’est-à-dire l’acceptation inconditionnelle de ce que le zen appelle la ‘‘nature propre’’. Tout continuera à fonctionner, mais tellement mieux dans cette condition de quiétude intérieure dépourvue de l’arrogance et de l’insuffisance d’être un moi séparé. Le travail peut durer un jour, dix ans ou toute une vie, mais peu importe dès que nous avons compris qu’au-delà de l’apparence éphémère des êtres et des choses, il y a l’Inconnu d’où rayonne la multiplicité phénoménale…


Bruno Guiderdoni : « A » comme Anthropie

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Alors, le principe anthropique ne serait-il en fait que l’histoire d’une « déviation » scientifique ? Soyons plus nuancés. Avouons qu’on peut légitimement s’étonner des coïncidences entre constantes. Si, un jour, ces constantes et les conditions initiales dérivent d’une seule théorie, voire de l’énoncé d’une seule loi, en une espèce de « super-unification » de la physique dont rêvent bien des chercheurs, il restera que cet énoncé unique sera justement celui qui « aura permis » notre existence ! Il y a là un lien très fort entre l’univers et l’homme, une « connivence » qui n’est pas sans rappeler les correspondances que percevait l’antique Tradition entre macrocosme et microcosme…


Carlo Suarès : La fin du grand mythe V

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Les thèmes mythiques que nous décrivons, chacun peut les transposer à son usage. La seule et unique dualité fondamentale qui constitue l’homme mythique assume tous les aspects possibles, et est la base de tous les problèmes possibles. Il appartient à chacun de ramener sa propre difficulté intérieure à la difficulté originelle. Tant qu’il n’aura pas rencontré celle-ci dans sa nudité, tant qu’il ne l’aura pas définitivement abandonnée derrière lui, il appartiendra à l’Univers du Mythe, à l’Univers des sous-hommes.


Jacques de Marquette : Sociologie et psychologie

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L’observation nous apprend qu’il y a fort peu de chances pour que nos opérations mentales supérieures nous soient inspirées exclusivement par l’accumulation des pensées les plus élevées des autres humains collectées dans une sorte d’âme supérieure du groupe. En effet, l’expérience maintes fois répétée prouve que l’agglomération des individus en groupes nombreux, loin d’élever la résultante de leurs pensées et de leurs émotions, exerce sur celles-ci une influence dégradante, ravalant les sentiments au niveau commun le plus bas, bien loin de les élever à une qualité inaccessible aux individus séparés.


Archaka : De l'autre côté du Soleil

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Le matérialisme même que maints peuples d’Asie lui reprochent s’éclaire d’un sens nouveau, car il ne s’agit pas, comme dans les disciplines orientales, de s’évanouir au-delà pour accomplir ce que l’on a de plus essentiel. Il ne s’agit pas de se dissoudre en l’Esprit suprême comme les hindous, ni de se volatiliser dans le Néant comme les bouddhistes. Il ne s’agit pas de rejeter ce monde, ni même de le juger inférieur. Il s’agit au contraire de le connaître sous son aspect à venir et de se préparer y vivre.


Pierre D'Angkor : La Volonté

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C’est donc le développement de la Volonté qui donnera à l’homme la force de réaliser ce que son intelligence comprend et ce que son cœur désire. Tant qu’il n’a pas développé en lui cette Volonté active, l’homme n’est pas libre, il demeure enchaîné par ses passions, contraint de leur obéir, incapable de réaliser ce triple idéal du bien, du beau et du vrai, auquel tout son être aspire.


Carlo Suarès : La fin du grand mythe IV

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Cette dualité, non pas entre l’homme et le monde extérieur, mais entre un principe intérieur à l’homme et un principe extérieur à lui, est, lorsqu’elle s’exprime à elle-même en créant l’inconscient, à la fois l’origine des hommes et l’origine des temps, elle est le thème initial du Grand Mythe que tous les hommes de tous les temps ont joué. Or les grands cycles que nous avons appelés Orient-Occident se caractérisent à leur origine suivant la façon dont l’inconscient a vécu au sein de cette équation. L’équation sous la forme « cela-je » c’est l’Orient; l’équation sous la forme « je-cela» c’est l’Occident…


Pierre D'Angkor : L'Amour, cet inconnu

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La Haute Mystique de l’Inde voyait dans la suite des univers qui naissent; vivent, meuvent et se succèdent indéfiniment le grand souffle cosmique, le temps dans l’éternel, le rythme grandiose de la Vie universelle, l’aspir et l’expir divins, les jours et les nuits de Brahman. Elle se refusait énergiquement à séparer ces trois aspects différents d’un même Tout unique : l’aspect divin, l’aspect cosmique, l’aspect humain. Le monde dit surnaturel n’était que le prolongement naturel invisible, du monde visible…